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Le soutien du “JIR” à la candidature de Vergoz suffira-t-il à sauver l’UMP ?

J.B. / 17 juin 2011

Pour la seconde fois en moins d’une semaine, le "Journal de l’île" vole au secours du soldat Vergoz. Il faut donc croire que l’alerte est prise très au sérieux. Car les faits cités par "Témoignages" ne décrivent pas une soi-disant "dérive droitière". Le soutien de Michel Vergoz à l’UMP est tellement sincère qu’il ne peut être que l’expression d’un profond sentiment. C’est à la Région qu’il officie publiquement... sans que le “JIR” ne trouve à redire. Il est le candidat idéal pour développer les idées de l’UMP, à savoir, s’attaquer aux idées des forces de progrès social, l’Alliance et le PCR.

Il y a un an, le 24 juin 2010, le Conseil régional débattait de l’abandon du tram-train et de la décision de repousser aux calendes grecques le début du chantier de la nouvelle route du Littoral. Le dossier était présenté par Didier Robert, président de Région et membre du bureau politique de l’UMP. Voici quelques déclarations prononcées, ce jour-là par un élu :

« J’aurais fait exactement ce qui nous est proposé ce matin ».
« Le 2 mars 2010, j’avais quasiment supplié Paul Vergès d’ajouter deux voies à la nouvelle route du Littoral. Le 21 avril, lors de votre investiture, président, j’avais souligné l’extrême urgence d’intégrer le transport collectif dans la nouvelle route du Littoral ».
« Le 6 mars 2010, le ministre des Trams a dit : “il n’y a pas de dotation ferroviaire” ».
« Nous nous en réjouissons. Cette orientation est une décision politique majeure qui sauvegarde l’intérêt du pays. Nous l’avons demandée, nous l’approuvons ».
Joignant le geste à la parole, l’élu vote à main levée pour la casse des deux grands chantiers.

Cet élu est donc totalement en phase avec le programme de l’UMP et ses choix idéologiques. Pour les conservateurs qu’ils sont, le tram-train remet en cause le tout automobile, il faut abattre le projet. Peu importe les emplois perdus, les finances en moins, les difficultés infligées aux jeunes générations… sans compter le coup de poignard infligé au développement durable.

C’est bien cet élu qui veut être sénateur, pour 6 années. Il va solliciter les voix des militants socialistes, et une fois élu, il prolongera son action, de la Région jusqu’au Sénat, pour soutenir les idées de l’UMP. Un seul exemple : Martine Aubry et, avant elle, Ségolène Royale, a donné son aval pour le tram-train. Que fera ce prétendant sénateur socialiste qui a aidé l’UMP à torpiller le projet qui aurait mis notre Région sur la voie du modernisme ? Forcément, il s’opposera à son propre gouvernement. Il a montré ses capacités à démolir le projet de 2 Départements que Jospin, Premier ministre, est venu personnellement soutenir ici. En direct à la télé, il a voté avec la majorité ultra-droite de l’époque. Qu’y a-t-il de changé chez ce personnage ?

Vendredi dernier, le "JIR", qui se veut en avance sur les évènements, affirmait que soucieux de son unité, le PS allait se rassembler derrière Michel Vergoz. Tout observateur attendait la confirmation d’un vote à l’unanimité en faveur de sa candidature par les 39 membres du Conseil fédéral qui devait se tenir le lendemain.
Il faudra attendre 4 jours pour qu’on apprenne que 30% du Conseil fédéral ne sont pas venus plutôt que d’avoir à se prononcer sur la candidature de celui qui a offert la Région à l’UMP. Quant aux présents, ils n’étaient pas si convaincus, puisque l’un d’entre eux, Mickael Nativel, a décidé de confirmer sa candidature, le mardi suivant.

La question qui vient à l’esprit, c’est : pourquoi le “JIR” prive-t-il ses lecteurs de son analyse sur l’unité au sein du PS, ici, ainsi que dans son combat résolu contre l’UMP, ici et en France ?

L’édition d’hier de notre confrère est un exemple de grande diversion qui montre aux socialistes qu’il existe bien un axe : Didier Robert-Michel Vergoz-le “JIR” pour tenter de sauver l’UMP de la défaite.

J.B.


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