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La sécurité alimentaire à développer

Propositions

Témoignages.re / 17 avril 2012

Le “Pacte de développement durable, solidaire et responsable pour La Réunion” présenté aux candidats progressistes à l’élection présidentielle a évoqué la sécurité alimentaire et la nécessité pour La Réunion de devenir autonome, pour pouvoir diminuer les prix et pouvoir nourrir tous les Réunionnais.

Le pacte explique que des possibilités considérables de conquête du marché intérieur existent, et qu’il est important de mettre aux normes des installations de production des repas pour les élèves, qui exige notamment un plan de soutien aux communes.
L’organisation de ce marché représente, selon le PCR, un enjeu important pour la production réunionnaise et exige une concertation entre la profession agricole et les collectivités publiques. Le pacte propose également l’établissement d’une charte entre la grande distribution et les représentants des producteurs réunionnais pour assurer la programmation de la régularité de l’approvisionnement et la commercialisation des produits dans les meilleures conditions.

Regardons vers la mer

L’industrie agroalimentaire réunionnaise mérite d’être soutenue et doit bénéficier d’outils d’aides ou de protection comme l’octroi de mer pour résister à la concurrence de l’importation. La démarche qualité-santé est aussi un élément de sa valeur.
Les filières à fort potentiel doivent être identifiées, comme la canne, la mer, la pêche, l’aquaculture et les produits agricoles labellisés. En premier, le PCR souhaite que tous les produits issus de la canne soient valorisés, notamment la bagasse, la canne-énergie ou le rhum, et de veiller à une plus juste répartition des fruits de la valeur ajoutée issue de ces produits.
Ensuite, l’émergence et la structuration d’un "pôle mer" devront permettre de structurer et d’exploiter les potentialités considérables du secteur maritime dans le cadre d’une stratégie de codéveloppement solidaire. Les zones exclusives des pays de la Commission de l’Océan Indien représentent une surface supérieure à celle de la Méditerranée. De fait, une grande politique de la pêche est possible, si l’Union européenne et la France confèrent réellement à La Réunion les compétences pour cette politique de codéveloppement.

Des produits réunionnais très demandés

Enfin, les produits agricoles labellisés comme le bourbon pointu, le letchi ou l’ananas victoria doivent trouver davantage de créneaux à l’exportation. Des structures dédiées au soutien des entreprises comme l’Agence de développement doivent aider à l’identification des marchés cibles et à l’organisation de ces exportations sont préconisées.
Et quand nous ne pouvons pas produire nous-mêmes, tournons-nous vers notre partenaire traditionnel : Madagascar. C’est de Madagascar que venait ce dont nous avions besoin, alors allons vers l’autosuffisance alimentaire de notre région en permettant à Madagascar de produire suffisamment de riz pour ses habitants et les pays de notre région.

Propositions pour sortir de la crise

- que des produits réunionnais dans les cantines, partout et tout le temps.

- exploitons le potentiel de la mer, La Réunion au centre de l’océan le plus riche en poissons.

- réalisons l’autosuffisance alimentaire de notre région grâce au codéveloppement.

- valorisons davantage les produits d’exportation à très haute valeur ajoutée

« Tendre vers l’autonomie alimentaire »

En réponse au Pacte de développement durable, solidaire et responsable pour La Réunion, les candidats progressistes, François Hollande du Parti Socialiste et Jean-Luc Mélenchon du Front de Gauche ont répondu positivement aux propositions faites pour amener La Réunion à l’autosuffisance alimentaire.

Dans sa lettre adressée à Paul Vergès, François Hollande explique que « l’agriculture à La Réunion tient une place importante dans l’économie. (…) Je souhaite donc élaborer, dans la concertation, une loi d’orientation et de modernisation agricole permettant de soutenir efficacement les productions vivrières, légumières, maraîchères, horticoles et d’élevage dans le but de tendre vers l’autonomie alimentaire. Ces productions locales donneraient aux plus modestes la possibilité d’accéder à des produits de qualité et réduiraient ainsi les déséquilibres que favorisent les prix élevés des produits d’importation ».

De son côté, Jean-Luc Mélenchon a repris un axe de son programme, la planification écologique, qui prend en compte « l’exploitation de potentialités en terme d’innovations scientifiques de réponses au défi alimentaire, de biodiversité et de richesses minières. Je veux notamment valoriser l’exploitation durable de la zone de pêche. D’autant plus que c’est aussi pour La Réunion un enjeu de souveraineté alimentaire ».


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