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Pour mieux servir le rassemblement à droite, Vanessa Miranville quitte les Verts

La confirmation des dernières cantonales

Manuel Marchal / 9 novembre 2011

Le déroulement des dernières cantonales avait surpris plus d’un observateur. Au lieu d’appliquer le désistement républicain, la candidate des Verts largement distancée au premier tour avait vigoureusement combattu Roland Robert, conseiller général communiste sortant. Sept mois plus tard, c’est la clarification, Vanessa Miranville ne pouvait pas rester chez les Verts car elle veut servir le rassemblement à droite.

Manifestement hier, le "Journal de l’ile de La Réunion" avait l’air d’être subjugué par la révélation de l’existence de Didier Robert au féminin. Ce sont en effet les termes habituellement utilisés pour décrire l’apparence de celui qui n’avait pas encore montré son visage de démolisseur des grands projets qui étaient employés pour brosser le portrait de Vanessa Miranville. Didier Robert à ses débuts, c’était quelqu’un présenté comme « jeune », loin des « combines », avec des valeurs telles que la « franchise », l’« honnêteté »… Chacun sait ce qu’il est advenu de ce portrait construit à grands coûts de com’ et d’espaces publicitaires. Pas plus tard que lors du dernier Conseil municipal du Tampon, celui qui est devenu sans doute le plus grand cumulard de La Réunion, a fait l’étalage de tout son art de la combine politicienne pas vraiment franche ni honnête pour faire avancer des intérêts personnels. Avec Didier Robert, c’est effectivement l’assurance de voir revenir en force les vieilles méthodes des années 60.

Opposante aux progressistes

Vanessa Miranville est partie pour prendre le même chemin, sauf que le vernis a craqué beaucoup plus vite que pour Didier Robert. En mars dernier, elle s’était présentée en tant que Verte, soi-disant progressiste, aux élections cantonales de La Possession. Au premier tour le 20 mars, elle est largement battue. Roland Robert obtient 57% des suffrages, soit bien plus que la majorité. Il manquait une voix par bureau de vote pour franchir la barre des 25%. Vanessa Miranville arrive avec 26%, à trente points derrière ! Malgré tous les reportages dont elle a bénéficié, la candidate des Verts n’arrive donc pas à décoller.
Dans une élection à deux tours, il existe la tradition du désistement républicain. Les candidats progressistes arrivés derrière le mieux placé d’entre eux se désistent et le soutiennent. Mais Vanessa Miranville choisit de basculer dans le camp de l’opposition aux progressistes en se maintenant au second tour, et en combattant violemment Roland Robert. Elle utilise pour cela les arguments classiques de l’UMP contre le travail effectué par la population et ses élus à La Possession. Des opposants aux progressistes ont convergé de toute l’île pour prêter main-forte à celle qui se prétendait sans rire, membre des Verts. Malgré tout ce déchainement, Vanessa Miranville n’arrive pas à ses fins. Elle plafonne au score habituel de l’opposition à La Possession.

Un soutien évident à Sarkozy

Sept mois plus tard, l’opposante de la municipalité progressiste de La Possession est rattrapée par la réalité. À l’approche de la présidentielle et des législatives, elle ne peut plus tromper l’opinion sur sa véritable nature. Elle est donc obligée de tomber le masque et ne fait donc que confirmer ses actes des cantonales.
À six mois de la présidentielle, Vanessa Miranville décide de démissionner des Verts, et elle va donc servir le rassemblement à droite pour soutenir la politique de casse sociale de Nicolas Sarkozy et du gouvernement.

M.M. 


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