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Le choix d’appliquer le plan de développement du pays

Face à la difficulté de surmonter la crise

Manuel Marchal / 11 avril 2012

Le choix fondamental du 22 avril, c’est celui de voter pour ceux qui se sont engagés pour le développement du pays et qui au deuxième tour assureront le changement. Car le futur président de la République a déjà intégré les propositions réunionnaises dans son programme.

Aujourd’hui, plus de 150.000 Réunionnais sont inscrits à Pôle emploi, la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et la situation internationale s’est aggravée. En tant que région de l’Union européenne et département d’Outre-mer, La Réunion subit les effets de la crise en Europe. Au même titre que plusieurs pays, notre île a vu au nom de la rigueur une offensive sans précédent contre les droits sociaux et les services publics. La retraite à 60 ans a été supprimée, tout comme des centaines de postes dans la fonction publique. Les communes sont également soumises à l’austérité : le gouvernement a décidé de geler le montant des dotations, alors que dans notre île, les besoins de services publics augmentent avec la population.
C’est en effet là une donnée fondamentale. La situation de crise est largement dépassée, alors que nous sommes déjà 850.000 habitants.

Le risque de l’aggravation

Au rythme de notre croissance démographique, nous serons plus de 900.000 dans cinq ans au terme du mandat du prochain président, et 950.000 dans dix ans, date possible de fin du second mandat du chef de l’État qui sera élu dans moins d’un mois.
Ces 10 ans à venir sont un mélange de tous les dangers et de toutes les possibilités.
De tous les dangers car si le changement ne s’opère pas, alors la situation va continuer à s’aggraver. Les prix continueront de flamber, tout comme les nombres de chômeurs et de pauvres. Et dans cinq ans, un demi-million de Réunionnais pourraient être condamnés à vivre en dessous du seuil de pauvreté, avec un coût de la vie toujours largement supérieur à celui de la France. Une telle perspective, c’est la fin de tous les espoirs de redressement du pays.

La réalité finit par s’imposer

Mais ces 10 ans à venir sont aussi ceux de toutes les possibilités, car nous pouvons constater une adhésion des candidats aux propositions de changement structurel de La Réunion proposées par le Parti communiste réunionnais. Au cours de ces deux dernières semaines, l’opinion a pu assister à l’unanimité des discours rendant hommage à plus de 50 ans de luttes du PCR.
Ainsi, tous ont pris position pour l’autonomie énergétique, l’autosuffisance alimentaire, la coopération régionale, la priorité à l’emploi des Réunionnais, pour plus de responsabilités. Pour avoir soutenu ces propositions depuis 50 ans, les dirigeants du PCR ont été calomniés, traités d’anti-français et traînés devant les tribunaux.
Aujourd’hui, les partis présentant des candidats à la présidentielle sont confrontés au vide des idées de leurs représentants à La Réunion. Alors les missionnaires venus de Paris reprennent ce que le Parti communiste réunionnais a proposé. Autrement dit, la réalité finit par s’imposer, et les candidats n’ont pas d’autre choix que celui de s’appuyer sur les propositions du parti qui réfléchit en Réunionnais depuis plus de 50 ans.

Le choix fondamental du 22 avril

Pour notre île, cela signifie que le futur président de la République a déjà intégré avant le scrutin les propositions réunionnaises. En effet, toutes les composantes des forces qui assureront le changement au deuxième tour de la présidentielle se sont engagées pour ces propositions.
C’est là que se situe le choix fondamental du 22 avril : signifier le départ de Sarkozy et préparer l’application concrète du plan de développement durable du pays, accepté par ceux qui seront au pouvoir dans un mois à Paris. Il sera vital de voter pour les forces du changement.

M. M.


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