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Le PCR maintient le cap : pour des solutions réunionnaises aux problèmes de La Réunion

Face à la diversion entretenue par les attaques contre le PCR

Manuel Marchal / 8 février 2016

L’année 2015 s’est terminée par un record de chômage à La Réunion, avec plus de 180.000 travailleurs inscrits à Pôle emploi. Face à la grave pénurie de logements que connaît notre île, les constructions dans le parc social sont bien en deçà des besoins. La hausse des salaires et des prestations sociales n’arrive pas à suivre l’augmentation des prix dans l’alimentation. Ce sont des données concrètes sur lesquelles le PCR appelle au débat.

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Le problème numéro un à La Réunion, c’est le chômage.

Vendredi dernier, Réunion Première a accordé un droit de réponse au PCR, mis en cause par Claude Hoarau la semaine précédente. Au cours de son passage sur le plateau, Maurice Gironcel a rappelé les priorités du PCR. Le Parti communiste réunionnais milite pour qu’un débat s’instaure sur les problèmes concrets que subit la population : chômage, manque de logement, la grande pauvreté, la vie chère. Cette crise ne se résoudra pas du jour au lendemain. D’où la proposition d’ouvrir un débat sur ces questions pour rechercher entre Réunionnais des idées qui pourront être portées par un large rassemblement.

Malheureusement, des positions personnelles sont mises en avant, a expliqué Maurice Gironcel. La dernière diversion en date est l’écho donné à une soi-disant lettre de démission du Conseil politique de 8 anciens membres de l’ex-section communiste de Saint-Louis. Rappelons que le 19 décembre dernier, le Conseil politique avait voté la dissolution de cette section, et appelé tous les communistes saint-louisiens à se mobiliser pour reconstruire une organisation dans ce territoire. Cette dissolution entraîne automatiquement le retrait des membres de cette section du Conseil politique du PCR.

Et notons surtout que cette publicité faite autour d’un non-événement détourne l’attention de faits bien rééls.

Menaces sur les droits sociaux

L’actualité de la semaine dernière a vu des nouvelles attaques contre les victimes de ce système injuste. En France, le Conseil départemental du Haut-Rhin veut conditionner le versement du RSA à sept heures de travail sans salaire par semaine. Pour sa part, le gouvernement a évoqué une possible diminution des droits des travailleurs privés d’emploi. Le montant des indemnités pourrait être baissé, par un système de dégressivité. Rappelons qu’en 2013, le gouvernement avait supprimé le RSTA. C’était une conquête sociale obtenue grâce à la lutte en 2009. Elle permettait aux travailleurs touchant moins de 1,4 SMIC de bénéficier d’un complément de revenu de 100 euros par mois pris en charge par l’État. Ce recul s’accompagnait du désengagement de l’État dans la prime COSPAR de 50 euros par mois.

Toutes ces mesures rendent encore plus difficile la situation des plus pauvres.

Des milliers d’emplois déjà supprimés

À La Réunion, les travailleurs souffrent depuis des années de l’abandon des grands chantiers. En 2010, les décisions de Gilbert Annette et de Huguette Bello avaient donné la présidence de la Région à Didier Robert. Ce dernier a alors entrepris de démolir un plan qui devait aider La Réunion à se placer sur le chemin du développement. Les décisions de stopper le chantier du tram-train et de remplacer la NRL initiale par une route en mer à 6 voies ont coûté très cher. L’expérience de la route des Tamarins montre combien un grand chantier adapté aux besoins du pays et aux capacités des entreprises réunionnaises peut être un moteur de la croissance. Aujourd’hui, le projet de Didier Robert est très loin de soutenir la comparaison. Ce chantier est actuellement censé tourner à plein régime, il ne fournit que quelques centaines d’emplois. Du fait de sa dimension essentiellement maritime, il nécessite le recours à des compétences que ne possèdent pas les entreprises réunionnaises. Les seules à profiter pleinement de ce chantier sont des sociétés de transport de matériaux sélectionnées selon des critères qui sont loin d’être partagés. En témoignent le mois dernier les manifestations de patrons s’estimant lésés par les conditions d’attribution des marchés.

Les problèmes restent

Le PCR se bat pour remettre en cause ce système. Mais ce qui est mis en avant, ce sont les polémiques créées par des personnes qui ne sont pas d’accord avec cette orientation, et qui n’ont pour seul programme que d’attaquer le PCR. Tout comme le résultat des dernières élections régionales, ces attaques ne peuvent pas masquer la réalité : le chômage augmente, les conditions de vie se dégradent, l’année prochaine verra la fin du quota sucrier. Ce sont autant de points qui ne pourront être évacués, sinon lors de la prochaine consultation électorale, la majorité des Réunionnais rejettera massivement les élections. Quelle sera alors la légitimité d’une élection si l’ensemble des élus ne représente plus qu’une minorité ?

M.M.



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  • L’opinion connait les effets dramatiques de ce système qui génèrent précarité, illettrisme, chômage, exil, misère matérielle et intellectuelle, inégalité de revenus, etc.
    Il est donc nécessaire de se pencher sur le causes réelles de ces effets, qui sont les responsables, quels sont ceux qui tirent profit.
    Les oligarchies de l’importation et de la grande distribution sont, prioritairement, les premiers désignés.
    Ils sont relayés par la classe politique, qui n’a pas du tout envie de modifier quoi que ce soit de ce système qui leur octroie pouvoir, fief et privilèges. Ils auraient plutôt tendance à aggraver la situation.
    Plus il y a précarité, meilleurs sont leurs pouvoirs, exemple à Saint-Pierre, où, le Sénateur Maire, Conseiller Régional, 3e sur la liste de Didier ROBERT, obtient 51% des suffrages exprimés.
    Il se garde bien de divulguer le taux de 69% d’abstention.
    Pas besoin d’attendre les prochaines élections, les élus sont déjà, largement minoritaire.

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