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Nouvelle conséquence du choix du PSF aux régionales de 2010

Les Réunionnais moins bien lotis qu’en France, en Martinique ou en Guadeloupe

Manuel Marchal / 12 septembre 2012

Tout ça pour ça… à la lecture des nouveaux prix des carburants hier que de déception. La nouvelle augmentation conclut ce qui était annoncé comme le grand débat, mais qui s’est conclu par une conséquence de la décision prise en mars 2010 par la liste PSF : faire perdre l’Alliance pour offrir la Région Réunion à l’UMP.

Lors des émeutes de février dernier, le prix des carburants est revenu au centre des débats. Pour tenter de calmer les revendications, Didier Robert avait mis les finances de la Région à contribution de mars à juin : 16 millions d’euros versés aux pétroliers pour geler les prix.
Trois semaines après la défaite de l’UMP aux législatives, la Région a décidé de stopper la subvention. Désormais, seules des entreprises de transport bénéficient d’une aide de la collectivité de Didier Robert pour payer leurs achats de carburant.
En juillet, le gazole augmente. Puis en août, tous les carburants repartent à la hausse. C’est durant ce mois d’août que le gouvernement arrive à déboucher sur un accord avec les compagnies pétrolières pour baisser les prix. À La Réunion, tout était prévu pour augmenter le super de 12 centimes, et le gazole de 6 centimes.
Mais le 28 août, le ministre des Outre-mer décide de geler les prix, le temps qu’aboutissent des discussions sous l’égide du préfet visant à mettre en œuvre un plan s’inspirant de ce qui s’est fait en France, « en tenant compte des particularités fiscales et réglementaires ». Autrement dit, le grand débat est lancé.
Deux semaines plus tard, le prix du super augmente de 6 centimes et le gazole de 3. Le prix du super, carburant très utilisé par les ménages modestes selon l’État, n’a jamais été aussi cher à La Réunion. Deux semaines de déclarations plus fracassantes les unes que les autres pour arriver à ce résultat. La déception de la population est bien compréhensive.
Or, tout cela ne serait pas arrivé si le Parti socialiste français n’avait pas choisi de faire cadeau de la Région Réunion à l’UMP. C’était en mars 2010, et au second tour des régionales, la liste du parti aujourd’hui au pouvoir à Paris décide de refuser l’union avec l’Alliance. Et lors de l’élection de Didier Robert à la présidence de la collectivité, Michel Vergoz a été jusqu’à féliciter publiquement le candidat UMP, ce qu’il n’avait jamais fait quand Paul Vergès dirigeait la Région. Toute la direction de la fédération du PSF s’est empressée de couvrir la position de sa tête de liste. Aussi quand aujourd’hui des parlementaires PSF s’indignent de l’attitude de la Région, ils ne doivent pas oublier qu’ils siégeaient à la Région et qu’ils ne se sont jamais désolidarisés des déclarations de Michel Vergoz.
Les Réunionnais doivent savoir que dans les régions d’Outre-mer où l’UMP siège dans l’opposition, les collectivités ont participé aux côtés de l’État. Si cela ne s’est pas fait à La Réunion, c’est de la responsabilité du PSF.

M.M.

12.000 litres importés par une coopérative


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