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Nouvelles étapes

Témoignages.re / 12 octobre 2012

L’assemblée du 30 a révélé un réel intérêt des militants et de l’opinion envers le processus de reconstruction. Il en a, aussi, souligné les faiblesses. La chose n’est pas surprenante : il s’agissait d’une assemblée étape, chargée de constater ce qui marche et ce qui ne marche pas. Une large assistance était réunie ; il faut s’en féliciter, mais cela ne doit pas nous empêcher de remarquer la présence de nombreux sièges vides dans les travées, ainsi que de journaux tirés spécialement qui n’ont, de ce fait, pas été distribués.

Ce qui marche et ce qui ne marche pas

L’affluence était bien au rendez-vous ; mais elle n’était pas aussi forte que ce qui avait été envisagé et souhaité. Cela traduit indéniablement une insuffisance d’implication des dirigeants, acteurs de la reconstruction, au cœur des quartiers du pays. Dans le cadre de la préparation du 8e Congrès, annoncé ce jour-là, ces insuffisances peuvent, doivent être corrigées. D’autres encore doivent nous interpeller : je pense, particulièrement, à l’inexistence actuelle d’analyses et de débats relatifs aux questions internationales, alors même que le monde connaît des transformations fondamentales. Oui, c’est le moment ou jamais, à l’heure de la Reconstruction, de regarder ce qui se passe dans le monde. Car derrière la façade triomphaliste de l’impérialisme, se trouve une construction vermoulue, percée de part en part par la folie du profit.

Aller au monde

Les temps sont décisifs : face au capitalisme qui écrase de plus en plus durement les intérêts de la planète, les forces progressistes ont recommencé à avancer. En Amérique centrale, dans la Caraïbe, et récemment encore, en Amérique Latine. On voit aujourd’hui une Kristina Kirschner tenir tête au FMI en Argentine ; l’Equateur affronte les grandes puissances en accueillant Julian Assange dans les locaux de son ambassade. Cette semaine, Hugo Chavez a été réélu, malgré les pressions immenses exercées par les grands pouvoirs économiques et étatiques de l’Occident, déterminés à briser la révolution bolivarienne et à rétablir leurs privilèges. Dans ces conditions, une parole réunionnaise au monde, qui ne peut venir que du PCR, doit être élaborée.

Regarder au plus près de nous, nous améliorer, et aller au monde : ce sont là pour moi les tâches essentielles de la Reconstruction.

 Claude Hoarau 


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