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La Réunion l’a déjà fait au Port notamment, peut-être serait-il bon de relancer le mouvement ?

Plantation d’arbres

Témoignages.re / 26 juin 2012

Depuis 40 ans, le PCR mène une politique de plantation d’arbres et d’urbanisation respectant le développement durable.
Cette direction politique et la participation des habitants ont permis de transformer la ville du Port. D’un village en terre aride digne du Far ouest, elle s’est transformée en cité urbaine arborée et ombragée.
Autour de la route des Tamarins, 550.000 arbres ont été plantés. Un tamarin et un bois de fer ont été symboliquement les premiers à être mis en terre.
En 40 ans, 1 million d’arbres ont ainsi été planté dans l’île. C’est la participation de La Réunion à la résolution d’un problème mondial. Car chaque arbre absorbera du CO2 tout au long de sa vie et contribuera ainsi à atténuer les effets du changement climatique.
Cette volonté politique est aujourd’hui au cœur des Nations comme le prouve l’article de l’UICN publié ci-dessous.

Les États-Unis et d’autres acteurs s’engagent à restaurer plus de 18 millions d’hectares de forêts

Cet article a été publié le 18 juin 2012 sur le site de l’Union internationale pour la Conservation de la Nature qui est la plus grande et la plus ancienne des organisations globales environnementales au monde.


« Le service forestier des États-Unis, le Rwanda, une coalition brésilienne et une alliance de peoples autochtones méso-américains se sont engagés à restaurer un total de 18 millions d’hectares de leurs paysages forestiers. Une initiative qui va injecter des milliards de dollars dans les économies locales et mondiales et qui apportera de nombreux autres avantages, d’après l’UICN.

« L’UICN se réjouit de cette contribution si importante à l’objectif du "Défi de Bonn" : restaurer 150 millions d’hectares de terres déboisées et dégradées d’ici 2020 », dit Julia Marton-Lefèvre, directrice générale de l’UICN. « Une initiative de restauration d’une portée sans précédent dans le monde est maintenant en cours. Elle portera des fruits très importants, en termes de revenus, de sécurité alimentaire et de réponse au changement climatique. Nous invitons d’autres pays et d’autres propriétaires fonciers à suivre cet exemple. »

Les engagements ont été pris par le Service des forêts du Ministère de l’Agriculture des États-Unis (15 millions d’hectares), le gouvernement du Rwanda (2 millions d’hectares), le Pacte de restauration des forêts atlantiques du Brésil, une coalition d’organismes gouvernementaux, d’ONG et de partenaires du secteur privé (plus d’un million d’hectares) et l’Alliance méso-américaine de peuples autochtones.

« S’il est vrai que ces annonces représentent des jalons importants en elles-mêmes, nous ne pouvons pas nous reposer sur nos lauriers », dit Stewart Maginnis, directeur du Groupe de solutions basées sur la nature à l’UICN. « Les effets bénéfiques de la restauration de paysages à cette échelle apportent des solutions axées sur la nature aux défis pressants auxquels nous sommes confrontés, notamment la pauvreté, la pénurie alimentaire et le changement climatique. Nous devons aider d’autres pays et d’autres propriétaires fonciers à prendre des engagements similaires afin d’atteindre l’objectif du Défi de Bonn : restaurer 150 millions d’hectares à l’horizon 2020. »

Cet engagement de restauration de 18 millions d’hectares signifie que plus de 10% de l’objectif du Défi de Bonn (150 millions d’hectares) est déjà relevé. Le Défi de Bonn a été lancé en septembre 2011 lors d’une table ronde ministérielle organisée par l’Allemagne, l’UICN et le Partenariat mondial pour la restauration des paysages forestiers. En même temps, l’UICN et ses partenaires ont identifié 2 milliards d’hectares pouvant être restaurés dans différentes régions du monde.

L’étude la plus récente de l’UICN, annoncée à Rio+20, montre que la restauration de ces 150 millions d’hectares injecterait plus de 80 milliards de dollars dans les économies nationales et mondiales et réduirait de 11 à 17% l’« écart de réduction des émissions »* qu’il faut combler pour répondre au changement climatique.

Les engagements pris à Rio+20 sont annoncés quelques jours après le lancement conjoint, par l’UICN et Airbus, de la campagne en ligne "Plant a Pledge" (Planter une promesse de don sur www.plantapledge.com), qui vise à susciter une forte mobilisation publique en faveur du Défi de Bonn, sous la forme d’une pétition qui sera présentée par l’ambassadrice de la campagne, Bianca Jagger, lors des négociations sur le changement climatique qui auront lieu au Qatar en novembre prochain ».

http://www.iucn.org/fr/presse/communiques/?10172/Les-etats-Unis-et-dautres-acteurs-sengagent-a-restaurer-plus-de-18-millions-dhectares-de-forets

(*)
L’« écart de réduction des émissions » est le déficit estimé des actions d’atténuation du changement climatique, après avoir pris en considération tous les efforts actuels et les engagements de réduction de gaz à effet de serre, qu’il faudrait combler pour éviter que la température mondiale augmente de plus de 2°C.



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