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Le développement pour tous : une réalité en marche

Une délégation du PCF à la rencontre des expériences réunionnaises

Manuel Marchal / 30 octobre 2009

Lancé en 1999, l’objectif d’autonomie énergétique pour 2025 débouche déjà sur des réalisations concrètes. Il est important que toute la population puisse avoir le droit de bénéficier des progrès obtenus.

La deuxième journée de la visite de la délégation du PCF a été marquée par l’arrivée de la secrétaire nationale, Marie-George Buffet. Après un accueil fraternel à l’aéroport par une délégation du PCR conduite par Élie Hoarau, Marie-George Buffet, accompagnée de son secrétaire Gérard Busque, de Jean-Louis Le Moing, responsable national DOM-TOM, de Jean-Charles Nègre, membre du Comité national et de Gilles Poux, maire de la Courneuve, s’est rendue au Conseil régional pour un échange avec le président de la Région.
Répondant aux questions des journalistes, Marie-George Buffet a indiqué que le but de la visite de la délégation est d’étudier les réalisations, notamment de la Région, dans l’aménagement et l’écologie.
Sachant que la Région a fixé comme objectif l’autonomie énergétique pour 2025. Cela a une conséquence : l’écologie à La Réunion ce n’est pas que des intentions, mais aussi des métiers nouveaux.
La secrétaire nationale du PCF constate qu’à chaque fois qu’elle vient à La Réunion, elle voit des projets qui se réalisent. Marie-George Buffet y voit une capacité à concrétiser.
Pour sa part, Paul Vergès a rappelé l’objectif d’autonomie énergétique en 2025 pour la production électrique, mais aussi pour la consommation des transports. L’essentiel, c’est l’autonomie énergétique, a-t-il souligné, et l’objectif, c’est que La Réunion soit le premier territoire de la République sous le signe du développement durable, a-t-il ajouté en substance.
Après la Région, la visite s’est poursuivie au Port, dans le quartier de la Ravine à Marquet (voir page suivante).
À cette occasion, Jean-Yves Langenier, maire du Port, a expliqué que les avancées technologiques liées à la recherche du développement durable peuvent d’abord profiter aux plus pauvres. La diminution des factures d’électricité et d’eau est un gain de pouvoir d’achat d’autant plus important que les revenus sont faibles.
Pour cela est donc mis en place une politique qui vise à favoriser l’accès de tous au chauffe-eau solaire par exemple.
Cela n’est qu’un des aspects de la démocratisation des avancées technologiques. Car il est également important de signaler que la croissance de ces nouvelles filières économiques va augmenter le nombre d’emplois, tout en réduisant la pollution, et en libérant progressivement La Réunion d’une facture annuelle de plusieurs centaines de millions d’euros par an destinée à payer le charbon et les carburants que nous importons aujourd’hui.
C’est La Réunion du 21ème siècle qui est en train de se construire en fonction d’un objectif stratégique : la réduction de 100% des émissions de CO2 pour 2025, soit dans 16 ans.
Pour atteindre le plus rapidement cet objectif, il est important que toute la population puisse bénéficier de toutes les avancées afin qu’elle constate très rapidement une amélioration de sa situation. Cette démocratisation est une contribution réunionnaise à un problème mondial : comment diffuser le plus largement possible la technologie des énergies renouvelables et des économies d’énergie ?

Manuel Marchal


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