Actualités

Les adversaires du projet réunionnais de plus en plus isolés.

Geoffroy Géraud-Legros / 10 décembre 2009

Au lendemain du 6 Novembre 2009, date de la restitution des conclusions du CIOM et du discours du Président de la République annonçant un nouveau rapport de confiance et de respect dans l’Outre-mer, les parlementaires représentant dans notre île la majorité présidentielle étaient chargés de relayer et d’aider à la mise en oeuvre les orientations arrêtées par le Gouvernement.
Au lieu de cela, ces derniers se sont démenés à en contredire la lettre et à en dévoyer l’esprit.

De retour à La Réunion, leur réaction immédiate fut de se réunir et de prendre violemment à parti Paul Vergès, Président de la Région Réunion. On se demande encore quelle logique sous-tendait cette initiative. Le déroulement ultérieur des évènements a fait apparaître que cette aigreur et cette radicalité visaient finalement plus le Gouvernement que le chef de l’exécutif régional lui-même.

Rupture des chefs de l’UMP locale avec les orientations du Gouvernement.

Il apparaît aujourd’hui clairement que c’est le projet présidentiel pour l’Outre-mer qui fait l’objet de l’obstruction des dirigeants locaux du Parti présidentiel… qui prennent jour après jour des allures de conjurés. Témoin de cette rupture avec la vision présidentielle, la détermination mise à casser le Tram-train, projet issu du Grenelle de l’environnement… Projet pourtant porté par le président Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement en 2007, candidat à la Présidentielle, soutenu par le Gouvernement actuel, notamment par Jean-Louis Borloo, Patrick Devedjian, Dominique Bussereau….
L’irresponsabilité de cette posture apparaît dans le contexte d’aujourd’hui, où l’urgence sociale devrait commander le rassemblement de tous autour de grands projets créateurs d’emploi. A contre-courant de l’intérêt général, les tenants de la ligne "ultra" ont tout fait pour faire capoter le grand chantier du Tram-train… tentant (d’impliquer) le Gouvernement dans la manœuvre.

Manipulations inutiles.

La manipulation a atteint son paroxysme lors de la visite de Marie-Luce Penchard, les 23 et 24 Novembre derniers. Dès son arrivée, la Ministre fut entraînée dans une opération de déstabilisation, destinée à l’empêcher d’accomplir la tâche d’explication des conclusions CIOM, combattues par les parlementaires de l’UMP locale. La Ministre déléguée à l’Outre-mer venue mettre en œuvre les orientations gouvernementales s’est retrouvée piégée, relayant malgré elle les arguments de Didier Robert et de ses alliés contre le Tram-train. Bilan de cette manipulation : un rendez-vous gâché avec la population réunionnaise, et un programme occupationnel.
Le courrier du Premier ministre lu en Assemblée plénière du Conseil régional le 1er décembre, réaffirmant le soutien "loyal" de l’Etat au Tram-train a révélé la diversion. La déception des piètres stratèges fut telle, qu’ils durent ajourner les festivités déjà organisées et remballer les bouteilles de champagne qu’ils avaient commandées. Aujourd’hui, la nomination du Président de la Région au sein de la délégation française qui se rendra au sommet de Copenhague et sa désignation en tant que coordonnateur des mesures d’adaptation qui suivront soulignent plus encore l’isolement des conjurés.

Geoffroy Géraud


Kanalreunion.com