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Paul Vergès préside la première alternance du Sénat

Jean-Pierre Bel succède à Gérard Larcher

Témoignages.re / 3 octobre 2011

La séance de samedi a été marquée par la première alternance à la Haute assemblée. Pour la première fois, la majorité a perdu, ce qui ne peut que l’affaiblir à 7 mois de la présidentielle. Cet événement s’est déroulé sous la présidence de Paul Vergès.

C’est en 1958 que le Sénat est redevenu la Haute assemblée avec la fondation de la Vème République. Depuis cette date, il avait toujours connu la même majorité. Le 25 septembre, les élections sénatoriales ont été favorables à l’opposition. Cette dernière a pu prendre une courte avance, mais samedi aucune voix ne devait manquer.
C’est à Paul Vergès qu’est revenue la responsabilité de présider cette séance historique. Après son discours d’ouverture, l’élu réunionnais a présidé aux opérations de vote. Trois candidats étaient en lice : Jean-Pierre Bel des forces du changement, Gérard Larcher, président sortant, et Valérie Létard, candidate centriste.
Dès le premier tour de scrutin, Jean-Pierre Bel a réussi à rassembler au-delà des groupes qui soutenaient publiquement sa candidature. Après la proclamation des résultats par Paul Vergès, Jean-Pierre Bel a pris officiellement la présidence du Sénat.
À sept mois de la présidentielle, Nicolas Sarkozy est le premier président de la République à perdre une majorité sénatoriale. C’est un coup porté à l’UMP qui ne peut qu’affaiblir le parti de la casse sociale.


Jean-Pierre Bel à Paul Vergès

« Je veux sincèrement vous féliciter de la profondeur de votre discours »

Dans son allocution, le nouveau président du Sénat a répondu à Paul Vergès en ces termes :

« À cet instant, je veux me tourner vers notre doyen pour lui dire — pour vous dire, mon cher Paul Vergès — tout le bonheur, tout le plaisir, toute la symbolique aussi à vous avoir vu présider la séance d’installation. Je veux sincèrement vous féliciter de la profondeur de votre discours à l’instant.
Les Outre-mers sont une des grandes richesses de notre République. Le souvenir de Gaston Monnerville, ici même, est là pour l’illustrer. Les Outre-mers seront un enjeu fort pour le Sénat, et leur prise en compte sera une exigence absolue ».


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