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Lutte contre la pauvreté au niveau mondial, à l’ONU : rendez-vous est pris à septembre 2015 ! Et à La Réunion ?

Un appel à l’éradication de la grande pauvreté

Témoignages.re / 28 septembre 2013

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À La Réunion, 343.000 Réunionnais dont beaucoup d’enfants vivent dans la pauvreté. L’ONU prend des mesures pour que la pau-vreté recule dans le monde, et à La Réunion ?
(photo Toniox)

Lundi 23 septembre 2013, je faisais état du discours historique du Secrétaire général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-Moon, qui appelait les chefs d’États et de gouvernements, les chefs d’entreprises et les dirigeants d’organisations non-gouvernementales à renforcer leurs partenariats pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le Développement adoptés au Sommet du Millénaire, en l’an 2000, parmi lesquels, la diminution de moitié de la pauvreté dans le monde.
Rendez-vous dans deux ans ?

Mercredi 25 septembre 2013, à l’occasion d’un “événement spécial” ayant pour thèmes les OMD (Objectifs du Millénaire du développement), sous l’égide du président de la 68e session de l’Assemblée générale de l’ONU, Son Excellence John Ashe, d’Antigua et Barbuda, « les dirigeants mondiaux ont ré-affirmé leur engagement à atteindre les objectifs et ont convenu d’organiser un Sommet de haut niveau en septembre 2015 pour adopter un nouvel en-semble d’objectifs » pour l’Après-2015.
Les États membres considèrent que les objectifs de l’an 2000 auront été at-teints à cette date, ils envisagent donc d’ores et déjà l’avenir.
Et à La Réunion ?

Pouvons-nous, nous rencontrer, débattre, nous concerter et former un consensus pour un programme d’actions en faveur de l’éradication de l’extrême pauvreté à La Réunion, avant 2015 ? Pouvons-nous participer au rendez-vous historique que les Nations Unies se sont donné avec l’Histoire en œuvrant fièrement pour un avenir meilleur ? Pouvons-nous tout simplement participer à « cette expérience audacieuse [qui] a contribué à l’une des avan-cées les plus significatives que le monde ait connues sur plan du bien-être de l’être humain ».
C’est le vœu que je forme.

 Philippe Yee-Chong-Tchi-Kan Heureux Réunionnais, Citoyen Terrien www.facebook.com/PhilippeYCTK 

Le 23 septembre, dernier Philippe Yee Chong Tchi Kan a adressé à la presse une tribune libre sur la pauvreté. Voici deux extraits de ce texte.

• « L’extrême pauvreté n’est pas une fatalité »


Son éradication est possible.
Les 8 Objectifs du Millénaire pour le Développement, parmi lesquels la réduc-tion de moitié de la pauvreté dans le monde, sont quasiment tous atteints à 800 jours de la date butoir du 31 décembre 2015. Il manque quelques ef-forts, réalisables, pour que ce soit un succès total. Il s’agit d’une leçon politi-que pour tous ceux qui considèrent la pauvreté comme une fatalité : éradi-quer l’extrême pauvreté, c’est possible. Le faire avant 2015, c’est possible.
C’est une question d’ambition et de méthode :
1/ Fixer un objectif clair sans craindre qu’il soit ambitieux : Éradiquer l’extrême pauvreté à La Réunion !
2/ Fixer une date contraignante : avant le 31 décembre 2015 !
3/ Ouvrir le débat et rechercher le consensus : si 189 chefs d’États et de gouvernements ont réussi à se mettre d’accord sur 8 objectifs ambitieux en l’an 2000, qui peut croire qu’une cinquantaine de responsables politiques, as-sociatifs, économiques réunionnais ne pourraient pas s’accorder sur 3 ou 4 moyens d’atteindre l’éradication de l’extrême pauvreté à La Réunion, avant 2015 ?

• « La pauvreté est anxiogène »


Au-delà des aspects économiques et financiers, la pauvreté est anxiogène. Elle engendre des maladies liées au stress : les maladies somatiques, les pa-thologies cardiaques et musculo-squelettiques, les syndromes métaboliques, ainsi que les troubles digestifs.
Et lorsque rien ne permet d’entrevoir une issue positive à une éternelle re-cherche d’emploi, aux demandes incessantes de logement, à un soutien ali-mentaire ou vestimentaire sans fin, alors s’installe le désespoir.
Le risque devient alors grand que la conjonction de l’anxiété et du désespoir ouvre la porte à quelques permissivités : le respect de la société, le respect d’autrui, voire le respect du sacré même disparaît. La violence, déjà sous-jacente à notre société post-esclavagiste qui n’a pas fait le deuil de son his-toire, trouve là un terreau à son expression pernicieuse. La prostitution appa-raît comme une solution tolérable d’activité rémunératrice. La xénophobie devient admise et fonde la pensée et l’action.
C’est là, à mon sens, le véritable enjeu politique, pour qui veut véritablement œuvrer pour une société meilleure.


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