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Les analyses du 8e Congrès se confirment

Dans deux jours, le Conseil politique du PCR

Témoignages.re / 5 septembre 2013

Le second Conseil politique du PCR se réunira deux mois après le 8e congrès. Les éléments concourent pour montrer la justesse des analyses exprimées durant ces trois jours.

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Lors du 8e Congrès à Sainte-Suzanne, les délégués ont soutenu une analyse qui se vérifie aujourd’hui.

Du 5 au 7 juillet, le PCR a tenu son 8e Congrès à Sainte-Suzanne.

Tous les éléments concourent pour montrer la justesse des analyses exprimées par cette instance du PCR.

Dans sa résolution finale, le 8e Congrès indiquait que «  le régime politique d’assimilation et d’intégration a atteint ses limites. Nous en avons la preuve par le constat de la situation économique et sociale désastreuse de La Réunion. La reconnaissance de notre analyse n’est plus contestée. Il faut donc changer, maintenant » . Les congressistes appelaient alors à « en finir avec la période néocoloniale qui a vu le renforcement des monopoles extérieurs et l’augmentation des prix, alimentés par des mesures inflationnistes » . Et de conclure : « plus que jamais, il faut une solution globale de sortie de crise. Pour y parvenir, il faut que les Réunionnaises et les Réunionnais se rassemblent » .

Limites du régime actuel

L’actualité récente a montré les conséquences des limites du régime politique : 343.000 Réunionnais sous le seuil de pauvreté, et plus de 165.000 demandeurs d’emploi. Dans le même temps, entre 2012 et 2017, la population aura augmenté de 50.000 habitants. Le temps d’un mandat présidentiel, 50.000 Réunionnais obtiendront leur bac.

Ces données appellent à la rupture avec tout ce qui s’est fait jusqu’à présent. La sortie de crise ne pourra intervenir que par le développement du pays. Jamais la responsabilité du PCR n’a été aussi grande face à l’avenir.

C’est justement sur ce point précis que se situe la principale divergence. Car il existe à La Réunion des détenteurs de pouvoir qui sont prêts à être les complices de la casse des projets. En agissant de la sorte, ils privent les travailleurs d’emplois durables, dans le but de cultiver le clientélisme.

Mis à part la précarité, les démolisseurs n’ont rien à proposer. Qui peut accepter que cela continue ?

Attaquer le mal à la racine

C’est pour cela qu’il est nécessaire d’attaquer le mal à la racine, en développant le pays. C’est un changement radical, qui appelle à une prise de conscience. Pour réussir, l’esprit de responsabilité devra être porté au plus haut.

Si le PCR arrive à apporter aux Réunionnais cet esprit de responsabilité, alors il aura transmis une contribution importante. Car c’est grâce à la responsabilité que les Réunionnais pourront décider de leur avenir, et être donc les plus à même de choisir et d’appliquer la politique qu’ils penseront être la mieux adaptée. C’est aussi cela la conclusion de la résolution finale du 8e Congrès :

« ne gâchons pas la chance que nous avons. Accompagnons de nouvelles générations à la responsabilité. Ne gaspillons pas ce potentiel qui demande à s’exprimer » .


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