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Paul Vergès : « N’écoutez pas les mensonges des politiciens et organisez-vous pour vous battre »

Bilan de l’année 2012 et perspectives de 2013

Témoignages.re / 24 décembre 2012

Le fondateur du Parti Communiste Réunionnais était l’invité de la dernière émission "Devant La Réunion" de cette année sur Réunion 1ère Radio, le lundi 17 décembre dernier. Il a été interrogé par Sophie Person, journaliste de Réunion 1ère, et Yves Mont-Rouge, rédacteur en chef du "Journal de l’Ile de La Réunion", sur divers sujets d’actualité. Nous publions ci-après de larges extraits de cet entretien, avec des inter-titres de "Témoignages".

Dans un premier temps, Paul Vergès a été invité à commenter le déroulement de la dernière Assemblée plénière du Conseil régional, tenue le vendredi 14 décembre, et en particulier le vote sur le budget 2013 de la Région. « Un budget qui ne correspond pas à la gravité de la situation, aux exigences d’une Région qui a comme compétences le développement économique et l’aménagement du territoire et j’annonce à tout le monde que l’on verra au cours de l’année 2013 l’échec de ce budget parce qu’il ne tient pas compte de la situation réelle.

On passe son temps dans ce pays à discuter de telle ou telle personne, alors que la gravité de la crise dépasse toutes ces données personnelles. Le mandat du président de la République est de cinq ans, comme celui du président de la Région et d’autres. Or ce que l’on sous-estime à Paris comme ici, c’est qu’en cinq ans, la population de La Réunion va augmenter de 50.000 habitants, avec environ 10.000 bacheliers de plus par an, soit 50.000 bacheliers de plus en cinq ans. Quel sera alors le taux du chômage avec le non-développement actuel ? Quant au problème du logement, avec 50.000 habitants de plus, il deviendra impossible à résoudre ».

L’année de vérité

D’où ce rappel de Paul Vergès : « Lorsque j’étais à la direction de la Région, nous avions un budget avec 65% d’investissements pour tenir compte de cette réalité et 35% de fonctionnement. Aujourd’hui, c’est exactement l’inverse. Les dépenses de fonctionnement augmentent de 13% par an et à Paris on nous annonce que l’on ne pourra pas tolérer plus de 1,8% dans l’avenir.

C’est une difficulté à laquelle vont être confrontées toutes les collectivités locales. Et l’année de vérité sera l’année 2013, parce qu’on ne pourra plus tromper les gens. En effet, la crise va s’aggraver. Lorsque M. Moscovici, membre du gouvernement dit que l’année 2013 va voir s’aggraver le chômage, quelles seront les conséquences pour La Réunion ?

Des décisions courageuses

Prenons un exemple : tout le monde dit que c’est un scandale la prison de Saint-Pierre qui ne peut être déplacée ; mais le gouvernement dit qu’il n’a pas d’argent, il n’y aura pas de nouvelle prison. C’est la situation devant laquelle vont se retrouver tous les Réunionnais. Quand vous avez 10.000 lettres qui partent pour les petites entreprises sur les arriérés de cotisations et que les intéressés disent : nous ne pourrons pas faire face…

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Je donne tous ces éléments pour faire comprendre que les politiques doivent tenir compte de la gravité de la crise, s’imprégner de cela et prendre des décisions courageuses. Or on ne fait que discuter sur les demandes des uns et des autres d’avoir tant d’emplois aidés, tant d’emplois verts etc… ».

Et après avoir été interrogé par les journalistes sur plusieurs autres sujets (voir en pages suivantes), Paul Vergès a conclu cette émission par cet appel au peuple réunionnais : « J’adresse tous mes vœux aux Réunionnais en leur disant que 2013 sera pire que 2012. N’écoutez pas les mensonges des politiciens et organisez-vous pour vous battre ».

Politique des déplacements, casse du tram-train, projet de route littorale…

« C’est prendre pour un siècle un risque considérable »

« Si j’avais été à la direction de la Région après les élections de 2010, j’aurais pris au mot Madame Martine Aubry, qui à son passage au Conseil régional, nous a déclaré que l’État devra verser aux Réunionnais comme en France l’allocation ferroviaire pour pouvoir réaliser le réseau ferré tout autour de l’île. Or, on importe plus de 20.000 voitures par an et à la fin du mandat de la Région nous serons à plus de 500.000 véhicules sur nos routes. Mais où sont les grands chantiers de transports ?

Concernant la route du littoral, je rappelle qu’à la suite de l’effondrement qui avait eu lieu, M. Perben, ministre des Transports, était venu (en 2006 - NDLR) et la compétence des routes nationales relevait de l’État à l’époque. C’est donc l’État qui a proposé une solution. Et cette solution était prête lorsqu’il y a eu le changement de direction à la Région.

À tel point que M. Bussereau, qui était ministre, m’avait dit auparavant devant le préfet et le secrétaire général de la Préfecture : "M. le Président, maintenant que tout est prêt, quand aura lieu le transfert des compétences à la Région pour les routes nationales le 1er janvier, est-ce que vous le ferez ?". Je lui ai répondu oui, mais en lui disant : "donnez-moi la garantie que vous m’assurez que le niveau de l’océan Indien ne sera pas modifié durant le siècle". J’attends toujours ».

Le principe de précaution

Réponse d’un journaliste : « Le président Didier Robert a dit qu’il s’appuie sur un rapport de l’ONERC… (Observatoire national des effets du réchauffement climatique) que vous présidez »...

Réponse de Paul Vergès : « C’est un mensonge parce que tout le monde se base sur le rapport de 2007 du GIEC (Groupement international sur les effets climatiques) qui donnait 50 centimètres de hausse maximum du niveau de la mer. Depuis, tous les climatologues, tous, sans exception, disent que ces chiffres vont être dépassés largement et qu’il faut aller vers le double au minimum. Et le récent rapport de la Banque Mondiale nous dit qu’on va aller encore beaucoup plus loin. Donc, ne pas avoir pris en 2010 le projet de l’État, en le transformant en six voies sur un viaduc au-dessus de l’océan Indien, c’est prendre pour un siècle un risque considérable.

Mais l’on nous dit qu’il faut le faire car il n’y a pas suffisamment de places pour les voitures, et donc passer de quatre voies à six voies, en n’organisant pas non plus le débouché sur Saint-Denis. Mais où est la simple logique du principe de précaution ?

Quand l’État avait fait son projet, je lui avait simplement demandé qu’il tienne compte de la montée de l’océan Indien. Je l’avais dit devant des témoins ; j’attends toujours la réponse de M. Bussereau ».
Paul Vergès : « N’écoutez pas les mensonges des politiciens
et organisez-vous pour vous battre »


Après les commentaires sur la dernière Assemblée plénière du Conseil régional, Paul Vergès a donné un point de vue sur plusieurs éléments de l’actualité politique à La Réunion.
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« La gravité extrême de la décision de la Fédération socialiste »

« Il faut également rappeler que la Fédération socialiste à La Réunion a refusé notre proposition d’union aux élections régionales de 2010 et je me suis laissé dire par un responsable socialiste : "nous avions rendez-vous avec Élie Hoarau et d’autres responsables du PCR à 2 heures de l’après-midi pour signer le texte ; Didier Robert a téléphoné le matin au Parti socialiste" : "dites moi ce que vous allez faire parce que en fonction de cela je maintiendrai ou pas ma liste, en gardant ou pas M. Virapoullé sur cette liste" ; et le matin les responsables du PS lui disent : "il n’y aura pas d’union". Et quand on téléphone dans l’après-midi, on nous dit que "ce n’est pas la peine de se déranger". Mais ils ne se rendent pas compte de la gravité extrême de leur décision.

Je tire les leçons de cette histoire et je me dis que le Parti socialiste n’a pas facilité le travail de M. Lurel et du gouvernement actuel. Quel est l’adversaire principal de ce gouvernement ? C’est M. Didier Robert, c’est dans sa logique.

L’abstention des élus socialistes à la Région sur le budget 2013 se situe dans la logique de cet événement de 2010 ».
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« Un phénomène unique dans l’histoire »

L’analyse de Paul Vergès sur la gravité de la crise : « Dans la situation actuelle, que ce soit le Parti communiste réunionnais, l’UMP, le Parti socialiste, les centristes de différentes catégories etc, tous les partis sont confrontés à cette crise, que personne ne maîtrise et qui est totalement nouvelle parce que c’est la combinaison de phénomènes uniques dans notre histoire.

Quand on nous dit qu’il y avait 7 milliards d’habitants sur la Terre en 2011 et qu’en 2050, dans 40 ans, on sera à 9 milliards 500 millions, soit 2,5 milliards de plus, je cherche dans les statistiques de l’ONU et je vois que la planète avait 2,5 milliards d’habitants en 1950.

Jamais, dans l’histoire de l’humanité, pendant des centaines de milliers d’années et des dizaines de milliers de générations, il n’y a eu une telle accélération. C’est un phénomène unique dans l’histoire de l’humanité avec des conséquences considérables.

À La Réunion, on passe de 250.000 habitants à 850.000 et on voit bien que les gouvernements successifs et les politiques locaux sont incapables de régler ces problèmes qui se posent ».
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Un message au gouvernement

« François Hollande s’est engagé à faire réaliser le projet de tram-train et nous sommes impatients qu’il honore cet engagement. Aujourd’hui, je mets en cause les engagements qui ne sont pas tenus et je dis aux électeurs : tirez-en la leçon très bientôt aux élections.

Je reste axé sur les intérêts de La Réunion et je vois que pour des raisons politiciennes, de combines des uns et des autres, nous sommes dans une situation de gravité économique et sociale jamais vue à La Réunion.

J’ai dit à Hollande que je caractérise cette société comme une société d’apartheid social, où le critère n’est pas la couleur de la peau, comme à l’époque en Afrique du Sud, mais le rang social, et vous favorisez une couche de la population au détriment de l’autre ; vous avez dans un département français la moitié de la population qui est au-dessous du seuil de pauvreté ; c’est votre responsabilité. Et j’ai rappelé publiquement à Hollande, quand il était candidat, ainsi qu’à Lurel, maintenant qu’il est ministre : pensez à ce qui s’est passé en Guadeloupe, à l’affolement du gouvernement, comment on a viré Jégo ; eh bien, si vous ne faites rien, c’est vous qui aurez à gérer cela au cours des cinq ans à venir.

Prenons le dernier problème sur le carburant ; il y a eu des désordres spontanément à Saint-Benoît, au Chaudron, au Port, à Saint-André, à Saint-Louis, à Saint-Pierre… Il y a eu des émeutes et cela est typique d’une situation qui n’est pas contrôlée, où il n’y a pas d’organisation des victimes ; et c’est cela qui va arriver.

Nous n’avons jamais dit aux divers gouvernements que la situation va devenir incontrôlable. Mais nous le disons aujourd’hui. Les années 2013 – 2014 c’est le tournant, vous ne contrôlerez plus rien.

Prenons le fait que l’on s’adresse aujourd’hui ici à 10.000 petites entreprises en leur disant : vous avez des arriérés que vous devez payer ; et qu’elles vous disent : on n’en a pas les moyens ; et la Caisse Générale de Sécurité sociale voit la situation telle qu’elle leur déclare que c’est une mesure de procédure obligatoire mais ne craignez pas que vous allez être saisies tout de suite.

Le gouvernement a prolongé le maintien du RSTA et de la prime COSPAR : c’est un signe qu’il a commencé à prendre conscience des problèmes graves ; en même temps, s’il n’y avait pas eu une mobilisation sur ces deux revendications, le gouvernement avait annoncé lui-même que ces deux acquis seraient supprimés ; et c’est en fonction de son annonce qu’il y a eu la mobilisation et il a reculé ».
Oui à la relance du P.C.R.

Question de journaliste : « Le PCR a entamé sa reconstruction depuis les dernières élections ; où est-ce qu’on en est là au mois de décembre et qui voyez-vous à la tête du Parti dans les mois à venir ? »

Réponse de Paul Vergès : « Ce n’est pas moi qui désigne les dirigeants du Parti et je ne suis pas directement aux affaires. Je dis mes analyses et je dis à mes amis : tenez compte d’une situation totalement nouvelle, qui exige la définition d’une évolution probable, avec une stratégie à mettre en place. C’est votre responsabilité, celle de votre génération aujourd’hui. Nous avons eu la nôtre et vous avez la vôtre aujourd’hui. Faites face.

Dans les années 50, il y eu une crise à La Réunion, avec une détérioration de la situation qui était pire qu’aujourd’hui. Aux élections cantonales de 1953, le docteur Raymond Vergès avait été battu, par la fraude électorale il est vrai, à Saint-Denis, comme conseiller général. La fédération réunionnaise du Parti communiste français avait été fondée en 1947. Les envoyés du PCF sont arrivés et ont déclaré que ce n’est plus maîtrisable.

C’est là qu’on m’a proposé de revenir à La Réunion. Je suis venu. C’était en 1954. Il y a eu l’affaire du Quartier-Français en 1954 – 55. Et en 1956, avec Raymond Mondon, nous avons eu 52% des voix dans toute La Réunion ; sur toutes les communes, une seule n’avait pas voté pour nous en majorité.

C’est donc une certitude que le PCR peut se relancer. Dans notre histoire, on a eu des crises. Le problème c’est de faire une analyse correcte, qui tient compte des variables à La Réunion, qui sont sans comparaison avec les Antilles. Si l’on a cette analyse juste, il en découle une ligne politique juste.

La politique outre-mer pour l’instant c’est les Antilles.

Mais La Réunion représentera dans dix ans autant que la Martinique et la Guadeloupe, où il n’y a pas l’apartheid social comme chez nous. C’est révoltant de se dire que 66 ans après le vote de la loi du 19 mars 1946, nous ayons la moitié de la population sous le seuil de pauvreté et que les autres puissent avoir un niveau de vie métropolitain ».
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Le poste de sénateur

Question de journaliste : « Pourquoi vous ne passez pas le relais de sénateur à Gélita Hoarau ? »

Réponse de Paul Vergès : « En raison des problèmes personnels que j’ai eus ces derniers mois, des collègues de mon groupe au Sénat sont intervenus en mon nom. J’ai donc pris la parole, alors que d’autres parlementaires se taisaient par exemple sur les problèmes cruciaux comme le RSTA, la prime COSPAR etc. Je prends acte de cela.

La deuxième chose, c’est que j’avais dit et je maintiens cette position : nous avons des rendez-vous décisifs, qui sont la réforme institutionnelle, le problème du cumul des mandats etc, et qui doivent être réglés en début de mandature. Je répète donc : quand ces problèmes seront réglés, je n’aurai plus aucune raison d’être au Sénat ».
« Quelle est votre position sur le mariage pour tous ? »

Réponse de Paul Vergès : « Ma position elle est simple. C’est un problème tout à fait ordinaire de réparation d’une inégalité. Il existe dans les institutions de la République française le système du mariage, avec ses conséquences sur le statut civil, le problème des biens etc… La nature fait que parmi les hommes et les femmes un certain nombre sont homosexuels et ces personnes disent : nous voulons nous aussi nous unir et avoir les mêmes garanties civiles que les autres. Mais quoi de plus naturel ?

Et on nous dit : cette minorité, qui est privée de ses droits découlant du mariage, va pouvoir se marier. En quoi cela menace l’institution du mariage civil ? Pas du tout !

En même temps, on est en train de monter une diversion. Quand on dit à tout le monde : allez manifester au nom du mariage sacré, on leur dit : vous êtes aveugles, vous voyez la situation du mariage à La Réunion, le problème des relations dans les familles, tout le problème social qui est posé. Vous nous demandez d’aller manifester contre la réparation d’une inégalité, alors qu’il faut le faire, et vous montez tout cela en épingle et vous ne posez pas les problèmes de société à La Réunion.

C’est pour cela que je ne rentre pas dans cette diversion. On répare tardivement une inégalité qui aurait dû être réparée avant. En fait, nous avons toujours nos problèmes de société et l’on fait toujours cette diversion.

On a fait abolir la peine de mort alors que les sondages montraient que l’opinion était majoritairement contre cette abolition ; aujourd’hui, personne n’oserait dire qu’il faut rétablir la peine de mort.

Aujourd’hui, toutes les femmes votent. Mais De Gaulle et son gouvernement n’ont établi le droit de vote des femmes qu’en 1945. Il ne faut jamais oublier que Mme Curie, qui était ministre dans le gouvernement du Front Populaire en 1936, qui était femme, ministre, prix Nobel, n’avait pas le droit de vote.

Alors, quand on répare ces erreurs de société, vous avez toujours une opposition ; mais est-ce qu’on doit tenir compte, pour des raisons électorales et politiciennes, de ces oppositions ou alors on fait avancer la société ?

C’est pourquoi, tranquillement, sereinement, j’exprime ma position, qui est à la limite banale ; on en reparlera dans un certain nombre d’années, en se disant : vous vous rendez compte de tout ce cinéma que l’on a fait dans le pays… C’était une diversion ».
An plis ke sa

• Un financement impossible

« Sur le financement de la route littorale, ce sera impossible, malgré le nouveau protocole d’accord de Matignon. Dans celui que j’avais signé avec De Villepin, j’avais tiré les enseignements de la route des Tamarins : dans ce protocole, il était convenu avec les différents partenaires que s’il y avait un dépassement des crédits, ils contribueraient à la dépense supplémentaire en proportion. Dans le protocole signé par Didier Robert, ce problème a sauté. Or nous savons qu’il y aura ça. Et le gouvernement, il est pris. C’est ce que je fais remarquer au ministre Lurel et aux autres ».

• C’est à pleurer

« Nous sommes dans une situation où la classe politique, enfermée dans sa politique face au gouvernement, pense qu’on est toujours dans la période des Trente glorieuses et qu’il y aura toujours de l’argent, ce qui n’est pas vrai. Les politiques locaux sont dépassés par l’évolution de la situation en France et ici ils font de la communication au jour le jour.

Quand nous avions les responsabilités à la Région, nous n’avions pas la même position. Ce fut le cas par exemple pour la continuité territoriale, qui est de la compétence de l’État, à qui nous avons dit qu’il doit augmenter sa contribution. À présent, la Région se précipite ; et l’on a maintenant 25 millions de dépenses pour la continuité territoriale, avec des responsables politiques fixés sur 2014, qui font du clientélisme pour avoir des voix aux municipales. C’est à pleurer ».

• La responsabilité du gouvernement

Question de journaliste : « Pour la bouteille de gaz à 15 euros, Didier Robert attendait une contribution du Département ; vous êtes contre l’aide des collectivités aux prix des carburants ? ».

Réponse de Paul Vergès : « C’est la responsabilité du gouvernement. Qu’il prenne ses responsabilités, ou alors nous le dénoncerons, qu’il soit de droite, de gauche ou du centre ».

• Quelles alliances ?

« Quand Didier Robert abandonne nos grands chantiers comme la voie ferrée, le retard de la route littorale…, quelle est sa part de responsabilité devant les 160.000 chômeurs ? Toutes les mairies, depuis Saint-Benoît jusqu’à Saint-Joseph et de toutes les couleurs politiques, avaient approuvé le projet de tram-train.

Or, Didier Robert n’est là que par la responsabilité des socialistes et ceux-ci partagent la même responsabilité que lui dans l’aggravation de la situation. Certains font des alliances en cherchant des intérêts politiciens personnels. C’est le passage d’hommes ou de femmes politiques d’un endroit à l’autre.

Quand nous avions des coalitions au Conseil régional, c’était sur la base d’un programme et nos alliés signaient ce programme. Aujourd’hui on fait des alliances sans signer rien du tout ; c’est la différence.

Lorsque le PS a décidé de faire la scission, c’était pour nous faire battre et régler un problème au niveau politicien. C’est ainsi qu’il a sacrifié le projet de la voie ferrée et le projet de l’État pour la route littorale, qui serait en pleine construction aujourd’hui ».



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  • Oui l’anne 2013, sera l’anne de lutte et de reconqute pour reprendre le pouvoir et le redonner au peuple. Assez de soi disant reprsentants du peuple qui ne reprsentent que leur propres intrts et ceux de leur parties politiques....

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  • Bien que j’étais sceptique des promesses du candidat Hollande,il fallait donner congé au gouvernement de droite.On voit bien,même dans l’opposition ,ils sont très puissant(médias,télés,les institutions etc.. Ils font feu de tout bois.Alors,réveillons-nous,débout et marchons pour que ce gouvernement ne se trompe pas de route et ne prend pas le sens interdit.
    Oui,nous serons dans la rue et quoi qu’il en soit nous ferons entendre la voix du peuple ici dans l’hexagone,j’espère qu’ La Réunion il en sera de même.Je profite également pour dire que nous mènerons la lutte pour l’obtention d’un billet d’avion 600 pour tous, nous aussi,nous avons le droit de revoir notre famille et goter le bonheur de notre Ile chri.

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