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« Le PCR a marqué et marquera encore pour longtemps l’histoire de notre pays »

7EME CONGRES DU PCR

Témoignages.re / 8 décembre 2010

Après Eric Fruteau hier, nous reproduisons aujourd’hui le texte de l’intervention prononcée samedi à l’Etang du Gol par Jean-Marc Gamarus, délégué de la section de Saint-Paul au 7ème Congrès du PCR.

« Chers camarades,
En prenant la parole ici, aujourd’hui, j’ai une pensée particulièrement émue pour 2 camarades de notre équipe municipale : le camarade Natio Jean-Luc et le camarade Flahaut Josselyn qui nous ont quittés et qui auraient, j’en suis sûr, été fiers et heureux de partager ce grand moment avec nous...
Je pense aussi et surtout à tous nos militants les plus humbles, les plus dignes, les plus fidèles... à tous ces anonymes, à tous ces sans grade au cœur rempli de fraternité qui restent contre vents et marées fidèles à nos idéaux et qui font partout où ils se trouvent la vraie force de notre parti.

Mes camarades,
Le PCR, c’est un grand parti
C’est une histoire partagée
C’est une base fidèle et parfois désorientée
C’est des hommes et des femmes qui nous observent et qui croient aux valeurs que nous défendons...
Le PCR, notre Parti, a marqué et marquera encore pour longtemps l’histoire de notre pays.
Ceux qui ont bâti ce parti, ceux-là se sont appuyés sur une base forte, des militants dévoués et solidaires.
Ces camarades croyaient tous à l’idéal communiste, aux valeurs du communisme...
Les mots Égalité, Fraternité, Solidarité avaient pour chacun un sens fort...
Chacun de nous est en quelque sorte un morceau de notre parti.
Chacun d’entre nous aspire à être reconnu, considéré et respecté.
Chez nous, au PCR, il n’y a pas des grands, il n’y a pas des petits... il n’y a que des camarades qui partagent les mêmes valeurs, les mêmes idéaux...
Notre parti est un bien commun qui n’appartient à personne en particulier...

Mes camarades,
Pour qu’un arbre résiste, pour qu’un arbre continu de porter des fruits, il faut qu’il repose sur des solides racines, il faut que ses racines soient irriguées...
Pour notre parti, c’est pareil.
Peut-on continuer sans une base solide ?
Peut-on continuer d’exister sans nous reposer en priorité sur nos propres militants ?
J’ai eu l’occasion de le dire au Comité central :
Notre parti a besoin d’un vrai dialogue,
Notre parti a besoin d’un vrai débat,
Notre parti a besoin d’un rajeunissement,
Notre parti a besoin d’une identification élargie...
Nous avons du pain sur la planche, il nous faut revoir notre façon de faire...
Il nous faut susciter et redonner confiance à la base souvent désorientée par notre affichage politique flou...
L’UMP, Sarkozy, la Droite sectaire et arrogante sont depuis toujours nos adversaires aux yeux de nos militants… ils attendent de nous un positionnement permanent sur cette réalité vécue douloureusement par toutes les victimes de cette politique anti-sociale de Sarkozy et de son gouvernement...
Si nous faisons les choses comme nous avons toujours fait, nous obtiendrons toujours le même résultat.
Si nous voulons obtenir des résultats différents, des résultats qui répondent à nos attentes, il faut alors parfois se faire violence pour faire les choses différemment.

Mes camarades,
L’avenir se construit au jour le jour... l’avenir commence aussi aujourd’hui.
Dans son intervention à l’ouverture de notre 7ème Congrès, le camarade Élie Hoarau disait (je cite) : « C’est en corrigeant les erreurs personnelles que l’on devient un bon Communiste, c’est en corrigeant les erreurs collectives du parti que l’on devient un grand Parti, un Parti respecté de ses membres et respecté des autres ».
Je partage totalement ces propos qu’on pourrait relier à une phrase emblématique de notre défunt et regretté camarade Laurent Vergès : « Nou lé pa plis, nou lé pa moins, respect à nou ».
Oui mes camarades, sans faire offense à la mémoire de notre camarade disparu, ce cri s’adresse indirectement à nous : « Nou lé pa plis, nou lé pas moins, respect nos militants ».
Nous sommes face à des grands défis... La Réunion nous regarde...
Gardons-nous surtout de jeter l’anathème, l’anathème n’a jamais contribué au débat...
Mettons-nous solidairement au travail.
Agissons ensemble pour un PCR plus fort, plus solidaire, plus fraternel et plus respecté.
Agissons ensemble pour un PCR en phase avec sa base et avec ses militants. »


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