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« Les conseillers généraux doivent sortir du Palais de la Source pour voir la réalité »

Commission permanente à Saint-André

Témoignages.re / 7 octobre 2010

La commission permanente du Conseil général a eu lieu hier à Saint-André. L’occasion pour les conseillers généraux de visiter les projets auxquels la collectivité territoriale contribue.

C’est donc à Saint-André que les élus du Conseil général se sont déplacés hier pour une commission permanente décentralisée. Après l’examen d’une trentaine de dossiers, le maire Éric Fruteau a invité les conseillers généraux à une visite des différents projets mis en œuvre sur la commune et pour lesquels le Conseil général est un précieux partenaire.
Pour Éric Fruteau, « il est important que les conseillers généraux viennent voir le travail réalisé par le Département, sous toutes ses formes ». La commune, explique-t-il, a hérité d’un « retard structurel » qu’il convient de combler. « Les conseillers généraux doivent sortir du Palais de la Source pour voir la réalité et mesurer le chemin parcouru », précise le maire.
Depuis 2004, le Département a attribué à la commune de Saint-André près de 10 millions d’euros dans le cadre du Contrat de coopération communal et du Contrat d’aide aux communes. Près de 15 millions ont été investis dans les collèges. Le Conseil général intervient aussi auprès des associations, pour la politique de l’insertion, les routes départementales… « Sans le classement du Chemin Morin en route départementale nous n’aurions pas eu de projet », ajoute le maire, pour montrer l’implication du Conseil général dans le développement de la commune.

Des CUI dans les quartiers

La visite des conseillers généraux a commencé par une rencontre avec les personnes en contrats uniques d’insertion, au quartier Lilas Cazales puis au Chemin Morin. Marie-Laure, 28 ans, Bac +4, bénéficie d’un contrat aidé au sein du comité de quartier et poursuit ses études. De son côté, Pascal, a obtenu un CUI d’un an et s’occupe des espaces verts. Il est fier de ce qu’il fait et ose envisager l’avenir. Le maire de Saint-André explique : « Nous travaillons en collaboration avec le collège Bédier, nous embauchons des personnes qui connaissent le quartier. Il devient ainsi les acteurs de leur propre destin. Ce sont des gens qui, depuis toujours, ont été laissés sur le bord de la route ». Pascal confirme, voilà 9 ans qu’il n’avait pas décroché un emploi. Au Chemin Morin, l’association OPAL bénéficie également de contrats aidés pour l’environnement, la prévention de la toxicomanie, le soutien scolaire. Enfin, au tournant Vidot, les élus ont rencontré les habitants concernant les aménagements de sécurisation des voies pour un montant de 2,2 millions d’euros.

“Case Soleil” pour la protection de l’enfance

L’après-midi, les élus ont visité le chantier “Case Soleil” de la fondation Auteuil océan Indien en faveur des jeunes en difficultés sociales, scolaires ou familiales et des familles fragilisées. Avec le Conseil général, le “Case Soleil” est intégré au projet de la Maison d’enfants à caractère social (MECS) La Trinité. Il s’agit pour le Conseil général de diversifier les modes d’accueil des jeunes en difficultés : accueil relais, maisons des familles, accueil éducatif de jour, etc. 112 places au total, dont 42 places à Saint-André. Le “Case Soleil” proposera à partir du 15 novembre 12 places en “unité fratrie”, 15 places en accueil de jour pour les adolescents déscolarisés et 15 places en réseau accueil relais pour les week-ends et les vacances. Le projet MECS coûte 12 millions d’euros en investissement, dont 3,5 millions d’euros subventionnés par le Conseil général. Les élus ont terminé la visite au Pôle d’équipement de la Cressonnière en zone de rénovation urbaine et sur le chantier de l’école HQE Porte des Salazes.

EP


Momon papa lé là s’invite

Nassimah Dindar propose une « convention pluriannuelle »

L’association Momon papa lé là a besoin d’un local ; c’est ce qu’elle est venue demander aux conseillers généraux hier matin, en procédant à une distribution de colis alimentaires devant la mairie et en sillonnant la ville. Au tournant Vidot, Patrick Savatier a pu s’entretenir avec la présidente du Conseil général Nassimah Dindar ainsi qu’avec le maire et vice-président du Conseil général Éric Fruteau. D’après la présidente, le Conseil général ne dispose pas de locaux qu’il pourrait attribuer à l’association. Momon papa lé là a demandé à bénéficier des anciens locaux de l’ARAST, mais ceux-ci n’appartiennent pas au Conseil général, affirme la présidente.
Nassimah Dindar a proposé à Momon papa lé là d’établir une convention pluriannuelle qui rassemblerait l’État, la Région, le Département et les communes. Ce qui permettrait ainsi de résoudre le manque de locaux de l’association.
Le Département affirme avoir déjà attribué à Momon papa lé là près de 85.000 euros de subventions (10.000 euros en colis alimentaires, 10.000 euros pour le maraîchage, 10.000 euros pour les violences faîtes aux femmes, 40.800 euros pour 5 CUI, 20.000 euros pour le bus solidaire et une demande en cours de 15.000 euros pour l’hébergement). De son côté, Momon papa lé là affirme avoir obtenu uniquement 10.000 euros du Département et 25.000 euros de la mairie de Saint-André. Une réunion est prévue le 26 octobre au Département.

EP


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