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Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise : un outil pour notre développement durable à La Réunion

Consolider nos racines pour construire notre avenir

Manuel Marchal / 3 août 2009

Des dizaines de milliers de Réunionnais ont parcouru les allées de Flore et Halle 2009. La Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise faisait partie des participants à cette édition placée sous le signe du développement durable.

L’amour des plantes et des fleurs est une passion partagée par les Réunionnais. Même quand ils ne vivent pas dans un "case à terre", les Réunionnais entretiennent des plantes sur leur véranda ou sur le bord de leur fenêtre. Car depuis le début du peuplement de notre île, les générations qui s’y sont succédé ont toujours vécu en lien étroit avec la nature.
Pour cette raison, chaque édition de Flore et Halle constitue un temps fort dans le calendrier des manifestations. Cette année, ils ont été des dizaines de milliers à parcourir les allées de la Halle des manifestations.
Placée sous le signe du développement durable, Flore et Halle 2009 a mis l’accent sur la sécurité alimentaire, à travers l’organisation de trois conférences animées par des experts venus d’Afrique notamment. Cette 14ème édition a permis aux Réunionnais de se familiariser avec les quatre piliers du développement durable.
L’environnement, c’est la rencontre avec les fleurs et autres plantes. L’économique et le social, c’est échanger avec de nombreux représentants de la filière horticole. La culture, c’est se familiariser avec la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise, invitée de la 14ème édition de Flore et Halle. Deux conférences, des ateliers et un stand d’exposition étaient à la disposition des dizaines de milliers de visiteurs qui sont venus de mercredi à dimanche.
Les Réunionnais ont un fort attachement à la nature, et la Maison des civilisations et de l’unité réunionnaise aura aussi à traduire cette part de notre culture. Mises à part les expositions, les salles de spectacles et de conférences, la MCUR sera aussi un lieu où il fera bon se promener dans un espace de 22 hectares, avec au centre du bâtiment la "grand kour".
Cet aspect a déjà été mis en valeur lors d’une action de préfiguration de la MCUR : "Zarboutan nout kiltir".
En 2006, lors de la remise du Prix du "Zarboutan nout kiltir", ce sont Micheline Idmont, Célia Jehu, Hiloïse Rivière, Ginette Rodelin, Rita Técher, Judith Tibère et Marie-Cécile Virapinmodely qui avaient été honorées. Ces six Réunionnaises sont des tisaneuses, c’est-à-dire qu’elles sont capables de créer un médicament à partir des plantes qui poussent sur notre île. Ce savoir-faire est désormais préservé et il sera à la disposition des générations qui se succèderont sur notre île. Il s’intègrera dans tous les apports de nos ancêtres à la construction de notre peuple et de la somme de tous les savoir-faire qui construisent notre génie réunionnais.
Les cinq jours de Flore et Halle ont une nouvelle fois rappelé que le projet de la MCUR suscite de l’intérêt et l’adhésion dès qu’il est expliqué. Cela confirme le succès des actions de préfiguration menées jusqu’à présent et laisse présager de l’accueil favorable que lui réservera la population.

Manuel Marchal


Les Archives royales malgaches inscrites au registre de la Mémoire du Monde

Les Archives royales de Madagascar sont désormais inscrites au Registre UNESCO de la Mémoire du Monde sur recommandation des experts de l’agence onusienne réunis à Bridgetown (La Barbade) depuis le 28 juillet dans le cadre du Comité consultatif international (CCI) du programme Mémoire du Monde, a annoncé vendredi l’UNESCO à Paris.
Les Archives royales (1824-1897) sont une collection qui comprend des journaux anciens, des registres des Sakaizambohitra (chefs de village) et des documents d’état civil.
Éléments clés de la fondation de l’identité du pays, ils contiennent des documents écrits provenant de la redécouverte en 1895, à la fin du règne de Ranavalona III, d’archives de personnalités de haut rang du Royaume de Madagascar de l’époque, indique un communiqué de l’UNESCO.
Le Registre de la Mémoire du Monde rassemble le patrimoine documentaire identifié par le Comité consultatif international et approuvé par le directeur général de l’UNESCO.
Ce sont 35 éléments du patrimoine documentaire d’une exceptionnelle valeur qui ont été ajoutés au Registre UNESCO de la Mémoire du Monde par la rencontre des experts à Bridgetown. Le nombre total d’inscriptions depuis 1997 s’élève désormais à 193.


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