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La mondialisation oubliée par les candidats à La Réunion

Dans trois mois, les élections régionales

Témoignages.re / 2 septembre 2015

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Dans deux ans, qui achètera du sucre de La Réunion ? À quel prix ? Quel sera alors le prix de la canne à sucre ?

Lors de sa conférence de presse, Paul Vergès a rappelé la marche de La Réunion vers l’intégration à la France puis à l’Europe. Une conséquence a été la garantie d’écoulement de sa production sucrière. Mais aujourd’hui, c’est la fin des marchés nationaux, avec la liberté de commerce entre tous les États, selon le dogme de la concurrence libre et non faussée.

La conséquence à La Réunion, c’est le sucre. L’OMC a amené l’Europe à briser son marché sucrier. C’est l’abolition du quota et du prix garanti pour 2017.
Que devient La Réunion ? C’est fini pour le sucre comme c’est fini pour le géranium, le café, le vétiver, la vanille, dit Paul Vergès.

Or dans notre île, le taux de couverture des importations est très faible, il est de 6 %. La moitié de nos exportations vient du sucre, et une autre part importante de la pêche.
La fin de la canne à sucre ferait tomber notre taux de couverture à 3 %, sur fond de délocalisation de l’industrie de la pêche. Le sénateur rappelle les nouvelles implantations de la SAPMER à Maurice et aux Seychelles.

La Réunion pourrait donc devenir un pays unique au monde, où ses exportations ne sont pas de la valeur ajoutée, mais de la réexpédition de produits fabriqués ailleurs, par exemple des voitures d’occasion ou des déchets.


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