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Le PCR en séminaire d’étude sur l’avenir de la sur-rémunération et de la filière canne. François Hollande va-t-il survoler les sujets ?

Quartier-Français (Sainte Suzanne)

Correspondant Témoignages / 11 août 2014

Samedi, 88 responsables du PCR s’étaient donné rendez-vous pour se pencher sur 2 dossiers importants qui impactent l’avenir du pays : les menaces sur la filière canne et la sur-rémunération. Cette initiative intervenait après l’installation du Comité Général qui s’était tenue à Saint Paul, le 20 juillet dernier. Un rapport avait constaté le besoin de continuer le travail d’harmonisation idéologique dans le parti entrepris depuis les préparatifs du dernier Congrès. Le contexte de la visite du Président de la République le 21 août a servi de fil conducteur aux différentes interventions. Mais, au-delà de l’immédiat, c’est surtout l’avenir du pays qui est très préoccupant.

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Une vue partielle de la salle du séminaire qui a accueilli 88 participants et participantes.

Maurice Gironcel a ouvert la matinée de travail en expliquant les raisons de la rencontre et les objectifs poursuivis. Fabrice Hoarau a fait le point sur l’actualité extérieure et intérieure, soulignant les propos alarmants de la gouvernance française sur les difficultés à la prochaine rentrée et s’interrogeant sur les conséquences de la décision du Conseil Constitutionnel.

Après ces deux interventions, Yvan Dejean a abordé le premier rapport du séminaire en rappelant l’histoire coloniale dans laquelle s’est développée la politique des revenus qui a conduit aux inégalités actuelles. La rémunération de la fonction publique apparaît ainsi comme une illustration de ce désordre social et économique piloté par tous les gouvernements qui se sont succédé à Paris. L’après midi, l’avenir de filière canne se présentait comme un cas supplémentaire d’une politique délibérée, sans concertation et sans anticipation.

Il y a danger pour les planteurs de canne comme pour les fonctionnaires. Il faut sonner le rassemblement car c’est toute l’économie de La Réunion qui sera touchée. C’est dans ces conditions particulières des relations historiques avec La Réunion que la visite du Président de la République prend l’allure de celle du décideur suprême. En effet, tout le monde est suspendu à sa décision. Car, au-dessus de lui, il n’y a plus personne d’autre. Le schéma suivi depuis Colbert s’est refermé.

Saura-t-il s’élever au-dessus du lot ou au contraire sombrer comme ces prédécesseurs qui ont refusé de s’attaquer frontalement aux difficultés structurelles, par manque de courage politique ? Le résultat laissé est impressionnant : 30% de chômeurs, 50% sous le seuil de pauvreté et 30% vit de minima sociaux. Cela fait 2 ans que ces femmes et ces hommes attendent le changement qui leur avait été promis. N’en rajoutez plus !

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La table du secrétariat qui a animé cette rencontre.

Se préparer à de nouveaux rendez-vous.


Ce premier séminaire en appelle d’autres. De 9h à 16h, de nombreuses questions ou remarques ont ponctué la journée. Les interventions des participantes et participants ont témoigné de leur intérêt pour de tels rendez-vous. Le secrétariat leur a assuré que les autres rencontres porteront sur l’Octroi de mer, les Accords de Partenariats Economiques UE-ACP, l’Assemblée Unique, entre autres sujets.



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  • Quelque soit les aléas de la vie politique, un parti doit continuer d’exister s’engager quotidiennement sur tous les thèmes de société, bien sur il est plus difficile pour certain partis politique de combattre, dénoncer les injustices, proposer des solutions quand d’autres existent le temps d’une campagne, à mon simple avis, c’est dans le combat, la lutte que se forge les victoires sinon ce n’est que satisfaction éphémère.

    Ce séminaire prouve que des femmes,des hommes , des militants politiques travaillent, discutent, proposent des solutions pour la Réunion ; loin du slogan méttamoin an lèr ma règ lo problèm.

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