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La Réunion : La réalité demande une relance des grands chantiers

133.000 demandeurs d’emplois, conférence de presse de l’Alliance

Manuel Marchal / 26 mars 2010

À la veille de la rentrée de l’institution régionale, l’Alliance a tenu hier sa première conférence de presse. L’occasion pour Paul Vergès de s’exprimer sur les grands enjeux de la mandature qui commence.

Quel avenir pour les investissements ? Quel futur pour les grands travaux en cours ? Paul Vergès a fait part de sa détermination à combattre pour les grands projets construits au cours de près d’une décennie.
Le bilan objectif de la majorité sortante est marqué par un ensemble de réalisations sans précédent dans notre pays. Le président sortant a rappelé que les exercices précédents avaient porté à 60% le taux d’investissements ; il a évoqué la grande conquête des accords de Matignon, qui assurent plus d’1 milliard et demie d’euros de crédits pour la réalisation de deux chantiers : le Tram-train et la Route du Littoral… de l’argent qui est acquis, et que la majorité qui prend place se propose de refuser, sans disposer d’aucun moyen crédible de les remplacer.

Des grands travaux en cours

Le dirigeant de l’Alliance a rappelé avec force que le Tram-train et la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise (MCUR) étaient « en fin de processus ». Les financements sont acquis, les montages financiers sont accomplis.
Dans le cas du Tram-train, seule la dotation ferroviaire demeure en suspens. Toutefois, les investisseurs eux-mêmes ont placé assez d’espoir dans son obtention, pour maintenir leur engagement dans le Tram-train pour 6 mois après le 1er janvier. Et pour cause ! Tout montre la viabilité et le sérieux du projet.
Celui-ci, a souligné Paul Vergès, a reçu des mains de Patrick Devedjian le très convoité prix des Partenariats Public-Privé, particulièrement au titre de la maîtrise des dépenses. S’agissant de la MCUR, le projet a été validé par l’enquête publique : il ne manque que l’avis du préfet pour donner le coup d’envoi à la mise en chantier de l’établissement. La bataille, a annoncé Paul Vergès, n’est pas terminée…

Va-t-on licencier par représailles ?

Le temps des débats électoraux passés, que vont faire les nouveaux occupants de la Région ? Le moment de la décision arrive, les discours de démantèlement généralisé se heurtent à des réalités concrètes : que va-t-il advenir des personnels de la MCUR, de l’IRT, de la SR21, tous promis à la casse par les déclarations électorales ? Paul Vergès a rappelé que l’arrivée de sa majorité aux fonctions régionales en 1998 n’avait donné lieu à aucun licenciement. Ceux qui prennent aujourd’hui les manettes retomberont-ils dans les pratiques révolues, et infligeront-ils des « représailles » aux équipes présentes ?
L’absence de précarité dans le personnel rendrait d’ailleurs cette vengeance fort difficile. La nouvelle majorité s’embourbera-t-elle dans d’interminables conflits juridiques dans le seul but de « punir » les employés de l’institution régionale ?


L’attitude du PS : des conséquences à long terme

Paul Vergès a noté que la question de l’attitude du PS au cours des régionales sera longtemps posée. En effet, en décidant de se maintenir, les dirigeants locaux du PS ont permis la victoire d’une liste UMP minoritaire en voix.
« Les conséquences de l’acte du PS vont durer des années et des années », souligne Paul Vergès. Cela ne pourra pas ne pas avoir une portée dans les rendez-vous électoraux qui vont suivre ces régionales.
« Allons-nous opérer par imitation ? », poursuit-il, autrement dit y aura-t-il des représailles lors des grands rendez-vous électoraux d’ici 2014 ?

M.M.


Aucun licenciement en 1998, et tout le personnel de la Région titulaire

Paul Vergès a fait un point sur l’évolution de la situation du personnel de la Région depuis 1998. Avec les transferts de nouvelles compétences, l’effectif est passé de 300 à 1.300. Tous les agents sont titulaires, ce qui place la Région en pointe dans ce domaine. Il est à noter qu’aucun licenciement n’a eu lieu lors de l’arrivée de la majorité conduite par Paul Vergès en 1998.
En ce qui concerne les différents organismes dépendant de la Région, aucun travailleur permanent n’est en contrat précaire.
Cela veut dire que quand le chef de file de la nouvelle majorité prétend vouloir supprimer ces structures, il doit tenir compte du fait qu’il n’est pas possible de casser du jour au lendemain un contrat selon sa volonté. Toute décision a un coût.

M.M.


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