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La responsabilité de l’équipe Hamilcaro-Mallet dans la crise financière de Saint-Louis

Conférence de presse de la section communiste

Témoignages.re / 24 juin 2015

Vendredi dernier, la section PCR de Saint-Louis a tenu une importante conférence de presse à son siège, cour Pattiama. Les communistes saint-louisiens sont intervenus pour donner leur position au lendemain de la décision prise par le préfet de procéder au règlement du budget de la commune, ce qui a entraîné une hausse des impôts. Voici les arguments présentés par Claude Hoarau et Alix Rousseau.

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Conférence de presse de la section PCR de Saint-Louis vendredi dernier. (photo d’archives)

« C’est suite aux décisions qui ont été prises relatives au budget de la commune de Saint-Louis par le Conseil Municipal en premier, par la Chambre Régionale des Comptes en second lieu et plus récemment par le Préfet dans son arrêté fixant les nouveaux taux d’imposition locale que nous alertons la population. Nous aurions pu faire cette démarche dès le vote du budget, tant celui-ci était de nature à nous interpeller.

Aujourd’hui, nous pouvons affirmer que l’élection de la nouvelle équipe Cyrille Hamilcaro – Patrick Mallet a eu pour conséquence d’interrompre le processus de redressement des finances de la commune. Et pourtant, ils avaient placé leur candidature dans un mouvement d’accélération de ce processus.

Ils ont trompé les Saint-Louisiens, dans deux directions :
– Nous allons redresser la commune en réduisant le déficit budgétaire,
– Nous n’augmenterons pas les impôts et dans un deuxième temps, nous les réduirons.

Qu’en est-il ?

La réduction du déficit :

Il est vrai que la presse n’est pas chargée de nous faire la belle et de nous rendre hommage, mais on peut regretter qu’elle n’ait pas souligné que les décisions budgétaires de l’équipe actuelle tournent le dos au redressement que l’équipe dirigée par Claude Hoarau avait largement entamé.

Le graphe qui vous est présenté illustre ce propos :

2010 : 21,3 millions
2011 : 18,4 millions : – 2,9
2012 : 14,4 millions : – 6
2013 : 7,3 millions : – 7,3

Au terme de notre mandature, au Compte Administratif 2013 : il reste un déficit de 7,3 millions d’euros.
Au terme de l’année 2014, la commune de Saint-Louis aurait dû se trouver avec un déficit qui avoisinait les 5 % de recettes de fonctionnement, faisant sortir notre commune de la saisine de la Chambre Régionale des Comptes.
Sur cette voie, le déficit aurait été réduit à néant au budget 2015, celui qui nous concerne actuellement.

Une interruption de la démarche vertueuse.

La réduction du déficit n’est que de 500 000 euros de 2013 2014, et de 1 million de 2014 à 2015. Autant dire que le processus est interrompu.

À la lecture du budget proposant un déficit de 5,8 millions, il était clair que la Chambre Régionale des Comptes allait proposer des « mesures susceptibles de rapprocher du retour à l’équilibre ».

La Chambre fixe à 4,2 millions le déficit 2015, ce qui annonce normalement le passage au-dessous des 5 % en 2016.

On note que les arguments du Maire et de ses techniciens n’ont pas convaincu le Préfet, qui a suivi les recommandations de la Chambre, contrairement à ce qui avait été la position du Préfet lors des négociations avec nous, mon équipe et moi-même ces dernières années.

En conclusion, les Saint-Louisiens auront à supporter un effort fiscal encore plus grand cette année sans espoir de le voir réduire l’an prochain.

Pourquoi ?

Si l’on en croit les élus de la majorité actuelle, c’est la faute à Claude Hoarau !!! C’est trop facile !
J’entends assumer pleinement mes responsabilités, je n’entends pas que l’on m’accuse de tous les maux.
Regardons le tableau des effectifs et voyons qui a structurellement plombé la commune de Saint-Louis sur le long terme ?
Est-ce celui qui a embauché 1000 personnes entre 2001 et 2008 et 345 pour la seule année 2014 ou est-ce celui qui a embauché 337 en une mandature ?
Parmi les accusations portées contre notre équipe, il y a : il nous a laissé une bombe a retardement.

De quoi s’agit-il ?

Il s’agit de la garantie apportée à des travailleurs communaux à la veille des élections. Il s’agissait d’éviter la vague de licenciements connue en 2001. 130 agents ont été titularisés à des temps de travail réduits pour les sauver du licenciement.

Avions-nous raison ?

Aujourd’hui plus que jamais, je pense que OUI. Citons l’exemple du SAAD. Une cinquantaine d’agents au service des personnes âgées. Nous avons cru que leur spécialisation et leur incontournabilité les mettaient à l’abri du licenciement. Ils n’ont pas été titularisés et ont tous été licenciés, le SAAD a été simplement supprimé.
Cette décision de titularisation est considérée comme une bombe à retardement car leurs effets ne sont intervenus en année pleine qu’en 2004. Cela représente 1 million d’Euros.

La masse salariale de 2014 a été augmentée par rapport à 2015 de 1.300 000 euros.
– Qu’est-ce qui justifie que l’équipe actuelle, en 2015 : inscrit 1.300 000 euros supplémentaires pour la masse salariale ?
– Qu’est-ce qui justifie que la Chambre trouve insuffisante cette inscription et impose 800 000 euros en plus du compte 12.
Cela veut dire une augmentation de la masse salariale, pour 2015 seulement de 2 100 000 euros.

Nous faisons remarquer que s’il n’y avait pas eu ce dérapage de 2 100 000 euros, le déficit résiduel aurait été de 4,7 millions, soit à très peu de distance des 4,2 exigé par la Chambre. L’augmentation des impôts tient à ce dérapage, décidé par l’équipe en place. »


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