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Nouveaux cantons : « découpage injuste et absurde » pour le Conseil général

Réaction à la nouvelle carte des cantons de La Réunion

Témoignages.re / 27 février 2014

Dans un communiqué, la présidente du Conseil général estime que les élus concernés n’ont pas été écoutés par les responsables du nouveau découpage des cantons.

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Le 13 décembre dernier, les conseillers généraux des communes rurales avaient protesté contre le projet de nouveaux cantons. Ils n’ont pas été entendus.

Le décret mettant en œuvre le projet de redécoupage cantonal de La Réunion vient d’être publié au Journal Officiel.

« Comme nous l’avions dit en séance plénière, ce redécoupage est injuste, il sacrifie la ruralité et les « petites » communes de La Réunion, et il complexifie la lecture administrative, avec des cantons à cheval sur plusieurs communes et parfois sur plusieurs intercommunalités », résume Nassimah Dindar, Présidente du Conseil Général.

Elle regrette également que l’avis des conseillers généraux, pourtant les plus à mêmes de se prononcer sur un découpage qui les concerne au premier chef, n’ait jamais été pris en compte :

- ni en amont du projet de redécoupage, en tout cas pas de manière officielle et pas pour l’ensemble des composantes du Conseil général : cela avait été d’ailleurs déploré en séance plénière lors de l’examen de ce projet

- ni en aval du projet, puisque le décret n’a repris aucune des remarques exprimées par les conseilles généraux, qui pourtant, avaient non seulement voté un avis défavorable à ce projet mais en outre avaient fait des propositions d’amélioration constructives.

« Dans l’introduction à ses 30 engagements pour l’Outre-mer, le candidat François Hollande avait écrit, parlant de nos territoires : « je veux respecter leurs choix ». Et dans son 21ème engagement, le même candidat affirmait : « je resterai attentif aux éventuelles demandes d’évolution émanant des élus ». On voit ce qu’il est advenu de ces engagements », déplore Nassimah Dindar.

« Il est regrettable que des choix si importants pour la démocratie aient pu être réalisés sans concertation de ceux là-même à qui la population a donné mandat pour les représenter », conclut Nassimah Dindar, qui rappelle que cet avis est partagé par de nombreux conseils généraux de métropole, y compris parmi ceux gérés par une majorité socialiste, et que nombre d’entre eux ont déjà émis des recours devant le Conseil d’Etat.


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