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Les communistes respectent leur parole

SAINTE-SUZANNE

Témoignages.re / 6 décembre 2011

Nous sommes à cinq mois de l’élection présidentielle. Son résultat sera très important pour La Réunion. La population souffre en effet depuis des années de la politique de l’UMP. Dans cinq mois, l’occasion est donnée de faire enfin dégager ce gouvernement. Pour gagner, nous devrons être unis. D’ici à la présidentielle, il n’y aura qu’une seule élection : les municipales de Sainte-Suzanne. Nous serons unis, fidèles à la parole donnée.

Le Parti Communiste Réunionnais a été fondé en 1959. À l’époque, le pouvoir soutenait la fraude électorale car pour les puissants, il ne fallait pas que le peuple réunionnais puisse s’exprimer à travers les élus qu’il a choisis. Le PCR n’avait plus aucun élu. Mais cela ne l’a pas empêché d’être aux côtés de son peuple, et d’être la seule force politique à lutter pour le respect des droits des Réunionnais.
La fraude fut combattue et, dans plusieurs communes, la population a pu désigner ses représentants. À Sainte-Suzanne, c’est en 1980 qu’a lieu la libération avec la victoire du candidat PCR qui a défait celui des gros planteurs, Albert Paris. L’élection de Lucet Langenier, le 9 mars 1980, elle découle du respect de plusieurs principes fondateurs du PCR, dont celui du respect de la parole donnée.

Chez nos aînés, qui pouvaient imaginer que quelqu’un puisse revenir sur sa parole ? Demandez à vos parents ce qu’est le sens de la parole donnée.
Seul parti réunionnais, le PCR est le porteur des principes de son peuple. Face à cette responsabilité, le PCR s’est toujours fixé comme objectif de défendre les intérêts de son peuple.

À chaque élection présidentielle, un seul mot d’ordre : les candidats doivent prendre position sur les revendications des Réunionnais. Jamais le PCR n’a donné un chèque en blanc à un parti parisien, et c’est aussi pour cela que le peuple a confiance. Dans cinq mois, nous pouvons faire dégager le gouvernement qui fait tant de mal aux Réunionnais. Mais pour défendre nos intérêts et gagner, nous devrons être unis.

L’expérience montre le désastre provoqué par la désunion.

En 2002 à la présidentielle, Jospin, le candidat de l’alternance, était en tête des sondages, mais il n’a pas passé le premier tour à cause de la multiplication des candidatures dans son camp.
Plus près de nous en 2010 aux Régionales, les Réunionnais ont montré par leur vote qu’ils étaient opposés à la victoire du parti de Sarkozy, mais c’est l’UMP qui a pris la présidence de la Région à cause de la division à gauche.
Nous voyons aujourd’hui les conséquences de cette division : les grands chantiers sont arrêtés, les énergies renouvelables ne progressent plus. Tout ce dont nous pouvions tirer espoir et fierté est attaqué de toute part, voire anéanti. Nous pouvons stopper la casse en chassant le gouvernement actuel dans cinq mois.

Mais avant cela, il y aura une élection, celle de Sainte-Suzanne. Ce vote est la conséquence du respect d’un principe du PCR et de son peuple : le respect de la parole donnée. Quand Maurice Gironcel a été frappé d’une décision de justice, tous ceux qui ont été élus avec lui en 2008 se sont levés pour crier à l’injustice et pour affirmer que dès que Maurice Gironcel sera de nouveau éligible, ils agiront pour que le peuple retrouve son maire.
Le moment est venu de respecter la parole donnée, et c’est la fierté du PCR de constater que des élus ont agi pour que le peuple puisse à nouveau s’exprimer.

Respect de la parole donnée et solidarité entre camarades.

1989 : Maurice Gironcel refuse de prendre la place de Lucet Langenier

En 1989, le pouvoir manœuvre pour faire perdre les communistes à Sainte-Suzanne. Il décide de rendre Lucet Langenier inéligible, en lui refusant une attestation d’impôt. Ce qui fait courir un risque : refus de la liste par la préfecture.

Quelques jours avant le dépôt de la liste, certains ont voulu régler cette question en demandant à Maurice Gironcel, compagnon de lutte de Lucet de le remplacer en tête d’une liste sans Lucet Langenier. Mais fidèle à la parole donnée et solidaire de l’injustice administrative, il a refusé.

La liste a donc été déposée avec Lucet en tête. La préfecture a bien évidemment refusé. Le tribunal a déclaré la liste illégale. Il n’y avait plus qu’une liste de droite. Mais le peuple a voté avec des bulletins officieux. Et, c’est la liste conduite par Lucet Langenier qui est arrivée largement en tête. Un débat fut engagé sur la légitimité et la légalité. De nouvelles élections ont été convoquées peu de temps après, avec cette fois-ci des bulletins officiels "Lucet Langenier" dans les bureaux de vote. Le pouvoir avait perdu la bataille et le peuple avait gagné, car les communistes ont respecté la parole donnée et ont été solidaires de leur camarade visé par l’injustice.


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