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Pallier les retards à Saint-Paul

Élections cantonales

Céline Tabou / 18 mars 2011

Lors d’une conférence de presse à Saint Paul, Gérald Incana, Pascaline Chéreau-Némazine, Christian Félicité et Jean-Claude Mélin, accompagnés de leurs suppléants, ont présenté leurs doléances. Ces derniers, soutenus par Huguette Bello, en ont profité pour demander un plus grand engagement du Conseil général dans la commune, et notamment les cantons 1, 3, 4 et 5, renouvelables pour ces élections.

Présidée par Huguette Bello, députée-maire de Saint Paul, la conférence de presse a été l’occasion pour les candidats de dénoncer les attaques perpétuelles de leurs adversaires, et les difficultés rencontrées par les habitants de leur commune. « Avec un budget de 1 milliard 400 millions d’euros, Saint-Paul a besoin de 140 millions d’euros pour être pleinement développé », a indiqué Huguette Bello.

Éducation, logement, réseaux routiers

Selon les candidats, ces trois secteurs n’ont pas été pris en compte par le Département à Saint-Paul, « nous avons des problèmes avec les routes départementales, les habitations insalubres et le manque de collège ». Christian Félicité a fustigé les classes surchargées et annoncé « une hausse du nombre d’élèves dans le canton 4 d’environ une soixantaine d’élèves pour cette année. Nous devons construire de nouveaux collèges ». Avec la hausse démographique et le nombre élevé d’élèves entrant au collège et au lycée, « il devient urgent de construire des structures éducatives adaptées au nombre d’habitants », ont expliqué les candidats.
Concernant, le logement insalubre, Jean-Claude Mélin a expliqué que le canton 5 était « un contraste entre quartier chic et habitations insalubres. Avec 50.000 habitants, plus de 370 foyers vivent dans des conditions inquiétantes ». Le candidat PCR à Saint-Gilles a dénoncé la lenteur des dossiers concernant les habitations insalubres au Conseil général.
« Nous avons tous les mêmes problèmes », a déclaré Gérald Incana. « Le logement, l’éducation et le social sont nos priorités, nous souhaitons que Saint-Paul rattrape son retard mais surtout que les habitants puissent vivre dans des maisons saines ». Dans la continuité, Pascaline Chéreau-Némazine a précisé qu’il faudrait créer « un dispositif particulier pour le Maïdo, notamment après les récents incendies ». Pour cela, la candidate PCR insiste sur la nécessité de reconstruire les casernes, et de les moderniser.

Cette dernière a mis en avant les propositions faites par les candidats sur l’ouverture d’antennes du Conseil général dans les différents cantons afin d’informer la population sur les avancées réalisées, et les compétences du Département.

« Une campagne violente »

Les candidats ont tenu à dénoncer les insultes et les calomnies lancées à leurs encontre. « Les mots sont durs et difficiles à avaler. Le niveau de la campagne est vraiment bas », s’est indigné Gérald Incana. L’absence de propositions et les coups portés n’ont pas fait avancer le débat sur les solutions à apporter aux problèmes des Saint-Paulois.
Le Conseil général est « un organisme de prévention, nos adversaires se trompent d’élection, car les attaques contre la majorité municipale n’ont pas lieu d’être, notamment parce que nous avons un bilan de 15 mois », a précisé la députée-maire. Les candidats ont tenu à rappeler que ces élections cantonales étaient l’occasion de « voter contre Nicolas Sarkozy et contre l’UMP local, La Réunion en confiance ».

Céline Tabou


Kanalreunion.com