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La transparence

Une exigence immédiate de la rentrée scolaire

Manuel Marchal / 18 août 2011

Qui travaille aujourd’hui dans l’Éducation nationale ? À cette question posée depuis plus de deux semaines, l’administration refuse de répondre. Pourquoi refuser la transparence, qu’est-ce que le rectorat veut cacher ?

« Le contexte démographique, la part importante de chômage, de précarité que connaît notre île, et plus particulièrement les jeunes, sont autant d’éléments qui justifient amplement l’exigence de la transparence », c’est ce qu’indique l’Alliance de la jeunesse réunionnaise pour la formation et l’emploi à La Réunion dans un communiqué adressé dimanche à la presse. Son intervention fait suite à un constat. Depuis le 25 juillet, l’AJFER a adressé au rectorat six questions très simples (voir encadré). Le premier employeur de l’île refuse de répondre alors qu’il a toutes les informations en sa possession. Qui pourrait en effet croire que le rectorat ne connaît pas le nombre de fonctionnaires qu’il devra payer, ainsi que leur carrière ?
Ce manque de transparence pose question, car dans les autres services publics, la musique est toute autre.
Sur des questions aussi essentielles que l’emploi ou le logement social, les chiffres sont publics. Tous les mois, le Pôle emploi diffuse le nombre de demandeurs d’emploi inscrit dans ses services. Cette situation est un progrès considérable car il fut une époque où ces statistiques n’étaient pas publiées.
Dans le logement social, la préfecture a diffusé l’an dernier un bilan du logement social, comprenant les logements programmés et surtout ceux effectivement livrés. Même si ces données ne vont pas dans le sens des déclarations du gouvernement, elles sont publiées car l’administration se doit de faire la transparence sur des sujets aussi sensibles.

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Une illustration de la transparence, la publication du nombre des passagers qui fréquentent l’aéroport de Gillot, en fonction de leur lieu de provenance et de destination. Ce que l’aéroport est capable de faire, pourquoi le Rectorat s’y refuse-t-il ?

Il existe d’autres services où la transparence est de mise. Que cela soit au port ou à l’aéroport, les services statistiques publient tous les mois un compte-rendu de la fréquentation en fonction de la provenance et du lieu de départ.
La transparence, c’est aussi ce qui permet à l’économie mondiale de ne pas voir la crise s’accélérer encore davantage. Il est en effet possible de suivre en direct les effets des décisions prises par les spéculateurs en fonction de leurs intérêts. Personne ne pourrait imaginer que les échanges dans les Bourses puissent se faire à huis clos.
Et pourtant à La Réunion, dans un domaine aussi sensible que le recrutement des personnels éducatifs, le premier employeur du pays travaille dans la totale opacité et refuse d’informer l’opinion sur ses décisions. Qu’a-t-il donc de si honteux à cacher ?

M.M.


L’administration doit répondre

Voici les six questions posées le 25 juillet dernier par l’AJFER au recteur :


- Le nombre d’enseignants qui sont allés à la retraite en 2010-2011

- Le nombre de postes aux concours dans le 1er degré ainsi que le nombre de candidats

- Le nombre de postes supprimés à la rentrée 2011

- Le nombre de postes créés à la rentrée 2011

- Le nombre de postes affectés à de nouveaux enseignants à la rentrée 2011

- Le nombre des permutations


La radio du service public n’ira pas aujourd’hui à la Région

Cette semaine, Réunion Première a mis en route sa grille de programmes de rentrée. Manifestement, pour la rentrée, le service public a décidé de donner une nouvelle orientation à sa rédaction. Il s’agit de ne pas couvrir et rendre compte des conférences de presse des collectivités territoriales.
En effet, mardi, le Conseil général avait invité toute la presse à la présentation des actions menée pour que cette rentrée 2011 se passe dans les meilleures conditions. Toute la presse invitée a remarqué l’absence de Radio Réunion Première. Dans ses journaux radio, le service public n’a pas dit mot sur les mesures prises par le Conseil général pour la rentrée.
C’est donc une orientation très claire.
Aujourd’hui, la Région organise une conférence de presse pour présenter ce qu’elle veut médiatiser pour la rentrée. Il est donc certain que la radio du service public ne se rendra pas à la Région pour participer à la communication de Didier Robert, et ne dira rien sur ce que la Région compte annoncer dans le cadre de la rentrée scolaire. C’est en effet un service public.
Toute autre décision prise par la direction de la radio de Réunion Première sera lourde de signification. Car si des journalistes de la radio du Barachois sont expédiés à la Région pour faire un reportage sur la rentrée scolaire vue par la Région, alors cela voudra dire que Réunion Première n’est pas une radio de service public, mais une radio au service d’un parti, l’UMP.



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  • Il y a trop longtemps que l’éducation nationale prend les créoles pour des gens qui acceptent tout ce qu’on les racontent. Il faut que cela cesse et devant le nombre de diplômés créoles au chômage, lkes embauches doivent les revenur en premer. Insistons pour les faire entendre . Tant à radio réunion première il y a longetemps que ce n’est plus un service public mais la voix de son maître. Ils se disent réunion première alors qu’ils sont division dernière...

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