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Nazir Valy : « Pour Saint-Pierre 2014, allons changer pour avancer »

Un jeune conseiller municipal mènera la bataille à Saint-Pierre

Témoignages.re / 28 janvier 2013

Voici de larges extraits de l’intervention de Nazir Valy, après l’adoption unanime par les militants de la Section communiste de Saint-Pierre qu’il soit proposé au Parti comme le candidat tête de liste dans cette commune lors des municipales de 2014. Les intertitres sont de "Témoignages".



« Je voudrais vous remercier de votre confiance. C’est un honneur, mais aussi une lourde responsabilité que vous voudriez me confier. Mais je pense que la responsabilité de cette bataille des municipales nous incombe à tous. En choisissant de proposer à la Direction du Parti de me nommer à la tête de notre liste, cela vous engage aussi de mener au mieux cette campagne à mes côtés, dans tous les quartiers de notre commune et auprès de toute la population saint-pierroise.

Oui, il nous faut désigner une tête de liste ; nous avions donc fait un choix stratégique. Et il y avait bien d’autres parmi nous capables de porter le drapeau à Saint-Pierre. Mais c’est tous ensemble qu’il nous faut reprendre un flambeau, celui de la défense des plus déshérités, du respect des Réunionnaises et des Réunionnais et plus particulièrement des Saint-Pierroises et des Saint-Pierrois, qui a été porté haut par Élie Hoarau, Jean-Michel Folio, Julien Ramin et bien d’autres encore, sans oublier ceux qui les ont précédé, ainsi que ceux qui étaient secrétaires de notre section et les membres du Bureau et aussi les compagnons du Docteur Raymond Vergès.

Le bilan d’Élie Hoarau et son équipe

Élie Hoarau, dès la fin des années soixante, s’est engagé dans la défense des plus pauvres, et avec ses équipes successives à la tête de la mairie, il a sorti Saint-Pierre du sous-développement et posé les bases du développement de la capitale du Sud : le port ; l’aéroport ; le goudronnage de 200 km de routes en dix ans (des projets de routes menés souvent par notre camarade Julien Ramin) ; la construction de plus d’une dizaine d’écoles ; l’éradication de trois grands bidonvilles (Ti Paris, Derrière chez Dominique et La Saline Balance) ; la création d’un réseau urbain de cars (les Tikar fleuris de la Semittel) ; le ramassage des ordures ménagères ; la vente de près de 500 LTS (une opération menée par notre camarade Ghislaine Dominge).

Il faudrait également citer le combat mené pour la déviation du boulevard Bank, la participation à la lutte pour la création du lycée et de l’Université, pour ne citer là que les principales réalisations.

Des bâtisseurs aux démolisseurs

Notre responsabilité est d’autant plus lourde que 12 ans après l’arrivée de la droite au pouvoir, Saint-Pierre est aujourd’hui désigné (avec Tourcoing) comme la ville la plus pauvre de France et d’Outre-mer (si l’on prend en compte le revenu médian). On est passé de l’époque des bâtisseurs à celle des démolisseurs !

La responsabilité de la municipalité conduite par Michel Fontaine est engagée dans cette paupérisation, au-delà du cautionnement de la politique de casse sociale menée par l’UMP. On constate, malgré l’action dynamique et positive menée au sein du Comité de développement de la microrégion Sud par notre camarade Krishna Damour :

- Une destruction des emplois dans l’agroalimentaire (disparition de Chane Nam, difficulté de Chane Hive et bien d’autres encore), car à Saint-Pierre, nous subissons la crise et la bêtise municipale !

- Aucune école n’a été construite. Élie Hoarau et ses équipes avaient fait disparaître les classes “Éclair”, elles ont réapparu par des classes mobiles “Algéco”.

- La baisse des crédits alloués aux écoles (disparition de la mise à disposition d’un car pour les sorties pédagogiques).

- Le classement de la quasi-totalité des collèges de Saint-Pierre en Zone d’éducation prioritaire (ZEP) ; de l’avis des enseignants, c’est là le signe d’une grande pauvreté qui condamne les jeunes à sortir de l’école sans diplôme, donc avec moins de chances de trouver du travail.

- Le recul du tourisme, avec notamment la disparition de deux hôtels ; l’abandon des gros porteurs à Pierrefonds et le port, qui aurait dû devenir un outil du développement touristique de Saint-Pierre et du Grand Sud, et qui joue aujourd’hui le rôle de simple "garage à bateaux".

- La disparition du réseau des associations socio-éducatives et socioprofessionnelles qui offraient une possibilité d’insertion, notamment aux jeunes.

- L’augmentation de l’insécurité ; et ce n’est pas la création de la défunte Brigade municipale de Sécurité qui a amélioré les choses (née en 2001 et morte quelques mois plus tard par la bêtise municipale).

- La répartition partisane de la solidarité et des emplois aidés.

- Une population qui stagne, avec une technopole créatrice d’emplois pointus, mais aussi de services comme la restauration, l’entretien… qui n’avance pas.

- Un non-sens dans le plan du réaménagement du centre-ville et des sens de circulation, avec pour conséquences des embouteillages monstres au cœur même de la ville.

Lutter contre la pauvreté

C’est cette situation de paupérisation de Saint-Pierre et donc de la majorité de sa population que nous devons nous attacher à dénoncer régulièrement. Tout en rappelant les promesses électorales non tenues de Michel Fontaine, comme la gratuité de la cantine scolaire ; sa fameuse promesse d’un emploi par famille, qui s’est transformée par 5-6 emplois chez certaines familles et 0 dans beaucoup d’autres ; ou encore la manipulation de la baisse de l’abattement par enfant, qui a eu pour résultat d’augmenter la Taxe d’habitation des plus pauvres.

C’est ce défi de refaire de Saint-Pierre la capitale du Sud que nous devons tous ensemble relever, forts de l’expérience de nos anciens, de nos prédécesseurs.

Avec leur appui, avec leur engagement, avec leur expérience, nous devons aller à la rencontre d’une population qui souffre et qui aujourd’hui désespère.

Nous devons lutter contre la pauvreté des Saint-Pierroises et des Saint-Pierrois et rendre à cette population, parfois désabusée, l’espoir que leur avait insufflé la génération précédente.

Une Réunion forte et porteuse d’espoir

La population de Saint-Pierre a besoin d’une Section communiste forte. C’est à nous, c’est à vous de répondre à l’appel parfois silencieux qu’elle nous lance.

Toutes les bonnes volontés, toutes les compétences sont les bienvenues au sein de notre équipe.

Nous sommes tous des hommes et des femmes ordinaires. Ce qu’il y a d’extraordinaire chez nous, dirigeants, adhérents et sympathisants du Parti communiste réunionnais, ce sont :

- Nos intentions (servir la population la plus défavorisée et non se servir)

- Nos idées et nos projets (dans les domaines les plus variés)

- Nos réalisations (passées et à venir)

Afin de transmettre demain à la future génération une Réunion forte et porteuse d’espoir !

Et comme l’avait dit un jour Paul Vergès aux employés municipaux du Port, il nous faut écouter le silence des plus pauvres et rassembler encore et encore pour changer le cours des choses. Non ! la pauvreté, l’austérité ne sont pas inéluctables.

Alors, je dis ce soir, devant vous : pour Saint-Pierre 2014, allons changer pour avancer, avec nous, avec vous, tous ensemble vers la victoire ! ».


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