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Nicolas Sarkozy veut vainement plaire aux agences de notations

Plan d’austérité

Céline Tabou / 21 octobre 2011

Le gouvernement de Nicolas Sarkozy a depuis 2007 distribué les deniers publics aux plus aisés à travers des boucliers fiscaux, un impôt sur la fortune amoindri, des milliards aux banques et traders depuis le début de la crise en 2008. Aujourd’hui, c’est la menace d’une baisse de la note de la dette publique malgré le plan d’austérité.

Aujourd’hui, le chef de l’État français comble les dettes des entreprises privées qui font des profits. En effet, Nicolas Sarkozy a accepté de capitaliser les déficits des banques, en s’appropriant leurs dettes, sans avoir de garantie de remboursement des prêts octroyés. Ces quatre dernières années, le déficit de la France a augmenté de près de 5 points, passant d’un peu moins de 3% à plus de 7%. Pour pallier le manque d’argent, le chef de l’État décide de lancer des mesures d’austérité pour éviter la crise de confiance, comme cela a failli être le cas pour les voisins européens.
Alors que les États-Unis décident de relancer l’emploi et dynamiser la croissance, Nicolas Sarkozy, pour éviter une mauvaise note de la part des agences de notations, décide de tailler dans les dépenses publiques et de taxer les plus démunis, déjà trop mis à contribution.
Mais malgré toutes les gages, l’agence d’évaluation financière Moody’s Investors Service a annoncé la mise en observation de la France pour les trois prochains mois. « Au cours des trois prochains mois, Moody’s va surveiller et évaluer cette perspective stable [de la note du pays], au regard des progrès effectués par le gouvernement pour mettre en œuvre les mesures annoncées de réduction du déficit budgétaire », a souligné l’agence dans un communiqué.

Céline Tabou


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