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Nicolas Sarkozy agite les épouvantails de la Grèce, de l’Irlande et du Portugal

Pour justifier les attaques contre les collectivités

Témoignages.re / 3 février 2011

Voici la teneur des propos tenus mardi devant l’association des maires du Cher par le président de la République. Pour justifier les attaques contre les collectivités, il n’hésite pas à prendre comme référence la Grèce, l’Irlande et le Portugal. Un article paru hier sur le site de “Localtis”.

« Je n’accepterai pas l’idée qu’un jour la France fasse la manche parce qu’elle a tellement de déficits que nos notes seraient dégradées et on se trouverait en incapacité de payer la dette de tous les gouvernements précédents, gauche et droite confondues. « C’est en ces termes que Nicolas Sarkozy a défendu ce 1er février devant l’assemblée départementale des maires du Cher sa décision de geler les dotations de l’État aux collectivités locales ». « Nous avons pris des engagements de rétablir les finances de la France, nous les tiendrons. Il n’y a pas d’autre solution ou alors la France ne sera plus un État indépendant. (...) Est-ce que vous croyez qu’un seul Français souhaite qu’il arrive à la France ce qui arrive à la Grèce, à l’Irlande et au Portugal ? », s’est demandé le chef de l’État. « Le gel, c’est quelque chose sur lequel je ne peux pas revenir et je ne reviendrai pas », a-t-il insisté. « Qui peut penser que l’État et la sécurité sociale doivent s’imposer des règles de bonne gestion et que les collectivités ne le pourraient pas ? »
Interpellé par plusieurs élus qui s’inquiétaient de la disparition de services publics dans leur commune, Nicolas Sarkozy a répondu qu’il fallait « arrêter de penser que l’on peut, à l’inverse du monde, multiplier les emplois de fonctionnaires ». « On ne peut pas toujours dépenser plus », a-t-il tranché. « Si vous voulez qu’on fasse plus de TGV, on ne peut pas garder le bureau de poste pour tout le monde ouvert avec, vous savez (le préposé) à la casquette au liseré jaune et le costume qui dit mon métier c’est la poste et pas le service public. Le service public, c’est la polyvalence », a conclu le président de la République.
Lors de cet échange avec les maires, Nicolas Sarkozy a aussi justifié sa décision de réorganiser, dans le cadre de la réforme votée en novembre, les intercommunalités pour « supprimer les doublons » ».


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