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Les deux jours de visite de Raul Castro sonnent-ils le glas des adversaires de Cuba ?

Trois leçons à tirer pour les militants du PCR

Ary Yée Chong Tchi Kan / 2 février 2016

La question mérite d’être posée, car en un demi-siècle, Cuba et ses dirigeants sont passés de l’isolement à la lumière. Puisque les régisseurs de la comédie, c’est à dire ceux qui tiennent les manettes du monde, sont toujours les mêmes, que s’est-il donc passé ?

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Raul Castro serre la main de François Hollande lors de la conférence de presse commune des deux chefs d’État hier à l’Élysée.

Il y a eu tout d’abord des dirigeants courageux et unis qui, dans les moments les plus difficiles, n’ont jamais trahi ni peuple, ni la cause communiste. Rappelons-nous le plaidoyer de Fidel Castro envers ses juges qui marque sa solidarité envers ses autres camarades de combats et qui conclut par “l’histoire m’absoudra”.

L’histoire montrera, effectivement, la dure réalité de diriger le destin de son peuple et la défense concrète de ses idées, dans un rapport au monde dominé les Etats-Unis, le grand voisin qui occupe toujours Guantanamo, une partie de Cuba. Le plus caricatural fut le résultat du vote à l’ONU de la dernière résolution demandant la levée le blocus de Cuba : 2 voix contre, celles des Etats-Unis et Israël.

Le Président de la France ne manqua pas une miette de cette inversion de la courbe de l’histoire. Il se précipita le premier, damant ainsi la politesse à Obama qui venait d’ordonner la reprise des échanges diplomatiques, après un demi-siècle d’embargo. Les vrais amis de Cuba et de la cause communiste se sont réjouis de l’éclatement au grand jour du bloc occidental impérial.

A cet instant, le triomphe doit être modeste comme l’enseigne Fidel Castro. L’intégration au monde va fragiliser l’unité populaire. Le pillage va commencer. Les multinationales se précipitent, véhiculant leurs valeurs d’égoïsme et d’individualisme qui ont fondé leur fortune. C’est le dernier espace libre qui leur restait à corrompre.

Trois leçons à tirer pour les militants du PCR.

1- les adversaires du PCR nous ont toujours jeté à la figure les caricatures qu’ils projetaient sur Cuba. Pour empêcher la progression du PCR, certaines personnes n’hésitaient pas à apporter leur caution de “gauche”.

2-le PCR a apporté sa solidarité active aux mouvement de Libération Nationale en Afrique, pendant que les pouvoirs en France soutenaient le régime de l’Apartheid, n’hésitant pas à vendre aux Blancs, des armes et des avions Mirage pour tuer des Noirs. C’est l’engagement militaire et diplomatique de Cuba en Afrique qui furent décisif dans le renversement de la situation. Les Réunionnais qui ont lutté pour la fermeture du Consulat raciste à Saint Denis étaient dans le cours de l’Histoire.

3-Cuba a été le plus gros pourvoyeur de praticiens pour enrayer la crise Ebola. Devant le développement des maladies émergentes, son avance en ingénierie médicale est remarquable. Ce qui fit dire à Fidel Castro qu’à “Cuba nous ne donnons pas le surplus, nous donnons les meilleurs”. Les autorités réunionnaises seraient bien inspirés de s’engouffrer dans la brèche ouverte par la solidarité légendaire des Cubains.

En conclusion de la question posée en introduction : les 2 jours de visite de Raul Castro en France sonne non seulement le glas des adversaires de Cuba mais renforce la conviction des militants communistes dans l’unité, la solidarité et la fraternité agissantes.

Ary Yée Chong Tchi Kan


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