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Maintien du RSTA et du bonus COSPAR : 8.000 signatures dont 4.000 apportées par le Parti communiste réunionnais

Dépôt des pétitions à la préfecture

Céline Tabou / 11 décembre 2012

En présence d’une dizaine de membres du Parti Communiste Réunionnais, Yvan Dejean et Fabrice Hoarau ont été déposé les pétitions récoltées, la semaine dernière. Plus de 4.000 signatures sont dénombrées à 10h mais « il reste encore des fiches qui arrivent de toute l’île », a indiqué Yvan Dejean.

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Également présent, Ivan Hoareau, venu représenter la CGTR, dont il est porte-parole, la CFDT, la CFTC, l’UNSE et l’ARCP, a accompagné la délégation communiste, avec près de 4.000 signatures avec lui. L’objectif est « de maintenir ces aides issues de nombreuses luttes » organisées en 2009, a expliqué un membre du PCR.

Au cours du point presse organisé devant la préfecture, Yvan Dejean a expliqué que « c’est avec enthousiasme et détermination que la population a réagi à nos pétitions. Il n’y a pas besoin de grandes explications, car l’important est le maintien de la prime COSPAR et du RSTA. Près de 100.000 Réunionnais sont concernés par ces aides. En une semaine, les choses sont allées vite, les gens se sentent concernés, car c’est entre 80 et 150 euros que l’on retire de leur paye. Sur une année, cela concerne près de 1.500 euros, soit l’équivalent à un treizième mois ».

A la sortie de leur rencontre avec un représentant du préfet, Fabrice Hoarau a indiqué que la fonctionnaire qui les a accueillit « fera part de notre initiative » . Ce dernier avait indiqué un peu plutôt que la section de Saint-Louis avait recueilli plus d’un millier de signatures, « en un temps assez court. Si nous avions eu une semaine de plus, nous aurions pu doubler, voir tripler ce chiffre. » « Au moment où la crise est plus grave et ne cesse de s’aggraver, ces aides ont été arrachées suite à de hautes luttes (…) C’est pour cette raison que les signatures ont été spontanées ». Ce dernier a expliqué suite à leur rencontre que « nous espérons que notre démarche sera prise en compte » et les pétitions communiquées au préfet, Jean-Luc Marx, qui se trouve à Paris pour assister à la synthèse de la Conférence économique et sociale.

Céline Tabou

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Jacky Maré : « Espérons que l’état va maintenir ces aides »

« Nous avons récolté plus de 350 signatures à la Rivière Saint-Louis. Il en ressort que les gens trouvent inadmissible que l’on retire 100 à 150 euros sur leur paye. Les travailleurs qui touchent moins du SMIC, comptent sur ces aides. Quand ils se rendent au magasin, avec un chariot à 300 euros par famille, il est inadmissible que l’on retire 150 euros du salaire, ils savent qu’ils n’y arriveront pas. Espérons que l’Etat va maintenir ces aides. »

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Ginette Sinapin : « La situation est catastrophique pour les familles »

« Nous avons récolté plus de 150 signatures à Bras-Panon, les gens nous ont bien accueillis, car au moment où on a eu cette prime, c’était au moment où la situation était très difficile, ces aides sont liées à des luttes menées durant des semaines. Aujourd’hui, on considère que la situation est grave, il est normal que nous demandions la continuité de cette aide. Si l’on enlève ces aides, les familles n’auront plus rien, surtout en cette période de fête quand on sait que des parents ne peuvent pas acheter de cadeau à leur enfant. La vie est de plus en plus chère, les familles sont démunies. La situation est catastrophique pour les familles. »

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Etienne Fruteau : « Si on enlève cette aide, on enlève une bonne partie du pouvoir d’achat des Réunionnais »

« Au Tampon, près de 150 personnes ont signé nos pétitions, on a expliqué aux gens qui ont fini par comprendre même s’ils ne touchaient pas ces aides. Si on enlève cette aide, on enlève une bonne partie du pouvoir d’achat des Réunionnais. Des personnes qui ne touchent pas ces aides nous ont dit « Je ne suis pas concerné par ces aides, mais je signe pour mes frères, ça, c’est de la solidarité ». Des personnes pensaient que ces aides étaient illimitées et un acquis, mais on a leur expliqué la bataille pour qu’ils comprennent qu’aujourd’hui, nous voulons un report pour les trois prochaines années, puis une pérennisation dans les salaires. »

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Pierre Thiebault : « La solidarité a été présente »

« Nous avons ramené plus de 150 signatures, et le bilan auprès de la population est positif. Certaines personnes par égoïsme ont indiqué qu’elles ne touchaient pas cette aide et n’étaient donc pas décidées à signer, mais après explication, la solidarité a été présente. Ils ont signé. Nous avons eu peu de refus, d’autant qui il existe une réelle tension au sein du territoire saint-paulois, c’est la ville où le nombre de chômeur ne cesse d’augmenter et les travailleurs au SMIC qui bénéficient du RSTA et de la Prime Cospar sont de plus en plus démunis. Il faut maintenir ces aides, sinon la tension pourrait s’exacerber ».

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Alain Gravina : « Une bataille pour La Réunion »

« A Saint-Denis, près de 150 personnes ont signé nos pétitions. Les gens ont conscience de l’importance de notre pétition. Les Dionysiens ont été favorables, mais surtout déterminés à signer, car c’est une bataille pour La Réunion et les Réunionnais et Réunionnaise. Si on ne fait rien, c’est une perte sur le pouvoir d’achat ».

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Ivan Hoareau : « La population se sent concernée »

« Je suis ici au nom de la CFTC, CGTR, CFDT, UNSA et ARCP. Nous avons en cette date près de 4.000 signatures en une semaine. Nous avons généralement été bien accueillis par la population qui se sent concernée. Le problème est le temps court imposé d’une part et d’autre part, la campagne électorale que nous menons. Allier les deux est difficile, il faut faire d’une pierre deux coups. Nous allons continuer à faire signer nos pétitions pour en remettre le plus possible. Je pense que la tension sociale est à notre porte. La période fin 2012 - début 2013 sera chaude, il y aura des mouvements sociaux, d’ici la fin de l’année ». 


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