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La population tranchera à Sainte-Suzanne

Dans 34 jours

Témoignages.re / 26 décembre 2011

C’est la population qui aura le dernier mot, à elle de choisir entre d’une part ceux qui respectent leur parole, et d’autre part ceux qui utilisent leurs positions acquises pour combattre le PCR et ses principes.

Lorsque la justice s’est attaqué à Maurice Gironcel, la population de Sainte-Suzanne et ses élus avaient fait bloc : « si Gironcel est coupable, alors nous sommes tous coupables », tel était le mot d’ordre à chaque réunion publique de solidarité.
Quand Maurice Gironcel a été déclaré inéligible par une décision de justice, alors tous ses colistiers se sont engagés à tout faire pour réparer les conséquences de cette décision dès que possible. L’arrêt de l’institution judiciaire remettait en cause le verdict des urnes, car en 2008, Maurice Gironcel était en tête d’une liste qui avait obtenu plus de 63% des suffrages dès le premier tour. Pour que le choix de la population soit respecté, la seule solution est l’organisation de nouvelles élections municipales. Cela suppose donc la démission d’une partie du Conseil municipal.
Dès que Maurice Gironcel a retrouvé la capacité légale d’être maire, plusieurs conseillers municipaux ont aussitôt respecté leurs engagements. C’est le respect de la parole donnée, un des principes du Parti communiste réunionnais. Le nombre des démissions a été plus que suffisant pour provoquer de nouvelles élections. La conséquence, c’est que la décision est maintenant dans les mains de la population. C’est dans 34 jours que son verdict sera connu.
Les événements de ces dernières semaines permettent de clarifier la situation. La population tranchera entre deux lignes, celle de ceux qui ont décidé de respecter un principe, et celle de ceux qui ont renié leur parole.

En finir avec les promesses non tenues

Le manque de respect des promesses électorales est une des critiques les plus répandues à l’encontre des élus. Il n’est pas rare de constater des écarts importants entre ce qui a été dit pour obtenir les suffrages et ce qui est effectivement réalisé. Il suffit par exemple de compter les bus en circulation : où sont les 2.000 bus promis par Didier Robert ? Où est la réhabilitation des Lazarets qu’il avait vanté à la télévision lors de son débat face à Paul Vergès ?
Si des élus sont incapables de respecter leurs promesses, ils jettent le discrédit sur tous les responsables politiques.
Car s’instaure un climat de suspicion à l’encontre de tous les candidats à une élection. La question la plus entendue à ce moment est : de beaux discours, mais les promesses seront-elles tenues ?

Déjà une première victoire

À Sainte-Suzanne, des élus ont choisi de tenir leur promesse, tous les démocrates ne peuvent que s’en féliciter. Mais il subsiste à La Réunion un vieux fond anti-démocratique, le même que celui qui a rendu possible le règne de la fraude électorale. Aujourd’hui, les adversaires du PCR veulent persuader l’opinion que les élus qui ont décidé de respecter leur engagement ne sont pas dignes de représenter la population, un comble. Dans cette campagne, on retrouve les forces d’opposition traditionnelles du PCR, c’est-à-dire outre le "JIR", les représentants de ceux qui refusent le changement. Comme dans les années 60, leur problème reste toujours le même : la peur de voir la population s’exprimer. Mais cette classe sociale a perdu une première bataille, les élections auront lieu, à la population de décider.
Dès le 29 janvier, chacun pourra constater que le peuple préfèrera choisir ceux qui respectent leur parole et considèrent qu’un mandat n’est pas une affaire personnelle. Ceux qui pensent utiliser leurs positions acquises grâce aux communistes pour combattre le PCR et ses principes en seront pour leurs frais.


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