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« On veut m’abattre pour atteindre le parti. Et quand le parti sera atteint, le peuple n’aura plus son outil de combat. Sans le combat du PCR depuis 50 ans, La Réunion aurait été encore arriérée »

Claude Hoarau répond à nos questions :

Témoignages.re / 8 novembre 2011

Claude Hoarau, comment expliquez-vous cette recrudescence d’affaires qu’on met sur votre dos ?

- Attention ! Il y a affaires et affaires. Il y a des décisions qui relèvent du mandat que la population m’a confié. Si on n’est pas d’accord, il y a débat, et c’est le peuple qui tranche en définitive, lors des élections. C’est le cas par exemple de l’aide sociale que j’ai attribuée aux plus démunis. C’est la démocratie. Mais, en effet, depuis quelque temps, des magistrats, qui sont des fonctionnaires nommés par leur ministre de tutelle, contestent l’opportunité de nos choix. Là, il y a entorse à la démocratie. Le peuple a voté pour nous pour l’aider. Nous l’aiderons ! Dans la Constitution française, il est prévu la séparation du politique et du judiciaire. A La Réunion, il y a des magistrats qui enlèvent le mandat d’un maire. C’est un pouvoir exorbitant ! En plus, dans mon cas, les demandes des juges reposent sur du vide.

C’est du vide, certes, mais s’ils veulent votre peau, ils trouveront toujours les moyens de se justifier ?

- C’est vrai. L’histoire du parti est truffée de ces exemples où des magistrats se sont assis sur le respect de la loi. Paul Vergès a été condamné à 3 mois de prison fermes pour avoir reproduit un article des journaux parisiens “Le Monde” et “L’Humanité” dans notre journal “Témoignages” dont il fut le directeur à l’époque. L’article racontait comment, à Paris, la police a noyé des Algériens dans la Seine, en 1960. Ici, on était en pleine période de fraude électorale, et les juges ne condamnaient aucun fraudeur. En France, l’article n’est pas un délit, ici, oui. On voit bien que dans certains cas, l’acharnement judiciaire contre un dirigeant du PCR fait partie des habitudes qui ont du mal à disparaître. Des juges changent, mais l’esprit anti-communiste et anti-réunionnais reste.

Mais justement, revenons aux affaires, précisément.

- Je ne suis impliqué dans aucune affaire qui relève d’un délit de droit commun. D’ailleurs, chacun connaît ma vie politique et ma probité devant le bien public. Oui, je revendique l’étiquette « d’élu intègre » ! Ce qui rend furieux tous ceux qui pensent que les élus sont tous pourris. Eh bien, je dis NON ! En cherchant à me nuire, pour m’abattre politiquement, certains magistrats obéissent à des commanditaires qui agissent pour protéger les vrais ennemis du peuple, ceux qui font souffrir le peuple en permanence. Ces magistrats et leurs commanditaires vont se heurter à la solidarité envers nous qui va bien au-delà du périmètre d’influence de notre parti.

N’est-ce pas trop tard ? L’opinion n’est-elle pas déjà conditionnée.

- Non ! La preuve, c’est toutes les marques de sympathie qui me sont revenues dernièrement. Je profite d’ailleurs pour remercier tous ceux qui pensent que certains juges ont mordu la ligne continue qui sépare la justice et le politique ; ces magistrats confondent l’opportunité des dépenses, qui relèvent du choix démocratique, et la corruption avérée, qui relève de l’entorse aux droits. Dans mon cas, il n’y a aucun fait délictueux. J’entends bien que justice me soit rendue.

Résumé des évènements

Septembre 2009
Elections municipales à Saint-Louis. Et en pleine campagne électorale, l’ancien préfet augmente d’office les taxes locales. On veut faire porter cette responsabilité sur Claude Hoarau, candidat communiste.
Mais
qu’y a-t-il 6 mois plus tard ?
Mars 2010
Elections régionales
Septembre 2010
Claude Hoarau est « accusé » d’avoir organisé un séjour en Afrique du Sud et il existe à son encontre une demande de révocation en qualité de maire. Incroyable, mais vrai !
Mais
qu’y a-t-il 6 mois plus tard ?
Mars 2011
Elections cantonales
Septembre 2011
Claude Hoarau est condamné à deux ans d’inéligibilité. Il fait appel. On l’accuse même de venir en aide aux plus démunis par le biais de l’action sociale. Et le comble, c’est qu’il découvre dans la presse qu’il est aussi accusé d’un délit de « favoritisme ». Il n’était même pas au courant !
Mais,
qu’y a-t-il 6 mois plus tard ?
Avril 2012
Elections présidentielles suivies des Législatives

Que des « coups montés » contre le dirigeant communiste !


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