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« Nous demandons un accueil personnalisé pour toutes les victimes de violences »

Clémence Moutalou, présidente de l’association Femme Ensembl’

Témoignages.re / 9 janvier 2012

Les violences faites aux femmes découlent d’une dérive sociale et sociétale qui favorise l’émergence de toutes les violences, indique Clémence Moutalou.

« Dans le cadre de cette journée consacrée aux débats sur la famille, sur les inégalités et sur les violences qui frappent de plus en plus les femmes, j’ai l’honneur de vous présenter notre collectif Femm Ensembl’.

Notre collectif « Femm ensembl’ » existe depuis 9 ans déjà et compte adhérents. Notre objectif est de créer des espaces d’échanges avec d’autres femmes pour parler des problèmes de société, de la place de la femme et malheureusement des violences faites aux femmes.
Nous accompagnons également les femmes en détresse dans leurs démarches administratives.
Et nous mettons en place des activités de loisirs : marche, randonnée, diner dansant pour partager des moments de détente et avec la famille, le conjoint et les enfants…

Nous célébrons aussi chaque année la Journée des femmes en créant des animations autour du sport, de la danse, l’alimentation, de la prévention santé. Nous souhaitons pour cette année associer la thématique de la protection de l’enfance à la journée de la femme.

Actuellement, comme vous tous, nous faisons malheureusement le constat de l’augmentation des violences conjugales, trop de femmes sont victimes de brutalité, trop de femme meurent chaque année.

Ce triste bilan amène avec lui son cortège de souffrance, nous sommes appelé au cœur de la détresse à trouver des mesures d’urgence en hébergement, en colis alimentaire. Nous ne forçons jamais une femme à prendre une décision… nous l’accompagnons, assurons le transport dans ses démarches administratives : dépôt de plainte, etc… dans le cadre de la solidarité que nous devons tous manifester aux plus fragiles. Nous respectons la personne, elle doit se sentir à l’aise avec nous, savoir que nous n’allons pas la juger, savoir que nous la respectons.

A ces violences physiques s’ajoutent aussi la violence du chômage, la vie chère, le manque de logement. Dès lors nous pouvons dire que dans la problématique des violences faites aux femmes, aux enfants et aux familles, il n’y a pas qu’un responsable, mais une dérive sociale et sociétale qui favorise l’émergence de toutes les violences. Il nous appartient d’investir tous les espaces publics, médiatiques pour entretenir, prolonger la réflexion et exiger des solutions et des mesures d’urgence de protection.

- Nous demandons un accueil personnalisé pour toutes les victimes de violences, avec un accompagnement psychologique

- La dotation aux communes de budget supplémentaire pour accompagner l’aide sociale

- Des campagnes de communication régulières au-delà des journées évènements.

- La réalisation d’une structure d’hébergement d’urgence dans l’Est »

Zot la di



Carole Alamélou Tevanne : « pour le respect de la parole donnée »

« On voulait, grâce à ce rassemblement, faire réagir les femmes pour qu’elles parlent d’elles, car il y a, à Sainte Suzanne, une injustice, il s’agit du respect de la parole donnée. Je souhaite participer à la victoire de Maurice Gironcel pour qu’il retrouve son fauteuil de maire et qu’il continue le combat pour les femmes et toute la population ».

Régine Payet : « Maurice Gironcel le seul candidat légitime »

« Ce rassemblement a été une réussite. Il faut remettre les choses à leur place, et concernant Maurice, c’est un juste retour des choses. Je pense que c’est le seul candidat légitime à Sainte Suzanne, car il a été choisi par le parti ».


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