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La Nouvelle Route du littoral dans la presse en France

Voici un aperçu de la manière dont le projet est vu depuis la France.

Témoignages.re / 30 novembre 2013

"Backchich"

Les géants du BTP s’affrontent pour la route la plus chère de France

Bouygues, Vinci, et Eiffage se disputent la construction de la nouvelle route du littoral à La Réunion. Bataille juridique au soleil.

 

Deux fois trois voies de circulations, un viaduc de 5,4 kilomètres mordant sur l’Océan Indien, deux digues de 1 et 5,7 kilomètres pour un tronçon reliant Saint-Denis à la Possession, destinés à désengorger la circulation dans l’île de La Réunion. Ainsi décrit, le projet de nouvelle route du littoral (NRL) a tout du rêve pour les géants du BTP, d’autant que le prix affiché pour ce pharaonique chantier en fait la route la plus chère de France : 1,66 milliard d’euros pour 12 kilomètres de bitume — soit 133 millions d’euros le kilomètre. Et ce avant un possible dépassement du budget, qui pourrait doubler selon les prévisions des associations locales de défense du littoral. Bref, un énorme gâteau dans lequel Bouygues et Vinci ont mordu à pleines dents en raflant, avec leurs filiales, les plus grosses parts (pour 1,2 milliards d’euros) — ne laissant à leur concurrent Eiffage que des miettes (38 millions d’euros). Une affaire rondement et prestement menée.

Lancé en décembre 2012, l’appel d’offres a débouché sur une remise de plis moins de six mois plus tard, le 25 juin 2013, pour une attribution des marchés au 15 octobre et une signature du contrat dès le 6 novembre. L’empressement que la Région a mis à boucler l’affaire a fort chagriné le candidat malheureux. Le ventre creux, et un goût amer sur le palais, Eiffage a vitement attaqué la décision du conseil régional devant le tribunal administratif, invoquant « une procédure entachée de nombreuses irrégularités ». D’abord, l’entreprise se plaint de l’alliance de ses deux rivaux, qu’elle juge anti-concurrentielle. Quel mauvais esprit. Ensuite, le bétonneur s’émeut que son offre, mieux-disante, ait été écartée sur la foi de critères flous par la Région, malgré ses demandes d’explications. Enfin, il s’étonne de l’empressement de la collectivité à signer les contrats, quand bien même elle a signifié sa volonté d’attaquer les attributions. Saisi, le tribunal administratif a promis de trancher les recours d’Eiffage avant le 1er décembre. 

Pour classiques qu’ils semblent dans ce genre de contrat, les griefs du perdant rencontrent un long écho à La Réunion, qui renvoie à la tortueuse et très politisée naissance de la NRL.

 

Embouteillage au tribunal

 

À l’origine, ce n’est pas une route, mais un « tram-train » qui avait été acté par les accords dits de Matignon I en 2007. Négocié par le président du conseil régional d’alors, Paul Vergès, le deal avec le pouvoir de la métropole avait acté la création d’une ligne de chemin de fer pour faciliter le transport entre le chef-lieu et son port, et d’une route du littoral moins onéreuse. Pour le seul tram, Tram-Tiss, une filiale de Bouygues emporte le marché de 1,315 milliards d’euros en 2009.

Le deal n’a pas résisté à l’alternance. Faisant campagne sur son opposition à la ligne de tram, la droite, emmenée par Didier Robert et forte du soutien du puissant syndicat routier local prend le pouvoir lors des régionales de 2010. Aussitôt de nouveaux accords avec l’État, dits de Matignon II, sont signés, le contrat de tram-train est dénoncé… et le tribunal administratif saisi. Bouygues réclame tout simplement 170 millions d’euros à la région pour son dédit. Une procédure qui inquiète jusqu’à la chambre régionale des comptes. Selon un extrait de son rapport d’observation provisoire que Bakchich a pu consulter, les magistrats financiers s’émeuvent qu’aucune provision sur le budget régional n’ait été constituée pour faire face à ce contentieux fort mal engagé. 

Pendant depuis deux ans devant les juges administratifs, cette épée de Damoclès à 170 millions d’euros a-t-elle fait pencher la balance en faveur de Bouygues, au moment de l’attribution du gros lot de la NRL ? Un beau contrat contre le retrait de la plainte : l’hypothèse n’a que les atours d’un procès d’intention. Pour l’instant...

"La lettre de l’Expansion"

Bouygues : sur tous les fronts à La Réunion

Le conseil régional de La Réunion se fait remonter les bretelles par la chambre régionale des comptes. Dans un rapport provisoire daté de juillet 2013, dont la version définitive devrait être terminée en décembre, la chambre relève que la fiabilité des comptes de la région reste aléatoire. « L’application des règles comptables par la région reste souvent partielle », écrivent les enquêteurs de la CRC. Surtout, ces derniers relèvent qu’un contentieux important, celui de la résiliation du marché relatif au tram-train, au détriment de Tram’Tiss, filiale de Bouygues, n’a pas été provisionné dans la comptabilité. L’annulation de ce projet par la nouvelle majorité de l’exécutif régional en 2009 au profit d’une solution routière (12 kilomètres le long du littoral) a entraîné un recours de Bouygues, demandant devant le TA 167 millions d’euros de réparations supplémentaires aux indemnités déjà versées. En dépit du fait que Bouygues a remporté, avec Vinci, la construction de la route pour un montant de 1,2 milliard d’euros.



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  • A, MR ROBERT Président du conseil régional.

    Mr Robert juste pour vous dire, que c’est une grosse bêtise que vous êtes en train de faire avec ce projet de faire un pont sur la mer.Tout d’abord je voudrais savoir qu’elle sera le nombre d’embauche de réunionnais dans ce projet ou si il y a eu avec Bouygues et Vinci un accord sur ce principe (privilégié la main d’œuvre local )vous nous faites un pont sur la mer, mais quand les travaux seront terminé les réunionnais vont admiré cette œuvre et continué à se remplir le ventre de vos promesses.Je pense que le projet du tram n’était pas mal,parce que les réunionnais aurais du travail après la mise en place de ce projet,(conducteur,mécanicien,entretien des voies,guichetier) et d’autres métiers etc....Je vous pose la question : es-ce que vous avez penser à l’avenir des réunionnais et des gens de cette île,vous ne trouvez pas qu’il y a asser de chômage comme ça.

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