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Les Verts avec l’Alliance : pourquoi ?

Élections régionales

Geoffroy Géraud-Legros / 4 mars 2010

Avec Rahiba Dubois et Jean-Pierre Marchau, la liste conduite par Paul Vergès compte deux membres éminents du mouvement écologiste. Un choix naturel à La Réunion, où la politique mise en œuvre par la Région depuis plus d’une décennie permet de passer des paroles aux actes en matière de développement durable.

Mouvement politique, l’écologie porte une conception du monde, et recherche des moyens de transformer la société afin que le développement de l’Homme ne se fasse pas aux dépens de l’environnement.
A La Réunion, la continuité des deux précédentes mandatures présidées par Paul Vergès a permis de poser les bases d’un développement durable au plan régional. Dans ce domaine, chacun reconnaît que La Réunion a un rôle pionnier. Arrivés à la tête du Conseil régional en 1998, Paul Vergès et son équipe ont immédiatement mis l’environnement au cœur de la politique impulsée par l’Assemblée nationale. Développement sans comparaison possible en Europe du photovoltaïque et des énergies renouvelables, construction de l’alternative au tout-automobile, créations d’emplois verts, lutte contre le traitement polluant des déchets... la démarche engagée depuis plus d’une décennie aboutit au programme que présente l’Alliance aujourd’hui, dont la construction d’un tram-train et la marche vers l’autonomie énergétique et alimentaire sont des axes fondamentaux.

L’expertise réunionnaise reconnue au niveau global et national

Sur le plan national, Paul Vergès proposait en 1999 au Parlement une loi portant sur l’étude des effets du réchauffement climatique, dont on sait qu’elle fut adoptée à l’unanimité : grâce à une initiative réunionnaise, le réchauffement climatique faisait ainsi véritablement son entrée dans le champ politique français. Par un décret passé en 2002 en application de cette loi, le Gouvernement a institué l’Observatoire national des effets du réchauffement climatique (O.N.E.RC), dont la Présidence a été confiée à Paul Vergès. Le récent Sommet de Copenhague a montré de manière éclatante une reconnaissance internationale de l’expertise réunionnaise dans le domaine du développement durable.
En effet, alors qu’en toute logique, l’ONERC envoyait Paul Vergès et Younous Omarjee dans la capitale danoise, le groupe parlementaire GUE-NL au Parlement européen a désigné le député Elie Hoarau au nombre des 6 membres de la délégation qu’il envoyait à ce grand rassemblement. De son côté, le Sénat français arrêtait son choix sur la Sénatrice réunionnaise Gélita Hoarau.
Lors de la Conférence de Copenhague, le Prix Nobel de la Paix au titre du GIEC, Rajendra Pachaury, a pu rencontrer le Président de la Région Réunion, dont il a salué la politique environnementale. Enfin, le Gouvernement français a annoncé la nomination de Paul Vergès au poste de Coordinateur du “Grenelle de l’adaptation”, qui envisagera les restructurations du territoire à la nouvelle donne du changement climatique.

L’Alliance : un choix logique pour les écologistes responsables

C’est donc le simple bon sens et l’opportunité de passer des paroles aux actes qui ont conduit les écologistes de La Réunion à rejoindre une équipe dont les réalisations en matière de développement durable sont connues bien au-delà de notre île. Par la victoire de l’Alliance des Outre-mers et le bon score (13%) réalisé par Rahiba Dubois, le scrutin européen a montré une prise de conscience accrue de la question de l’environnement au sein de l’électorat réunionnais. A l’heure des Régionales, alors que l’avenir du développement durable se pose plus que jamais en termes de choix politique, le rassemblement le plus large des sensibilités progressistes et écologiques est un impératif face à une Droite de casseurs et de pollueurs et à une tête de liste socialiste visiblement déboussolée qui n’en finit pas de ne pas agir.
Le ralliement de la liste de l’Alliance par Rahiba Dubois, Adjointe à la Maire de Saint-Paul et tête de liste d’Europe-Ecologie aux Européennes de 2008, est donc naturel, tout comme celui de Jean-Pierre Marchau.
A l’inverse, c’est la dérive sectaire initiée par Vincent Defaud que l’opinion situe aujourd’hui aux antipodes d’un véritable projet écologique. « J’ai honte de voir ce que Vincent Defaud fait passer pour de l’écologie », confiait hier Jean-Pierre Marchau à “Témoignages”. Et il est vrai que le comportement du conseiller municipal de l’Etang-Salé ne correspond guère à celui qu’on attendrait d’un militant Vert véritablement soucieux de donner corps à une vision nouvelle de la société réunionnaise, fondée sur un meilleur partage des richesses et sur le développement durable.

Geoffroy Géraud-Legros


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