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Mobilisation à Saint-Joseph pour construire La Réunion de demain

Inauguration de la permanence de la Section PCR

Témoignages.re / 20 avril 2012

Mercredi soir, Clency Audit et David Lebon ont invité à l’inauguration de la permanence de la Section PCR de Saint-Joseph. Cette cérémonie a été marquée par la participation d’Élie Hoarau, secrétaire général du PCR, a qui le parti a confié la tâche de mener la bataille aux Législatives dans la 4ème circonscription. À ses côtés, en tant que suppléante, Tatiana Assing. Mercredi soir, c’était la première intervention publique de cette militante de Saint-Joseph. Voici le contenu de son intervention.

Puisqu’une mandature s’achève, le peuple est en droit de réfléchir au bilan du dernier candidat élu.
Il s’avère que c’est un très bon bilan, mais seulement pour les riches !
Prenant prétexte de la dette publique, l’État se désengage de l’Éducation nationale (80.000 postes d’enseignants supprimés), de la Santé (des médicaments non remboursés, des mutuelles plus chères, entre autres à cause de la taxe sur les complémentaires santé…).
Et pourtant, la France a de l’argent pour aller faire la guerre en Afghanistan ou en Libye ! (…) L’État sous M. Sarkozy a distribué 84 milliards d’euros sur l’ensemble de son quinquennat. 60% de cet argent a été donné aux entreprises. Ce sont les ménages les plus riches (qui représentent les 10% des contribuables aux revenus les plus élevés) qui ont bénéficié de plus de la moitié de l’argent distribué aux ménages.
Aidons donc M. Sarkozy à partir !

Le seul parti réunionnais

Nous, au PCR, nous avons au contraire toujours milité en faveur des plus démunis. Mon grand-père Némaise Posé et ma grand-mère Henriette ont fait partie de ces pionniers communistes qui, avec le fondateur du parti, le Dr Raymond Vergès, ont dénoncé les fraudes électorales. C’est grâce à ces militants courageux que La Réunion a cessé d’être une colonie pour vraiment intégrer la démocratie française et que je peux ici faire ce discours devant vous. Rien n’est jamais acquis, cependant, quand on pense aux pressions exercées sur les employés communaux ou aux contrats distribués sous condition avant les élections.
Le PCR a marqué l’histoire de La Réunion. J’ai suivi tous ses combats à travers mes parents qui ont milité pour l’égalité sociale : alignement du SMIC, des allocations familiales sur les prestations métropolitaines…
Pourquoi “Réunionnais” ? C’est le seul parti qui a mis en avant notre identité réunionnaise, sa richesse et sa diversité, à travers sa langue déjà, ou encore sa musique. Faut-il rappeler que c’était aux seules fêtes de “Témoignages”, le journal du parti, qu’on pouvait entendre du maloya à l’époque ? C’est le Parti communiste encore qui a porté le débat sur le créole à l’école. Celui-ci apparaît comme incontournable dans l’accueil des petits en maternelle et dans la lutte contre l’échec scolaire à La Réunion. Se dire réunionnais, ce n’est pas en contradiction avec le fait d’être français. On peut penser au contraire qu’en Métropole, ils auraient beaucoup à apprendre de notre mixité.

Pour la solidarité et la justice

Nous sommes communistes, donc contre les inégalités sociales, contre le fait de laisser la richesse aux plus riches pendant que les autres deviennent de plus en plus pauvres, victimes de réformes injustes et en plus inefficaces qui prennent pour prétexte la crise économique.
C’est la crise, oui, mais pas pour tous ! Comment croire un chef d’État qui prêche rigueur et austérité et qui s’offre aux frais de l’État une chambre d’hôtel à 37.000 euros ? En effet, selon le journal anglais “The Sun”, Nicolas Sarkozy aurait été le chef d’État ayant dépensé le plus pour son hébergement à Cannes lors du Sommet du G20 en 2011, plus qu’Obama même, et presque vingt fois plus que le Premier ministre britannique ! Comment lui faire comprendre la problématique de la vie chère ici à La Réunion ? Et pourtant, nous pensons qu’il y va de la responsabilité de l’État de faire la transparence sur les marges abusives appliquées par certains patrons et d’y mettre un terme.
Nous voulons de vraies valeurs pour notre société de demain, plus de solidarité et de justice.

L’engagement difficile et nécessaire d’une femme en politique

Tatiana Assing appelle les femmes à s’engager pour mieux se faire entendre et pour assurer une société plus juste à nos enfants.

Enfin, je voudrais dire combien il est difficile, mais nécessaire pour une femme de s’impliquer en politique. Je suis persuadée que par notre approche et notre sensibilité différentes, nous pouvons et nous devons faire avancer les débats de société en leur donnant une vision plus humaine.

Je prendrais un exemple auquel nous sommes, je pense, toutes sensibles. Qui a décidé que seulement deux mois après l’accouchement, une maman devait reprendre le chemin du travail ? Pourquoi n’existe-t-il rien ou presque pour allaiter sur son lieu de travail ? Combien de barrières place-t-on en travers des femmes sur le marché du travail parce que ce sont elles qui donnent la vie, que lorsque l’enfant est malade, c’est elle qu’il réclame ?

Comment expliquer qu’alors que ce sont les filles qui sont les plus scolarisées dans l’enseignement supérieur, les femmes cadres soient deux fois moins nombreuses que leurs homologues masculins et qu’elles soient moins bien payées ? Il est intéressant de noter que plus la taille de l’entreprise augmente, plus la différence de salaire se fait sentir, en faveur des hommes.

De plus, avec un niveau de diplôme équivalent, les femmes occupent un poste moins qualifié que les hommes.

Il nous faut donc, femmes, nous engager, pour nous faire entendre, mais aussi pour assurer une société plus juste à nos enfants. Pour eux, nous ne pouvons pas baisser les bras. Pour eux, nous devons nous battre pour demain.

Engagée aux côtés d’Elie Hoarau, je vous invite à me rejoindre pour construire La Réunion de demain.

En avant pour le changement, en avant pour la victoire !

Pour la victoire de François Hollande et pour battre Sarkozy

Meeting à Saint-Joseph

Avec Élie Hoarau et Tatiana Assing

Mercredi 25 avril à 18 heures

Au restaurant "Au buffet" - Victoria club, 20 rue Roland Garros


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