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Le clientélisme de Didier Robert fait dépenser 17,64 millions d’euros à la puissance publique

Le gaspillage plutôt que l’investissement

Manuel Marchal / 2 janvier 2012

Lors d’une conférence de presse organisée à l’attention de média triés sur le volet, Didier Robert avait annoncé le bilan de la première année de distribution des bons de 360 euros pour l’aide au voyage. D’après lui, il y avait 49.000 personnes. Cela représente donc 17,64 millions d’euros, bien plus que ce que la Région doit verser en participant à l’augmentation de capital d’Air Austral.

Depuis l’arrivée de l’UMP à la Région, le bâtiment de la collectivité s’est transformé. Alors que la Région est l’institution de la planification économique et de la coordination des chantiers de développement, elle a toute l’apparence d’une mairie. Dans le hall, des gens font la queue pour réclamer un bon, comme si le Conseil régional était un CCAS.
Des agents sont donc payés pour distribuer des bons, en échange d’un dossier rempli.
Cette transformation est due à l’orientation clientéliste donnée par Didier Robert à l’institution. Elle est là maintenant pour donner des bons d’achat ou de réduction, en espérant bien évidemment que le bénéficiaire se rappellera du geste au moment de voter.
En juin dernier, face à une presse triée sur le volet, Didier Robert avait fait une opération de com’ sur le thème de l’aide au voyage. Il s’est vanté d’avoir fait le bonheur de 49.000 personnes en un an.
Lorsque l’on ramène ce nombre à la somme dépensée, le calcul débouche sur une somme importante : plus de 17 millions d’euros à raison d’un subvention de 360 euros par billet d’avion vendu par les compagnies aériennes.

Le clientélisme à l’œuvre

Cette somme est à rapprocher de la demande d’augmentation de capital formulée par Air Austral à ses actionnaires. Selon "le Quotidien" du 14 décembre dernier, l’effort de la collectivité dans cette opération s’élèverait à 11 millions d’euros, soit 6 millions de moins que la somme que Didier Robert fait dépenser à la puissance publique pour une opération clientéliste dans le transport aérien.
On a donc bien là l’opposition de deux lignes : le gaspillage plutôt que l’investissement.
L’investissement, c’est l’A380 : le passager a un billet d’avion 30% moins cher sans que cela coûte un centime à la collectivité.
Le gaspillage, c’est Didier Robert : il provoque plus de 17 millions de dépenses publiques sans faire baisser le prix du billet d’avion payé aux compagnies aériennes.
Renouvelée chaque année, cette dépense fait peser sur les finances publiques un coût largement supérieur à celui d’une participation à une augmentation de capital pour investir dans un projet qui rapporte des recettes.

M.M.


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