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« La Réunion de demain, c’est la vôtre ! »

Rassemblement de la jeunesse à Sainte-Anne avec l’Union des Forces de Progrès

Manuel Marchal / 26 octobre 2015

Hier à Sainte-Anne, un rassemblement de la jeunesse a permis la rencontre entre des représentants des forces vives du pays avec trois responsables politiques : Patrick Lebreton, tête de liste de l’Union des Forces de Progrès pour le Développement et l’Égalité aux élections régionales, Maurice Gironcel, secrétaire général du PCR, et Jean-Claude Fruteau, membre du Comité de Parrainage. L’occasion de débattre de l’avenir qui passera par la réforme institutionnelle pour débloquer La Réunion.

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De nombreux jeunes ont participé ce dimanche 25 octobre à Sainte-Anne à un rassemblement où ils ont rencontré Patrick Lebreton, tête de liste de l’Union des Forces de Progrès pour le Développement et l’Égalité, Maurice Gironcel, secrétaire général du PCR, et Jean-Claude Fruteau, membre du Comité de Parrainage.
Ces jeunes veulent s’impliquer dans la construction du projet pour les 20 ans à venir.
Patrick Lebreton a ouvert le débat. Il a rappelé que l’objectif est de changer le système. Ce dernier est un échec, il se traduit par la dépendance à la France et à l’Europe.

La tête de liste de l’Union des forces de progrès pour le développement et l’égalité a souligné l’enjeu : soit rester spectateur du naufrage, ou devenir acteur du développement.

Lors du rassemblement de ce dimanche, il a dit sa volonté à « se battre avec la jeunesse ». « L’avenir c’est vous », a-t-il martelé, précisant que « notre plan A, c’est la jeunesse ». Pour l’Union des Forces de Progrès, « notre réalité est celle du terrain ». Patrick Lebreton a rappelé ses initiatives au Parlement dans le domaine de la promotion de la jeunesse. Il a dit la nécessité de la rupture, en considérant que « notre avenir est dans l’océan Indien », ce qui remet en cause la relation exclusive avec la France et l’Union européenne.

Cela suppose « construire notre avenir avec plus d’autonomie » tout en étant une région de la République et de l’Union européenne.
Patrick Lebreton s’engage à « être le candidat qui écoute et laisse la place à la jeunesse ».

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À la tribune, Jean-Claude Fruteau, Patrick Lebreton, Fabrice Lebon, Marie-Michelle Mariaye et Maurice Gironcel.

La vérité est sur le terrain

Il a ensuite conclu son discours sur la durée de l’engagement prévu par l’Union des Forces de progrès. Les élections régionales sont la première étape d’un premier cycle de 6 ans qui comprendra aussi la présidentielle, les législatives, les municipales, les intercommunales, les départementales puis à nouveau les régionales. Pour ces deux dernières élections, Patrick Lebreton rappelle que la Martinique et la Guyane vont élire une collectivité unique, « ils ont su tourner une page qui leur est imposée ».
Et de conclure en appelant les jeunes à prendre leur place dans tous les combats, et d’aller la conquérir sur le terrain.

Fabrice Lebon est ensuite intervenu pour illustrer ce que signifie cette idée de conquête. À Petite Ile, il s’est engagé dans le milieu associatif à 24 ans. Au cours des sept dernières années, il a travaillé avec des jeunes que certains n’hésitent pas à appeler des « caniards ». « On était toujours écrasé par ceux qui disent avoir la connaissance », a-t-il dit. Mais à Petite Ile, la roue a tourné en 2014 lors des dernières municipales. Sans étiquettes avec comme seul moyen leur volonté, cette équipe de jeunes est arrivée en seconde position aux élections, avec 30 % des suffrages au second tour. « Si avec rien nous avons pu faire des choses, alors avec le pouvoir nous ferons bien plus », a-t-il dit en substance.

Le changement pour les jeunes

Marie-Michelle Mariaye a rappelé son engagement dans les Jeunes du Progrès. « À nous les jeunes d’amener notre force, notre courage », a-t-elle dit avec force avant de poursuivre : « dans l’Est, les jeunes sont abandonnés par la politique régionale ». elle a appelé à une nouvelle politique. Car elle déplore que les jeunes sont trop souvent utilisés comme un alibi par celles et ceux qui ambitionnent le pouvoir, et qui disent aux jeunes ce qui est bon pour eux.

« Patrick Lebreton ne fait pas pour nous, il dit allons faire ensemble ». Elle voit dans cette méthode un moyen de faire de la jeunesse une priorité. Avec la possibilité pour les jeunes d’apporter des projets et d’être accompagnés pour les voir se concrétiser.
Maurice Gironcel et Jean-Claude Fruteau ont conclu les interventions. Le premier a insisté sur l’importance de l’union. Le second a évoqué la réforme institutionnelle qui débloquera La Réunion.

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