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Nouvelle étape dans la campagne d’information

Pour une alternative à la route en mer

Manuel Marchal / 26 septembre 2012

Pour la première fois, le gouvernement a été questionné sur ce qu’il pense du projet de route en mer voulu par Didier Robert et Sarkozy. La réponse donnée est un appel à intensifier la campagne d’explication.

La campagne visant à informer le gouvernement se poursuit. Hier, la sénatrice Archimbaud a interpellé le gouvernement sur le coût financier et environnemental du projet de route en mer voulu par Didier Robert et Sarkozy.
La réponse de la représentante du gouvernement donne une idée du niveau officiel d’information du gouvernement. La ministre a répété les arguments invoqués lors de la signature de l’accord Robert-Fillon. Elle s’est bornée à citer les données publiées dans le document qui a stoppé les travaux du tram-train, tout en indiquant que la procédure administrative sera suivie de près.
Le gouvernement laisse entendre officiellement qu’il attend que les choses se précisent, car cette procédure est encore très longue.
Néanmoins, cette question a permis à nouveau de faire ressortir la collusion de Michel Vergoz avec l’UMP représentée par Jacqueline Farreyrol, présentée clairement hier dans le reportage du journal télévisé de Réunion Première. Cette attitude tranche avec celle récemment adoptée à La Réunion par le même Michel Vergoz vis-à-vis de la direction UMP de la Région lors du dossier emplois-verts notamment. Est-ce lié uniquement au changement d’hémisphère ?

M.M.

Question et réponse

Voici un extrait du compte-rendu analytique de la séance d’hier au Sénat.

Mme Aline Archimbaud - Au début des années 90, les transports collectifs représentaient 30% des déplacements à La Réunion ; 6% aujourd’hui. Or un Réunionnais sur trois n’a pas de voiture -un sur deux vit sous le seuil de pauvreté.

Pourtant, en 2010, un projet monumental a été décidé par la nouvelle majorité du Conseil régional : l’axe Saint-Denis-Le Port serait relié par une route à deux fois trois voies, partiellement en digue et en viaduc. Ce projet est estimé à 1,6 milliard, mais risque fort de coûter bien plus cher aux contribuables et de perturber la biodiversité.

Est-il possible que l’État favorise un tel projet qui va rendre La Réunion encore plus dépendante des importations de fioul ? Ne faut-il pas sortir du tout voiture ? Une liaison ferroviaire coûterait bien moins cher et serait beaucoup moins polluante.

Mme Hélène Conway-Mouret, ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères, chargée des Français de l’étranger - Le Gouvernement a conscience des problèmes que vous évoquez et souhaite favoriser le développement des transports collectifs, notamment à La Réunion. Une enveloppe de 250 millions a été prévue pour améliorer l’offre de transport en commun sur l’île. La congestion de celle-ci ne peut perdurer et le projet que vous évoquez entend répondre aux problèmes de circulation actuels ; il accueillera en particulier des bus en site propre. Sa réalisation est nécessaire compte tenu des risques courus par les usagers de la route actuelle, située sur les falaises. La procédure administrative suit son cours et le projet continuera d’être suivi de près.

Mme Aline Archimbaud - Je me permets d’insister, compte tenu du coût de cette nouvelle route.


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