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Le PCR dans une dynamique de reconquête

Dans deux jours, le premier tour des départementales et des tendances déjà claires

Manuel Marchal / 20 mars 2015

A deux jours du scrutin, les choses sont de plus en plus claires. Des partis issus de créations médiatiques (PLR, LPA….) ne sont pas au mieux, même les sondages ne leur sont pas favorables. À l’opposé, le PCR est dans une dynamique de reconquête. Sa démarche s’appuie sur un programme, avec 25 propositions connues qui cherchent à répondre aux problèmes de la population. C’est toute la différence.

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Rassemblement du 22 février à Sainte-Suzanne, un succès.

Les élections départementales verront leur premier tour se dérouler dimanche 22 mars. Elle se fonde sur des circonscriptions nouvelles, et un mode d’élection inédit.
Nouvelle assemblée et remise à plat de l’échiquier politique, c’est en tout cas ce qui se profile pour La Réunion.

Depuis la présidentielle et les législatives de 2012, le paysage politique réunionnais s’est considérablement morcelé. Il a vu la création de partis à but clairement électoraliste, reposant sur des personnalités et non pas sur un programme. L’émiettement est allé jusqu’au niveau municipal, avec la naissance de formations ne se structurant guère au-delà d’une seule commune.

LPA tente de se développer à partir de Saint-Leu, PLR avait Saint-Paul comme base, le Progrès a Saint-Joseph et Saint-Benoît. Les médias amplifient la tendance et se focalisant sur des personnalités et non pas des partis et des programmes. Cela peut rapidement dériver sur la mise en valeur de créations médiatiques sans programme et donc sans perspective. Mais c’est le suffrage universel qui établit les lignes de force en dernier recours. Le peuple va donc trancher dès dimanche.

PLR, LPA et Miranville en grandes difficultés

La campagne des départementales montre manifestement une grande difficulté pour ces créations médiatiques. À La Possession, Vanessa Miranville et son parti municipal sont sur la défensive. La réalité s’impose, et elle met en évidence les graves erreurs de gestion et le gaspillage. Dans une lettre adressée à la population, Philippe Robert et Anne-Laure Deveaux répondent point pour point à la propagande d’une égérie des médias au bord de la rupture. Dimanche, les candidats progressistes seront devant.
Pour le LPA, le problème se pose au coeur de son dispositif à Saint-Leu. Son président n’est pas en lice, car il est déjà député et maire. Les candidats du LPA à Saint-Leu ont donc bien du mal à se détacher. En cas de défaite, le retentissement sera certain car la base de conquête vacillera. Tous les plans de LPA seront bouleversés.

Pour PLR, la situation est plus grave encore. Au moment de sa création, ce parti avait 3 maires, 8 conseillers généraux et une députée. Au soir du 29 mars, il risque de ne plus avoir qu’une mairie et une députée en sursis. Aux dernières municipales, PLR a perdu sa base de Saint-Paul. Avant même le premier tour, il n’a plus de candidat dans l’Est, là où il avait 4 conseillers généraux. À Saint-Paul, il avait 3 conseillers généraux, 2 ont refusé de concourir et la seule sortante en lice est en grande difficulté. Le canton de Trois-Bassins est désormais fusionné avec Saint-Leu, et le conseiller PLR sortant est redevenu un Divers gauche. Au Port, Jean-Yves Langenier et Firose Gador font la course en tête devant les candidats de la mairie PLR. Même les sondages ne sont plus favorables à PLR, alors qu’ils étaient auparavant un argument sur laquelle ce parti pouvait s’appuyer.

En cas de zéro pointé dans l’Ouest, PLR peut d’ores et déjà faire une croix sur le mandat de député de sa présidente. Les législatives ne sont que dans 2 ans.

Le PCR marque sa différence

Le PCR se situe dans une dynamique de reconquête avec une approche différente. Le 22 février dernier, les communistes ont présenté un programme composé de 25 propositions. C’était lors d’une réunion rassemblant plus de 800 personnes à Sainte-Suzanne. Tout est public et ceux qui le souhaitent peuvent donc discuter sur du concret. Témoignages a d’ailleurs diffusé ces dernières semaines la totalité de ce programme. Le PCR a été le seul parti à placer les préoccupations de la population et à proposer des réponses dans un plan d’ensemble rédigé et diffusé dans toute l’île. C’est toute la différence avec les créations médiatiques, et c’est cela qui fera la différence dans les urnes dimanche.

Dimanche verra aussi l’impact de dynamiques venues de France qui s’amplifieront la semaine prochaine. Toute la question sera de connaître l’ampleur de la défaite du PS en France, et celle de la victoire de l’UMP, car l’extrême droite est en quasi-impossibilité de gagner le moindre département. Cela influencera sur la force de ces deux partis à La Réunion. Dans cette bataille, le PCR propose aux Réunionnais une alternative construite sur un projet réunionnais, pouvant être une base de rassemblement. C’est là aussi toute la différence.


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