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Le collectif “Nou vé nout tram” appelle à voter l’Alliance

Elections régionales

Témoignages.re / 11 mars 2010

A quelques jours du premier tour des élections régionales, le collectif “Nou vé nout tram” appelle à voter l’Alliance. Des élections qui prennent, selon le collectif, un caractère particulier, celui de la validation d’un référendum pour le tram-train. Bien plus qu’un moyen de transport, le tram-train est la promesse du développement durable, « un horizon d’excellence et d’avenir pour notre jeunesse ».

Le collectif “Nou vé nout tram” a été créé l’année dernière lorsque la ministre de l’Outre-mer, Marie-Luce Penchard, avait annoncé que l’Etat ne mettrait pas la main à la poche pour la dotation ferroviaire de 80 millions d’euros par an. Le collectif avait alors manifesté devant la Préfecture pour apporter son soutien au projet Tram-train. Cette fois, le collectif “Nout vé nout tram” intervient pour inciter les Réunionnais à voter pour l’Alliance, seule liste favorable au projet Tram-train et capable de le mener à bien.
Alors pourquoi soutenir le projet Tram-train ? Krishna Damour, porte-parole du collectif “Nou vé nout tram”, accompagné du syndicat Vigilance Terrassiers Réunionnais (VTR), de l’Alliance des Jeunes pour la Formation et l’Emploi des Réunionnais (AJFER) et du Pôle des Echanges et des Idées (PEI), a exposé les enjeux socio-économiques et environnementaux de la solution ferroviaire. « Le tram-train ne doit pas être encarté politiquement, c’est un projet qui appartient aux Réunionnais », affirme Krishna Damour.
Un projet dont dépend l’avenir des Réunionnais, à en croire le collectif “Nou vé nout tram”. « La politique de transport a une influence sur le dynamisme d’une région ». Le tram-train est une alternative au tout-voiture, il évitera le coma circulatoire avec 280.000 voitures en plus d’ici 2025, soit 20.000 voitures en plus sur les routes chaque année. A cela s’ajoutent la pénurie de pétrole qui s’annonce et l’augmentation des prix du baril. Le tram-train fonctionnera grâce à l’électricité, et Krishna Damour de rappeler que le projet Gerri a fixé l’objectif de l’autonomie énergétique d’ici 2030. Le tram-train anticipe donc les conséquences de la progression démographique et la nécessité de protéger l’environnement. « Le tram-train est un véritable vecteur d’aménagement du territoire. Relier les quartiers, rapprocher les villes et les hommes, faire émerger de nouvelles infrastructures : on le voit, l’humain est au cœur du projet », insiste Krishna Damour, évoquant par ailleurs la création d’un maillage de réseaux de transports collectifs qui favorisera « les liens sociaux et une mixité sociale ». « Nous ne pouvons pas être à contre-courant du développement durable », affirme-t-il. Comme le sont les candidats aux élections régionales opposés au train-train.

Le manque de crédibilité des opposants au tram-train

Krishna Damour a dénoncé les « attaques burlesques, farfelues » de ces candidats. Il a ainsi fait un parallèle entre le projet Tram-train et le CHD de Bellepierre. A l’époque, les opposants étaient nombreux à fustiger un projet qui coûtait environ 2 milliards de francs CFA. « Qui regrette aujourd’hui cet investissement ? », demande-t-il. « Le coût réel de ne rien faire conduirait à l’effondrement de notre économie ». Et ce n’est pas la solution des 2.000 bus de Didier Robert ou encore le tram-train sur pneus qui feront l’affaire. « Ce n’est pas sérieux de dire cela. Car ceux-là même s’affichent clairement contre l’émanation du CO2, avec leur slogan “Non au CO2”. Or, quand nous comparons le bilan carbone du tram-train à celui du bus, un wagon d’un tram est équivalent à 10 bus », indique Krishna Damour. Pour le tramway sur pneus, La Réunion ne dispose pas, comme à Clermont-Ferrand, d’une entreprise de renommée comme Michelin.
Pour le collectif “Nou vé nout tram”, la réalisation du tram-train dépasse le cadre de l’île. Le projet annulé inscrirait La Réunion sur « la liste noire des pays non crédibles en termes d’investissement ». Et de rappeler que le Groupe Colas a souligné que la réalisation du tram-train est tributaire des élections régionales.
Mais en cas de victoire de l’Alliance, le gouvernement va-t-il suivre ? Krishna Damour rappelle que le président de la République a lui-même signé le Protocole de Matignon (2,5 milliards d’euros pour le tram-train et la route du Littoral) et qu’il n’a pas évoqué le sujet lors de son passage à La Réunion. Le courrier du Premier ministre François Fillon au Président de Région Paul Vergès assure d’ailleurs le soutien de l’Etat « dans un engagement loyal du projet ».
« Notre choix est rapidement fait entre ceux qui proposent un horizon d’excellence et d’avenir pour notre jeunesse et ceux qui proposent des petits horizons. Pourquoi se contenter de peu quand nous pouvons voir loin ? »,
a conclu le porte-parole du collectif “Nou vé nout tram”.

Edith Poulbassia


• Herman Elise, Président de Vigilance Terrassiers Réunionnais (VTR)

« 520 millions d’euros pour les TPE/PME réunionnaises »

Le syndicat VTR soutient le projet Tram-train. Herman Elise rappelle que 520 millions d’euros sont réservés dans le contrat Tram-Tiss pour les TPE/PME de La Réunion. Beaucoup de ces entreprises ont souffert de la crise et ont mis la clé sous la porte. « Elles sont en attente de jours meilleurs, d’un projet réaliste, comme le tram-train », lance Herman Elise. 80% des salariés ont été licenciés en deux ans, affirme-t-il. Le sort du reste des employés est suspendu au projet Tram-train.

• Naven Mayandy, Alliance des Jeunes pour la Formation et l’Emploi des Réunionnais (AJFER)

Ceux qui sont contre le tram-train s’apparentent à des « fossoyeurs de l’emploi »

Les jeunes Réunionnais attendent le tram-train parce qu’il est pourvoyeur d’emplois. Naven Mayandy, membre de l’AJFER, rappelle qu’une première session de formation sera organisée dès cette année avec le Carif-Oref en maçonnerie, câblage électrique, aménagement paysager, etc… le groupement Tram-Tiss s’est engagé à 10.000 heures de formation pour les jeunes, ce qui représente un coût de 14 millions d’euros. Pour la première tranche du tram-train, 4.000 emplois vont être créés pour la construction, et 300 pour le fonctionnement. 25% de ces emplois seront réservés à des jeunes diplômés, on tiendra aussi compte des personnes handicapées et de parité homme/femme. Pour Naven Mayandy, ceux qui sont contre le tram-train s’apparentent à des « fossoyeurs de l’emploi ».

• Gérald Orlando, Pôle des Echanges et des Idées (PEI)

« Au-delà de ces élections, l’enjeu majeur c’est l’avenir de La Réunion »

Ce groupe de réflexion sur l’identité réunionnaise et la place de l’homme et de la femme dans la société se sent interpelé par le débat et veut aller au-delà du contexte politique. « Au-delà de ces élections, l’enjeu majeur c’est l’avenir de La Réunion », affirme Gérald Orlando, Président de PEI. A ceux qui évoquent le risque d’un « déficit chronique » du budget de La Réunion à cause d’un projet comme le tram-train, il rétorque : bien des projets ont été réalisés avant comme la route du Littoral, le CHD de Bellepierre, sans plonger La Réunion dans le rouge, et le projet Tram-train a d’ailleurs reçu le prix d’excellence, remis par Patrick Devedjian, alors Ministre chargé du Plan de Relance. « Paul Vergès est en possession de tous ses moyens. Nous pouvons utiliser la grande sagesse de cet homme comme point positif pour l’avenir », a-t-il conclu.


Dernière "Opération sauvetage" d’une liste en perdition ?

Constatant l’impact désastreux de la venue de Christian Estrosi, Didier Robert et ses partisans cherchent à monter une nouvelle opération, indique une source bien informée. Ils s’échinent à obtenir du gouvernement un document visant à insinuer le doute sur la réalisation du tram-train. De telles méthodes ne trompent personne, et traduisent le degré de perdition de cette liste.



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  • l’iNSEE a publié des chiffres intéressants concernant le trafic de voyageurs.

    1e le Tampon est la seule commune qui ait voulu garder cette compétence. toutes les autres communes ont laissé cela aux EPCI

    2e les chiffres donnés par l’INSEE sont stupéfiants concernant le Tampon. outre le fait que pour l’année 2007, la mairie n’a donné aucun chiffre, on ne peut que comparer avec l’année 2006. Et alors là, chapeau : nombre de voyageurs transportés : 290,946 pour l’année 2008, ce chiffre n’est que de ...199,255.

    près de 91,691 voyageurs en moins sur deux ans.

    or le chiffre était en nette progression entre 2004 et 2006, passant de 183,926 à 290,946

    entre 2006 et 2008 : quel est l’événement tragique survenu au Tampon ?

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