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« Notre Parti a été le premier à avoir une femme élue députée »

Sylvie Mouniata, membre du secrétariat du Parti communiste réunionnais

Témoignages.re / 9 janvier 2012

Dans son intervention, Sylvie Mouniata a rappelé que les femmes tiennent une place essentielle dans les luttes et les responsabilités des communistes réunionnais.

La femme a toujours eu un rôle prépondérant et important dans la société.

A La Réunion, avant la départementalisation, quand il n’y avait pas de structure de soins. Elles ont mis tout leur dévouement et leur labeur pour affronter la misère.

Et c’est le docteur Raymond Vergès, fondateur du CRADS, au vu des problèmes sanitaires qui a encouragé à l’époque les femmes et elles étaient les premières à se former aux métiers de sage femme et de piqueuse pour soigner, guérir et de sauvegarder des vies.

Au PCR, parti progressiste il n’a jamais été question de cantonner la femme uniquement dans son rôle de service d’aide à la personne pour assurer les soins des enfants, du conjoint, où des grands-parents. (Comme vous le constater, à l’époque on pratiquait déjà le service d’aide à la personne)

Du fait qu’elle soit à même de traiter les problèmes d’urgences, de budget, elles peuvent apporter toute leur expérience et leur intelligence dans les luttes revendicatives et la construction de projets d’avenir.

C’est pourquoi, elles doivent prendre toute leur place dans les prises des décisions qu’elle soit associative, syndicale, et politique...

Depuis toujours notre parti a œuvré pour la structure de ces organisations auxquelles ont prit part Isnelle Amelin, Alice Péverelly, Odette Mofy, Suzie Bomel, et Laurence Vergès pour ne citer qu’elles.

Cette vision équitable et universelle partagée par le PCR a encouragé les femmes à participer et à prendre des responsabilités de plus en plus importantes.

Notre Parti a été le premier à avoir une femme élue députée, désignée par les responsables du Parti, hommes et femmes confondus.

A Sainte-Suzanne, avec Lucet Langenier et Maurice Gironcel, très tôt les femmes ont eu leur place dans la vie municipale. Ils n’ont pas attendu la parité. Nous nous rappelons avec émotion la place de notre regrettée Thérèse Damour et bien d’autres encore.

Et dans la prise de responsabilité, M. Gironcel a toujours été au côté des candidates femmes, je me souviens de la campagne des cantonales de 2002 à Saint-Denis au côté de la camarade Dominique Dambreville, pour les régionales de 2004 avec Yolande Pausé et dernièrement avec Aline Hoarau.

Pour le respect de la femme à exercer les hautes fonctions, il a permis à la Présidente Nassimah Dindar, de conserver son siège au Département tout en s’engageant sur la base d’une plate forme de développement.

Tout cela pour vous dire qu’on ne saurait instrumentaliser l’actualité politique de Sainte-Suzanne pour faire oublier que Maurice Gironcel est un homme progressiste au service de son pays dans le respect de la place de la femme dans la société.

Zot la di

Diouba : « être accompagné au quotidien »

« C’est important pour nous les Mahorais de voir Maurice Gironcel élu, on a besoin d’être accompagné dans nos démarches au quotidien et des centres d’accueil pour notre communauté ».

Henri Booz : « le rôle du politique est asexué »

« C’est un bon rassemblement pour un samedi. Les discours ont été sincères et corrects, mais surtout touchants. Car voir des femmes exprimer ainsi leurs sensibilités, sensibilité qui est reconnue par tous.

Mais à ce niveau, voir Gélita Hoarau dire que le rôle du politique est asexué, redonnant ainsi sa noblesse à la politique, c’est touchant. J’ai travaillé avec Maurice Gironcel, c’est quelque chose de naturel, car c’est un homme abordable et qui donne toute place aux élus. Étant élu démissionnaire volontaire, je soutiens Maurice Gironcel, car loyauté et fidélité ne sont pas de vains mots ».


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