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Le changement pour le développement de La Réunion

Grand succès hier pour le rassemblement du PCR à Saint-Louis

Céline Tabou / 5 mars 2012

Devant de nombreux militantes et militants, Élie Hoarau, secrétaire général du Parti Communiste Réunionnais et Paul Vergès, co-fondateur, ont fait état de la situation économique et sociale à La Réunion. Ces derniers ont également appelé à « construire ensemble un projet de développement pour La Réunion », en rupture avec le système actuel.

C’est dans la salle "Les Camélias" dans le quartier de Bel-Air à Saint-Louis que le Parti Communiste Réunionnais a organisé hier un rassemblement dans le Sud, sur la lancée de l’immense succès de la conférence extraordinaire de Sainte-Suzanne deux semaines plus tôt.
La conférence extraordinaire de Saint-Louis s’est ouverte avec “Chiffon rouge”. Ce chant révolutionnaire donne le ton des prochaines échéances électorales qui devront « apporter le changement en France et à La Réunion ». Présidé par Claude Hoarau, qui a poussé la chansonnette au plaisir de l’assistance, le rassemblement a été l’occasion pour le maire de Saint-Louis de rendre hommage à Paul Vergès, cofondateur du Parti Communiste Réunionnais ainsi que celles et ceux qui ont été arrêtés, emprisonnés, battus, perdus leur emploi ou encore assassiné pour le parti et ses valeurs. « Toutes les luttes menées n’auraient pu être faites sans Paul Vergès », a-t-il déclaré.
La conférence a rappelé, comme cela a été le cas à Sainte-Suzanne, le 19 février, les valeurs du Parti et les propositions du PCR pour la présidentielle et les législatives. De plus, les candidatures pour les législatives dans la microrégion du Sud ont été annoncées. Fabrice Hoarau représentera le PCR dans la 7e circonscription. Élie Hoarau sera le candidat du Parti dans la 4e circonscription, suite à la proposition des sections de Saint-Pierre, Petite-Île et Saint-Joseph.
La conférence s’est clôturée sur le vote à l’unanimité de deux motions. La première propose la création d’un comité de soutien à la libération des jeunes emprisonnés lors des échauffourées des semaines passées, et la seconde, la demande d’aide d’urgence de 200 euros par mois pendant quatre mois. Julie Pontalba a dénoncé la répression et la violence de la justice vis-à-vis des jeunes arrêtés. Quatre mois, pour « élaborer un projet durable et concret pour les plus démunis », a indiqué pour sa part Guylène Doressamy.

Céline Tabou


Kanalreunion.com