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Le PCR exige une véritable clarification sur l’accord qui existerait entre Didier Robert et des dirigeants socialistes du Sud

Après les révélations de l’ancien sénateur Edmond Lauret…

Témoignages.re / 29 mai 2012

Nous entrons dans la dernière étape d’un changement de majorité en France après de nombreuses grandes villes, la quasi-totalité des Régions, le Sénat, la Présidence de la République, l’Assemblée nationale doit changer de majorité. C’est ce qu’Elie Hoarau appelle « mettre en place tous les outils institutionnels » pour un véritable changement. Mais une tribune libre de l’ancien sénateur Edmond Lauret appelle une clarification, voire une plainte pour diffusion de fausses nouvelles, diffamation…

Après les révélations de l’ancien sénateur Edmond Lauret…

Le PCR exige une véritable clarification sur l’accord qui existerait entre Didier Robert et des dirigeants socialistes du Sud

Nous entrons dans la dernière étape d’un changement de majorité en France après de nombreuses grandes villes, la quasi-totalité des Régions, le Sénat, la Présidence de la République, l’Assemblée nationale doit changer de majorité. C’est ce qu’Elie Hoarau appelle « mettre en place tous les outils institutionnels » pour un véritable changement. Mais une tribune libre de l’ancien sénateur Edmond Lauret appelle une clarification, voire une plainte pour diffusion de fausses nouvelles, diffamation…

Une interview de Paulet Payet dans “Le Quotidien” du 29 janvier 2012 avait de quoi inquiéter les électrices et les électeurs. Le maire du Tampon disait clairement que Didier Robert avait « deux dettes envers le PS » et « qu’il y a un axe fort entre le Parti socialiste et Didier Robert » (voir encadré). Depuis le week-end dernier, une tribune libre de l’ancien sénateur Edmond Lauret (voir encadré) confirme cet indice fort.
« Il y a ceux qui se situent dans le camp de la majorité présidentielle — le PCR, le PS et d’autres forces plus ou moins organisées — pour un véritable changement, et les autres », note Elie Hoarau. Pour lui, « l’affrontement doit se faire entre les deux camps et les choses doivent être claires pour les électrices et les électeurs. Il y a des choses que l’on cache aux électrices et aux électeurs et il est nécessaire de les clarifier. La vérité doit être dite. On est dans un camp ou dans un autre et il faut dire dans quel camp on est. On ne peut pas avancer masqué ». Question de loyauté vis-à-vis des électrices et des électeurs.
Paul Vergès estime que si l’on fait montre « de cohésion, de détermination et de loyauté », La Réunion peut envoyer sept députés de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale. Et cela sera souligné comme l’a été le résultat de La Réunion à l’élection présidentielle. Mais voilà que la tribune libre d’un ancien parlementaire réunionnais, connu de tous et dont on connaît l’engagement à droite, confirme qu’il y a bien « un accord entre deux forces qui se disent opposées ». Un accord qui va de l’élection régionale à l’élection municipale de 2014 en passant par les élections cantonales et l’élection législative. « Des assertions signées que l’on ne peut pas passer sous silence et qui portent atteinte à l’intégrité des hommes politiques » concernés.

Une gravité extrême

C’est un problème énorme, inimaginable en France continentale. Et s’il n’y a pas de clarification, les cadres, les militant(es), les électrices et les électeurs vont s’interroger en se demandant si l’on n’est pas en train de les rouler. S’il n’y a pas de clarification, comment empêcher des gens de dire : « ils sont tous pourris », « ce sont des menteurs… ». Et « cela se déroule entre Didier Robert, responsable de l’UMP, et des responsables socialistes du Sud. C’est d’une gravité extrême ».
Elie Hoarau et Paul Vergès affirment à l’unisson : « Pour crédibiliser les personnes mises en cause, nous attendons une déclaration de chacune des personnes citées ». Ils vont plus loin, estimant que « les choses sont d’une telle gravité que la clarification passe par le dépôt d’une plainte pour diffusion de fausses nouvelles, diffamation… ». D’autant que cette affaire devrait dépasser les limites de l’île.
En fait, c’est la question du désistement qui se pose. « On se désiste en faveur de qui ? ». Les électrices et les électeurs, si une clarification n’est pas engagée, seront fondés de se demander pour qui ils votent réellement : Pour Jean-Jacques Vlody ou pour Didier Robert ou pour un tandem : Jean-Jacques Vlody/Didier Robert ?

Correspondant


Morceaux choisis

Paulet Payet, “Le Quotidien” de La Réunion du 29 janvier 2012

« Didier Robert trompe la population (…) parce qu’il y a un axe fort entre le Parti socialiste et Didier Robert (…). Didier Robert a deux dettes envers le PS. La première est liée au deuxième tour des législatives de 2007 quand Jean-Jacques Vlody n’a pas milité pour Paul Vergès. Cette première dette, il l’a soldée aux cantonales. La deuxième, c’est que si nous sommes à la Région aujourd’hui, c’est parce que le PS n’a pas fait bloc avec le PCR au deuxième tour. C’est ce qui a poussé Didier Robert, au soir du deuxième tour des cantonales, à demander à la droite réunionnaise l’autorisation de rencontrer Gilbert Annette pour offrir à Jean-Jacques Vlody la présidence du Conseil général (…). C’est ce qui me fait dire qu’au Tampon, le PS n’est pas un adversaire. Le dire, c’est tromper la population. Il y a au contraire un axe fort Robert/PS qui se vérifie à la CA Sud. »


Edmond Lauret, “Le Quotidien” de La Réunion du 27 mai 2012

Après avoir dénoncé les agissements de la majorité municipale fidèle à Didier Robert qu’il appelle « la bande des 40 », Edmond Lauret, ancien sénateur, note que « cette attitude pitoyable (…) qui n’est hélas que la face cachée de l’iceberg (…) est la conséquence logique d’un accord scélérat scellé en 2010 dans le dos des électeurs et des électrices réunionnais avant le deuxième tour des élections régionales : pour accéder à la Région, il a fallu vendre le Tampon, fleuron de la droite locale, à la gauche plurielle ». Plus loin, l’ancien sénateur parle de « payer la dette des régionales 2010 aux socialistes » pour expliquer l’éventuel basculement de la 3ème circonscription.


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