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Le préfet Jean-Luc Marx entre en fonction

Premier contact avec la presse du nouveau représentant de l’État

Céline Tabou / 28 août 2012

Arrivé ce week-end, le nouveau préfet de La Réunion s’est dit « 100% opérationnel ». Ce dernier a tenu une conférence de presse, lundi, jour de son entrée en fonction afin d’évoquer ses priorités et les dossiers qui l’attendent. Parmi les dossiers majeurs pour Jean-Luc Marx : la sécurité civile avec les risques routiers et requin et l’emploi.

A titre personnel, ce dernier a évoqué l’aspect territorial de La Réunion et les possibilités de développer les terres cultivables et habitables. Reconnaissant un certain manque de connaissance de l’île, le nouveau préfet a souhaité se présenter et être interrogé sur les dossiers d’actualité, tels que le prix des carburant.

Dans un territoire insulaire dotée d’une forte croissance démographique, Jean-Luc Marx a salué la jeunesse de la population réunionnaise, qui se révèle être « un avantage et un défi ». « La Réunion présente de vraies caractéristiques qui sont un avantage et qui mettent en évidence un espace naturel fantastique, grâce à sa population dynamique, sa forte croissance démographique » a-t-il indiqué.

« Dans la continuité du travail réalisé »

Sans entrer dans les détails de la précédente mandature, le nouveau préfet a évoqué deux priorités immédiates pour La Réunion : « l’avion de lutte contre les incendies », qui devrait arriver d’ici quelques semaines et la sécurité civile avec le « le risque requin (qui, NDLR) est un élément important à la fois à travers le risque humain et l’impact économique, notamment dans le milieu du surf ». Ce dernier a évoqué le respect du « principe de précaution (...) que l’on soit du côté animal ou pour la pratique sportive ».
D’un point de vue économique et social, le préfet a rappelé les chiffres du chômage « élevé qui touchent surtout les jeunes ». Ce dernier a également relevé le dossier des contrats aidés : « les contrats aidés sont l’expression de la solidarité nationale ». « La Réunion avec 850.000 habitants, soit près de 1,2% de la population nationale possède un volume de contrat de près de 4% de l’ensemble des contrats aidés au niveau national ». Ces contrats aidés et les emplois d’avenir prévu par le gouvernement devraient selon le nouveau préfet de La Réunion répondre en partie à l’urgence de l’emploi à La Réunion, notamment des jeunes.
Prenant note du nombre élevé d’illettrés à La Réunion, 120.000, Jean-Luc Marx a expliqué que pour lui « l’éducation est et sera la priorité. Une éducation républicaine qui a intérêt à s’ouvrir vers l’extérieur ». Ce dernier a souligné la coopération internationale mise en place depuis des années entre La Réunion et les pays de la zone océan Indien ainsi que l’Inde et la Chine, et a expliqué que « l’apprentissage de l’anglais permettra aux jeunes de construire leur avenir et de jouer le même jeu » que les jeunes de la zone ou de France.

« Dans le cadre du dispositif national »

« L’insularité caractérisée et paramétrée génère des surcoûts dus à l’éloignement (ceux-ci, NDLR) diminuent le pouvoir d’achat des Réunionnais », notamment en ce qui concerne les prix des carburants. Sujet sensible, à l’origine des échauffourées du début d’année. Le préfet Jean-Luc Marx a expliqué que « la recette magique n’est pas du ressort du préfet, car dans l’ensemble national, on est dans la dynamique du gouvernement qui est de réduire la facture essence. Compte tenu des spécificités régionales, nous serons attentifs vis-à-vis du dispositif national pour pouvoir les appliquer sur le terrain ».
Sur la question des prix du carburant, le nouveau préfet avoue ne pas pouvoir statuer, ni s’expliquer sur ce dossier, car nouvellement venu. D’autant plus qu’il n’a pu s’entretenir avec les acteurs du secteur, faute de « langage à tenir ». Toutefois, Jean-Luc Marx se dit « confiant vis-à-vis de l’intégration de l’Outremer dans cette problématique ».
Centré sur l’espace réunionnais, Jean-Luc Marx a expliqué qu’il existait « un vraie question démographique et agricole à travailler ». Ce dernier a mis en évidence les nombreux espaces disponibles dans l’île : « Il y a une part non négligeable d’espace où il n’y a pas d’habitation, cela montre un vrai problème d’espace humain ». C’est pour cette raison que le préfet a décidé de rencontrer les 7.000 exploitants agricoles afin de mieux appréhender les terres utilisées et disponibles, pour pouvoir développer l’agriculture réunionnaise. Le préfet a indiqué qu’il faudra travailler « une bonne demi-journée » pour pouvoir aller sur le terrain et constater les disponibilités.

Céline Tabou


Kanalreunion.com