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Nicolas Sarkozy signe la capitulation de la France

Perte de crédibilité auprès des investisseurs et mise sous tutelle

Manuel Marchal / 7 décembre 2011

En plus des réunions mensuelles de l’Eurogroupe, les Sommets qualifiés « de la dernière chance » se sont multipliés cette année. Le dernier a eu lieu lundi à l’Élysée, et il précède un autre Sommet dit de la dernière chance demain et vendredi à Bruxelles. Toute cette agitation n’a fait que sauver les apparences, car la réalité s’impose : 15 des 17 pays de la zone euro risquent une dégradation de la note, et la France est sous la menace de la perte de deux crans. Les illusions entretenues par les mensonges de Sarkozy sont définitivement tombées.

Pendant un an, Nicolas Sarkozy était le président du G8 et du G20. Il avait donc des leviers pour tenter de faire passer sa fameuse moralisation du capitalisme qu’il avait appelé de ses vœux lors de son premier discours de Toulon en 2008. En bout de course, la population paie le prix de l’incapacité de l’UMP à gouverner. Ce sont les couches populaires qui sont soumises à une baisse continue de leur pouvoir d’achat pendant que les privilégiés trouvent avec l’UMP l’appui de la solidarité de classe : les riches sont épargnés par toutes les restrictions.
Les événements de ces dernières 48 heures viennent illustrer la faillite totale de Sarkozy. Incapable de régler les problèmes, il a décidé de capituler en rase campagne en acceptant que le Budget de la France soit mis sous tutelle.

Humiliation à l’Élysée

Depuis le début de l’année, les Sommets de la dernière chance se sont multipliés entre les Européens. Deux lignes ont émergé, celle de la France et de l’Allemagne. La France plaidait pour l’évolution de la Banque centrale européenne en une FED européenne, capable d’intervenir pour racheter une partie de la dette des États. L’Allemagne refuse que la Banque centrale européenne puisse aller au-delà des compétences fixées par le traité européen et demande que les budgets nationaux soient soumis à un examen par l’autorité européenne. Autrement dit, c’est la demande d’une mise sous tutelle des gouvernements que les peuples se sont choisis.
Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont présentés comme les dirigeants les plus en vue, car c’est le résultat de l’accord entre les gouvernements français et allemand qui était la base du document que les autres pays de l’Union européenne étaient sommés d’accepter.
Mais force est de constater que l’Allemagne réunifiée est un pays économiquement bien plus fort que la France. Tout au long de l’année, Nicolas Sarkozy a été incapable d’influer sur ce rapport de force, et au final, c’est la chef du gouvernement allemand qui vient à l’Élysée pour fixer à Sarkozy sa ligne de conduite. C’est une humiliation sans précédent.
La conséquence, c’est l’acceptation de la mise sous tutelle des budgets des pays de la zone euro, sans contrepartie.

La réalité s’impose

Toutes ces reculades visent à satisfaire les marchés, autrement dit à donner des gages aux spéculateurs pour qu’ils continuent à jouer avec la dette publique française.
Le taux d’intérêt des emprunts auprès de ces spéculateurs dépend notamment des évaluations des agences de notation. Toute l’agitation de Sarkozy en 2011 visait en particulier à préserver à tout prix la note AAA. Mais au moment où le président de la République actait à l’Élysée une perte de souveraineté de son pays, l’agence Standard and Poor’s annonçait que la note de la France était dans le collimateur, comme celle de 14 autres pays de la zone euro.
Standard and Poor’s a dégradé les États Unis cette année, c’est dire que cette menace est à prendre au sérieux. Pour la gestion de Sarkozy, la sanction peut aller jusqu’à une perte de deux crans d’un coup.
Si tel était le cas, alors les taux d’intérêt de la dette française pourraient exploser, et la France se retrouverait rapidement dans la situation de l’Italie, qui doit emprunter à 7%. Toutes les gesticulations de Sarkozy n’ont servi à rien, comme Didier Robert son soutien, il voit la réalité s’imposer.
Sachant que le chef de l’UMP a désigné la retraite à 60 ans, les 35 heures et la solidarité nationale comme sources de tous les maux, les victimes de la politique de ce parti seront encore mises à contribution pour protéger les riches. C’est ce programme de démolition massive que Didier Robert aura pour mission de vendre aux Réunionnais.

Manuel Marchal


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