Actualités

Les conséquences sociales désastreuses de la suppression du tram-train

Hausse considérable du chômage

Céline Tabou / 1er avril 2010

La réalisation du tram-train aurait pu apporter un regain d’activité à l’économie réunionnaise. Son arrêt annonce la mort de petites et moyennes entreprises dans le BTP.

A l’occasion d’une conférence de presse, mercredi 31 mars à Saint-Denis, la tête de liste de l’Alliance, Paul Vergès, est revenue sur les déclarations de Didier Robert, de mardi 30 mars sur Antenne Réunion.
L’arrêt du chantier signifie « la fin de contrats signés avec les entreprises ». Des milliers emplois sont également menacés, car la diminution du nombre de chantiers, la crise économique, et la remise en cause de la défiscalisation, le retard dans le lancement de grands chantiers sont déjà à l’origine d’une aggravation de la crise sociale à La Réunion.
Il en va de même pour la formation des jeunes, qui se sont spécialisés dans le secteur de la maintenance industrielle. A la fin de leur cursus, ils auront du mal à retrouver un emploi à La Réunion, car le plus gros chantier à venir était le tram-train. La suppression du tram-train indique donc la mise au chômage des centaines d’étudiants formés à la maintenance et au fonctionnement pour le projet Tram-train.

De moins en moins de logements

La hausse démographique prévoit 1 million d’habitants, ce qui va entraîner une importante demande en infrastructures, logements et moyens de locomotion. Les 2.000 bus ne pourront répondre aux attentes de ces nouveaux habitants, d’autant plus que cela ne résout pas les problèmes d’embouteillage. De plus, la demande de logement risque aussi d’augmenter, avec les nouveaux arrivants, et ceux à venir.
Le secteur du BTP sera le premier en ligne de mire dans la suppression du tram-train. Connaissant des difficultés, la crise immobilière, et bientôt à la fin du tram-train ne vont que les accentuer. Les entreprises du secteur de la construction vont devoir licencier, se diversifier ou disparaitre.
Paul Vergès a expliqué que « de grandes entreprises du BTP ont signé des contrats » avec des sociétés comme la SIDR (Société immobilière du département de La Réunion), qui « devront être reportés en 2010, ou plus tard ». Il en va de même pour la SBTPC. La société a signé dix contrats dans le secteur du logement qui seront reportés à 2012, et les autres chantiers prévus devraient débuter en 2013-14.

Céline Tabou


Kanalreunion.com