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Parce qu’il rapporte à Sarkozy ses propos, un jeune jeté en cellule de garde à vue

L’impunité pour le candidat de l’UMP

Témoignages.re / 6 avril 2012

Quand Nicolas Sarkozy dit à une personne qui refuse de lui serrer la main "casse-toi pov’con", pas de problème. Quand un jeune rappelle à Sarkozy les propos que le candidat UMP a tenus, il est molesté par les policiers puis jeté en garde à vue…

Le 23 février 2008, Sarkozy visite le Salon de l’agriculture et il se précipite sur la foule pour serrer des mains. Mais un citoyen décide de manifester son désaccord avec la politique de Sarkozy en refusant de lui serrer la main. Alors Sarkozy décide de l’insulter en lui disant : "casse-toi pov’con". Puis le chef de l’UMP est reparti comme si de rien n’était, protégé par les policiers.
Quatre ans plus tard, un citoyen décide de renvoyer son insulte à Sarkozy. Mercredi, à son arrivée à La Réunion, Sarkozy est accueilli par une poignée de partisans et des centaines de policiers venus tenir le peuple à l’écart. Les sacs sont fouillés, les banderoles confisquées, pas question que quelque chose vienne ternir le débarquement de Sarkozy qui emmène dans ses bagages plusieurs ministres et 250 gendarmes supplémentaires. Pour les besoins de la campagne du candidat soutenu par Didier Robert, l’aéroport intercontinental de La Réunion devient une zone en état de siège.
Pour parfaire sa com’, Sarkozy se décide à aller serrer des mains devant l’aérogare. Malgré tout le déploiement de forces, quelques manifestants réussissent à s’approcher. C’est là que l’insulte est renvoyée à Sarkozy.
Robin Ranger raconte : « j’étais venu pour protester contre la visite de Sarkozy à La Réunion. Je me suis retrouvé à proximité du candidat-président et je lui ai serré la main en lui ressortant le "casse-toi pov’con" ». C’est alors que des policiers se sont précipités sur lui.
À la vue des caméras des journalistes, le service d’ordre de Sarkozy a rapidement relâché Robin Ranger, qui eut à subir les voies de fait de militants UMP agissant dans l’impunité. Mais dès que la presse eut quitté Gillot, les policiers ont poursuivi le jeune, l’ont rattrapé puis l’ont jeté dans une cellule de garde à vue de la police de l’air et des frontières. Il était 9 heures du matin.
Au bout de plusieurs heures, il est ressorti avec la promesse d’une convocation devant un tribunal au mois de septembre pour "atteinte à la dignité et au respect de la personne de Nicolas Sarkozy en qualité de président de la République et de dépositaire de l’autorité publique". Il risque 800 euros d’amende, dont 400, avec sursis.



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  • Y’en a plus pour longtemps de supporter ces abus de pouvoir. Serrons les dents. "Garde à vue" bien qui "Garde à vue" le dernier.

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  • bravo, il a eu le courage lui, d’affronter le grand bouffon de la république, pour le"casse-toi pov’con", il mérite une médaille, et, en tant que chef d’entreprise je le félicite. Et, pour son courage, je lui propose un permis moto gratuit... dodoléla...

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  • Merci pour l’article et tous les messages de soutien (y compris les commentaires ici :-) ) que j’ai reu.
    Fin de l’histoire, les camarades (merci eux !) et moi allons payer 400 pour ce bouffon qui nous a servi de prédisent pendant 5 ans. L’impunité de Sarko quant à elle semble préservée même après la fin de son mandat... Justice à deux vitesse vous dis-je !
    Citoyens, réveillez-vous !! Hollande vient juste de nous mettre profond le pacte budgtaire europen (TSCG). L’histoire se répète, remember 2005 and Sarko, VGE, etc !...
    Dodolla : merci bcp ! Un petit permis moto ? Pourquoi pas, je payerai la prestation. =)

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