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La preuve par 4

Petite enfance : désolidarisation du groupe PS

Témoignages.re / 9 février 2013

Voici un communiqué du groupe de la Droite sociale du Conseil général dénonçant la désolidarisation du groupe PS à la majorité départementale suite à la modification du financement de la Petite enfance.

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Le groupe Droite sociale du Conseil général dénonce avec vigueur l’attitude du groupe PS qui, une fois de plus, donne un coup de pied dans la nécessaire solidarité d’un groupe majoritaire, dans lequel il a maintenant un pied dehors, mais le visage toujours dans la gamelle des subventions et emplois dont il bénéficie abondamment.

Tout en enjoignant le groupe PS à mesurer les responsabilités qu’il prend ainsi que les conséquences qui en découlent (le groupe Droite sociale du Conseil municipal de Saint-Denis ne peut dorénavant que se désolidariser de la gabegie des subventions, dépenses de communication et autres promesses non tenues...), le groupe Droite sociale ne peut que souligner cette danse du ventre affligeante, indigne et relevant d’une démarche mensongère, démagogique et irresponsable.

En effet, contrairement à ce qui est écrit, la construction, l’ouverture et le fonctionnement des crèches ne relèvent pas d’une compétence du Conseil général. La loi demande simplement aux Conseils généraux de contrôler la compétence professionnelle, l’hygiène et la sécurité.

Contrairement à ce qui est écrit, et bien que ce ne soit pas une compétence du Conseil général, la Petite enfance a fait l’objet d’un traitement privilégié de la part des élus. Les financements dédiés et politiques mises en œuvre étant des facteurs de progrès.

Surtout, c’est sous la responsabilité du vice-président délégué socialiste en charge du dossier dit de Contrat de Solidarité départementale que les inscriptions budgétaires fléchant sur la Petite enfance les subventions du Conseil général aux communes, afin de les responsabiliser pleinement et d’avoir une vision communale du soutien à la Petite enfance, ont été mises en œuvre !

Ce fléchage et les inscriptions budgétaires correspondantes ont été votés par les socialistes lors des séances du 2 novembre 2011 lors de la mise en œuvre du Chèque Marmaille, du 29 juin 2012 dans le cadre des dispositions réglementaires du règlement départemental d’aides aux modes de garde et le 7 novembre 2012 lors du vote du rapport relatif au Contrat de Solidarité départementale.

Ainsi, ce grand écart, on ne peut plus déplorable, semble souligner que les maires socialistes, dont la responsabilité du fonctionnement des crèches est une compétence légale, ne souhaitent pas orienter, comme ils l’ont voté, les sommes largement suffisantes que leur donne le Conseil général au titre du contrat de solidarité départementale (cadeau non obligatoire) vers le fonctionnement des crèches. En clair, au lieu de rassurer et de s’engager à compenser l’aide transitoire départementale par des subventions communales (apportées par de l’argent départemental), les socialistes jettent de l’huile sur le feu et démontrent ainsi leur duplicité et leur double langage et ne pensent déjà qu’aux élections à venir... Cela n’est pas acceptable !

Enfin, le groupe Droite sociale ne peut qu’inviter les élus socialistes à être plus actifs auprès du gouvernement qui doit au Conseil général plus de 530 millions d’euros et qui est en train de réduire les dotations aux collectivités locales tout en leur mettant sur le dos des charges nouvelles. Après la casse économique, faussement compensée par un crédit d’impôt à retardement, l’œuvre de casse sociale s’accentue (l’augmentation du chômage et la baisse du nombre de contrats aidés étant 2 exemples parmi tant d’autres). Ce n’est sûrement pas en montrant du doigt le Conseil général, pompier social que le gouvernement s’évertue à priver d’eau, que les socialistes réunionnais, qui ont beaucoup promis, feront oublier leurs responsabilités et leur incapacité à sensibiliser un gouvernement qui, manifestement, n’aime pas l’Outre-mer.

Ibrahim Dindar,

Président du Groupe Droite sociale


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