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Le peuple réunionnais doit être respecté

En finir avec l’impunité des racistes

Manuel Marchal / 19 août 2010

Luc Chatel, ministre de l’Éducation Nationale et porte-parole du gouvernement effectue une visite d’une journée dans notre île à l’occasion de la rentrée scolaire. Ce séjour s’effectue dans un contexte de crise sociale aggravée, marquée par plusieurs actes racistes perpétrés toujours impunis.

« Je suis blanc, et de toute façon, ici, c’est tous des nègres et toutes des p…, c’est comme cela qu’il faut faire », voici les propos tenus par un enseignant pour justifier une agression sexuelle qu’il a fait subir à deux jeunes Réunionnaises. Mais malheureusement, ces propos de Serge Copy ne sont pas un acte isolé. Ils ne sont que l’expression d’un racisme importé qui persiste au sein même de la fonction publique. C’est ce que rappelle notamment la réponse faite par un proviseur à des parents d’élèves qui souhaitent que leurs enfants aient des cours de créole au lycée : « vous n’enseignerez pas cette merde dans mon établissement », a-t-il dit en substance. Il fut une époque où un vice-recteur d’Académie appelait à « fusiller le créole », force est de constater que le fléau du racisme reste toujours présent à La Réunion.
Pour le moment, le ministre de l’Éducation s’est prononcé pour la révocation de Serge Copy de l’administration. Cette déclaration fait suite à une large mobilisation qui demandait à l’administration d’agir pour ne plus que ce personnage puisse être en contact avec des jeunes qu’il dit mépriser.
Le collectif Non au racisme ! Respèkt a nou ! a demandé au ministre de mettre ses actes en accord avec ses paroles, et donc de faire appliquer cette décision de révocation.
Mais au-delà de Serge Copy, c’est ce racisme latent qu’il est nécessaire d’extirper définitivement de l’administration. Comment en effet tolérer que la langue maternelle du peuple réunionnais puisse être insultée impunément par un fonctionnaire qui a la responsabilité de plus d’un millier d’élèves réunionnais ?
Face à cette question, il n’y a qu’une réponse, c’est le principe du respect du peuple réunionnais.

Manuel Marchal


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